Les élèves de Polytechnique devront rembourser..
Posté : 24 mai 2015 10:21
Fini de pantoufler: selon un décret publié ce samedi au Journal officiel, les élèves de Polytechnique qui ne travailleront pas au moins dix ans pour l'Etat à l'issue de leur cursus devront rembourser une partie de leurs frais de scolarité, appelée la «pantoufle», estimée à environ 45.000 euros.
Officiers sous contrat, les élèves de la prestigieuse école militaire d'ingénieurs perçoivent dès leur intégration une solde de 473 euros par mois, en contrepartie de laquelle ils devaient s'engager, à l'origine, à travailler pendant dix ans dans un corps de l'Etat. Mais depuis une réforme datant de 2000, les anciens élèves qui avaient travaillé pour l'Etat à l'issue de leur scolarité mais pendant moins de dix ans étaient tenus de rembourser ces frais de scolarité, alors que ceux qui choisissaient d'aller travailler dans le privé dès leur sortie d'école, soit la majorité des élèves, n'étaient plus obligés de le faire.
Seulement 10% de remboursements
Ainsi, un polytechnicien «menant carrière dans des institutions bancaires américaines est exonéré de remboursement», avait souligné dans un rapport en 2014 le député UMP François Cornut-Gentille, dénonçant une «dérive»: «23% des diplômés de 2012 ont leur premier emploi à l'étranger» et seuls «13% ont rejoint un corps de l'Etat». Chaque année «une trentaine d'élèves remboursent la pantoufle», soit seulement 10% des promotions, avait expliqué l'année dernière l'Ecole polytechnique à l'AFP.
En 2012, la Cour des comptes avait préconisé «le nécessaire rétablissement de la pantoufle», qui représente «un manque à gagner d'au moins 300.000 euros». Malgré un avis défavorable du Conseil d'Etat rendu en février dernier sur cette réforme, le décret s'appliquera aux élèves et anciens élèves à compter de la promotion 2015
Enfin ...même si la somme globale n'est pas importante .
Respect de la loi c'est tout. Les enseignants doivent 10 ans (enfin c'était comme ça avant..) les médecins militaires aussi .je crois plus d'ailleurs.