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le Captagon drogue des combattants de l'EI

Posté : 02 juillet 2015 13:03
par tisiphoné
DROGUE - L'autopsie de l'auteur des attentats de Sousse a révélé des traces de drogue dans son corps. Suffisant pour que les enquêteurs le soupçonnent d'avoir agi sous l'emprise du Captagon, la drogue que fournit l'organisation Etat islamique à ses combattants.

Déterminé, détaché, un sourire figé sur les lèvres, il prenait des photos de ses victimes en rigolant. Les témoignages des victimes de l'attentat de Sousse, en Tunisie, qui a fait 38 morts vendredi, concordent tous : au milieu de cette scène d'horreur, l'auteur de cette attaque meurtrière semblait comme halluciné, dans un état second. Une hypothèse que l'autopsie semble confirmer puisque des traces de drogue ont été retrouvées dans le corps de l'assaillant.

Le Captagon donne un sentiment de toute-puissance.
Revendication de l'attentat par l'organisation Etat islamique (EI) oblige, les soupçons se tournent vers une substance particulière : le Captagon. Surnommé "la drogue de Daech" (l'autre nom de l'EI, Ndlr), ce dérivé des amphétamines a deux effets principaux sur le corps humain. Le Captagon altère la perception de la fatigue, qu'il amoindrit, et du plaisir, qu'il décuple. Sous l'emprise de ces pilules, les combattants de l'EI ne ressentent ni fatigue, ni douleur, mais plutôt un sentiment de toute-puissance qui désinhibe complètement. Plus de peur ni de sentiment d'écœurement devant l'horreur des combats.

Un moteur pour les combattants mais aussi un business pour l'EI.
Cette drogue n'a rien de nouveau puisque la molécule à son origine existe depuis les années 60. Mais sa production en a été relancée par Daech pour deux raisons : pour doper ses combattants bien sûr, mais aussi parce que c'est une source de revenus énormes pour l'organisation terroriste. Un sac de 200.000 pilules coûte quelques milliers de dollars à la production mais se revend plus d'un million.

Une drogue également utilisée à des fins récréatives.
S'il est utilisé à des fins guerrières, le Captagon peut aussi faire office de drogue récréative. En effet, il permet d'augmenter ses performances sexuelles, ce qui rend cette drogue très attrayante pour la jeunesse du Golfe notamment. Conséquence, 55 millions de pilules sont saisies chaque année en Arabie Saoudite.

Re: le Captagon drogue des combattants de l'EI

Posté : 02 juillet 2015 13:07
par DKS
:shock: Déjà à l'époque de la guerre du vietnam , c'est l'héroine qui était utilisée chez les soldats américains...

Re: le Captagon drogue des combattants de l'EI

Posté : 02 juillet 2015 14:49
par scorpion3917
J'en avais déjà parlé dans d'autres posts. Un début d'explication peut être dans toute cette horreur sans pour autant songer à des circonstances atténuantes vu l'ampleur des crimes commis et à commettre encore.

Le Captagon : " la drogue du djihadiste "

Posté : 05 mars 2017 13:50
par DKS
:angesdemons36 L'article de FranceInfo :

On l'appelle la "drogue des djihadistes".

Le captagon, très courant en Syrie, serait prisé par les combattants de tout bord pour ses vertus euphorisantes. Mais c'est également une source de financement essentielle pour les insurgés en Syrie.
"La drogue a deux objectifs : un, soutenir le moral des combattants et deux, vendre ses pilules pour gagner de l'argent et financer l'achat de nouvelles armes", résume Zaid Eyadat, spécialiste jordanien du terrorisme. "La drogue te donne un coup de fouet, confirme d'ailleurs un combattant. Tu ne ressens plus le besoin de dormir. Tu te sens plus lucide, plus attentif".

Un comprimé qui n'est pas récent

Si le captagon se retrouve aujourd'hui très prisé des combattants, la pilule n'est pourtant pas récente. À l'époque, les comprimés se retrouvaient même sur les étages des pharmacies françaises avant d'être retirés du marché dans les années 80.

:angesdemons36 Ici on voit les "chimistes" de l'Etat islamique préparer ces cachets par milliers :

Image

:angesdemons36 Et là c'est une enquête du journal Le Monde bcp plus détaillée

C’est une maison isolée, à l’écart d’un village de la Bekaa. Y vit un « seigneur de la drogue ». Cette partie de la vallée, bordant la frontière syrienne, a acquis la réputation peu flatteuse d’abriter de nombreux trafiquants en tout genre. La police libanaise ne s’y aventure guère. Le hameau est devenu un repaire de hors-la-loi. Un jeune Libanais, revolver à la ceinture, à l’arrière de son pantalon, entre dans la maison. Il a accepté de nous montrer des pilules de Captagon, cette drogue psychostimulante à base d’amphétamines et de caféine. Le bâtiment abrite aussi un vaste laboratoire clandestin de production. Rapidement, l’atmosphère devient électrique. Au fond de la pièce où règne une odeur suffocante, des hommes qui s’affairaient deviennent furieux à la vue d’inconnus acheminés vers ce lieu supposé secret. Tous sont lourdement armés. Plusieurs fuient en voiture, dans un crissement de pneus. D’autres menacent…

Le Captagon est entouré de nombreux mythes. L’un d’entre eux veut que sa production, qui nécessite un équipement limité, puisse être quasi artisanale. Cette visite inopinée démontre surtout le lien indéniable qui existe entre cette industrie et les puissants gangs armés libanais.

Une industrie florissante
Devenu célèbre depuis qu’il a été labellisé « drogue des djihadistes », le Captagon tire son nom d’un médicament commercialisé durant plusieurs décennies en Europe et aux Etats-Unis, pour le traitement de la narcolepsie. Ses composants n’ont qu’un rapport lointain avec l’ancien médicament. La petite pilule, de couleur blanche ou jaune, fait beaucoup parler d’elle au Liban. A l’inverse des plants de haschisch, eux aussi cultivés dans la plaine de la Bekaa et qui prospèrent depuis 2013, année où les forces de l’ordre ont cessé de les détruire, le Captagon demeure presque invisible. Soucieux de leur sécurité, les interlocuteurs qui acceptent de témoigner le font sous couvert de l’anonymat.

Pourtant, depuis le début du conflit syrien, en 2011, la production des petites pilules a explosé au Liban voisin. Selon la version officielle, la plupart des quantités saisies proviennent de Syrie, ce que contredit un responsable de la sécurité libanais. Selon lui, le pays du Cèdre est à la pointe de la production. « Les Syriens qui fabriquaient cette drogue dans leur pays avant la guerre se sont “délocalisés”, explique-t-il. Ils ont été imités par des trafiquants locaux.
:angesdemons36 Pendant la guerre du Vietnam , on donnait de l'héroïne presque pure aux GI pour obtenir les mêmes effets que ce cachet . Le problème , c'est qu'à l'époque il n'y avait pas de produit de substitution à l'héroïne ( comme la Méthadone ou le Subutex ) pour arrêter cette drogue et se soigner , donc quand les soldats américains sont rentrés chez eux , ils étaient tous accro et bcp ont très mal tournés .

Re: Le Captagon : " la drogue du djihadiste "

Posté : 05 mars 2017 14:16
par Allora
saloperies d'Humains

une pensée bien triste pour tous les animaux qui ont testé ces saletés avant de les donner aux humains ..

j'ai vu des vidéos de chiens qui testaient le gaz et autres produits ds les labos de ces ordures