Juncker outrepasse ses compétences
Posté : 13 mai 2015 08:12
La Commission européenne entend présenter mercredi son projet de répartition des réfugiés entre les 28 Etats membres, en fonction d'un système de quotas. Plusieurs pays le rejettent d'emblée.
La répartition de réfugiés sur l'ensemble de l'Europe ne serait pas la réponse appropriée à la tragédie des naufrages en Méditerranée et cette décision n'appartient pas à Bruxelles, critique le quotidien conservateur The Times : "L'idée est mauvaise à plusieurs égards. Tout d'abord, le rôle de l'UE ne devrait pas consister à évacuer les personnes des zones en guerre pour les répartir sur l'ensemble de l'Europe. Elle devrait plutôt s'employer à venir en aide aux migrants dans leur pays d'origine ou du moins dans leur région d'origine, par exemple en contribuant à la construction de camps de réfugiés provisoires ou en relogeant les réfugiés à proximité de chez eux. Un autre aspect est toutefois bien plus important : si chaque Etat est libre d'accueillir autant de réfugiés qu'il le désire, Juncker outrepasse clairement ses compétences quand il s'arroge le droit de prendre cette décision à la place des intéressés."
Un accord sur des quotas s'annonce difficile, écrit le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Chaque gouvernement effectuera des calculs exacts pour savoir si ce système augmenterait ou diminuerait le nombre d'immigrés dans son cas individuel. Étant donné qu'actuellement, beaucoup d'États membres accueillent un nombre relativement faible de réfugiés, les chances de réussite d'un accord sont ténues. L'Allemagne, qui fait face au plus grand nombre de demandes en valeur absolue, ne devrait pas espérer trop de ces négociations. En fonction des coefficients affectés aux différents critères, tels que la population ou le potentiel économique, des quotas pourraient entraîner un nombre supérieur encore de demandeurs d'asile en Allemagne."
La répartition de réfugiés sur l'ensemble de l'Europe ne serait pas la réponse appropriée à la tragédie des naufrages en Méditerranée et cette décision n'appartient pas à Bruxelles, critique le quotidien conservateur The Times : "L'idée est mauvaise à plusieurs égards. Tout d'abord, le rôle de l'UE ne devrait pas consister à évacuer les personnes des zones en guerre pour les répartir sur l'ensemble de l'Europe. Elle devrait plutôt s'employer à venir en aide aux migrants dans leur pays d'origine ou du moins dans leur région d'origine, par exemple en contribuant à la construction de camps de réfugiés provisoires ou en relogeant les réfugiés à proximité de chez eux. Un autre aspect est toutefois bien plus important : si chaque Etat est libre d'accueillir autant de réfugiés qu'il le désire, Juncker outrepasse clairement ses compétences quand il s'arroge le droit de prendre cette décision à la place des intéressés."
Un accord sur des quotas s'annonce difficile, écrit le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Chaque gouvernement effectuera des calculs exacts pour savoir si ce système augmenterait ou diminuerait le nombre d'immigrés dans son cas individuel. Étant donné qu'actuellement, beaucoup d'États membres accueillent un nombre relativement faible de réfugiés, les chances de réussite d'un accord sont ténues. L'Allemagne, qui fait face au plus grand nombre de demandes en valeur absolue, ne devrait pas espérer trop de ces négociations. En fonction des coefficients affectés aux différents critères, tels que la population ou le potentiel économique, des quotas pourraient entraîner un nombre supérieur encore de demandeurs d'asile en Allemagne."
