Ciotti et les examens osseux pour migrants mineurs.
Posté : 07 juillet 2015 05:26
Certains y verront un durcissement de ton de la droite pour contrer l'expansion du Front national, d'autres la constance d'Éric Ciotti, en pointe dans la lutte contre l'immigration clandestine.
En visite, ce lundi, au poste frontalier de Menton (Alpes-Maritimes), le député les Républicains (LR) du même département a fait l'éloge des tests osseux utilisés pour déterminer la majorité des clandestins qui affirment être mineurs. Déjà légaux, ils ne seraient pas appliqués autant que le souhaiteraient les forces de l'ordre, assure Éric Ciotti. «Il est très difficile, dans certains cas, d'évaluer l'âge des personnes et de jeunes adultes peuvent aisément se faire passer pour des mineurs et ainsi usurper le système», explique à Nice Matin celui qui est aussi président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, confronté à l'arrivée massive de migrants. Il «s'agit là d'une procédure tout à fait légale inscrite dans le droit de la République», plaide l'élu. Interrogé par Le Scan, Éric Ciotti assure qu'il «ne s'agit pas de sa proposition mais d'une demande des forces de l'ordre» qu'il partage. «La police aux frontières sollicite ces moyens», confie-t-il à l'AFP. Ajoutant que «l'État italien refuse désormais de réadmettre les mineurs isolés étrangers au motif que cette réadmission n'est pas prévue dans le cadre des accords de Schengen» et «la police aux frontières demande au département de recueillir ces mineurs». Au total, 170 migrants mineurs isolés ont ainsi été recueillis par des infrastructures du Foyer départemental de l'enfance chargé de l'accueil d'urgence, soit autant que pour l'ensemble de l'année 2014.
Selon France Bleu Azur, la préfecture va prochainement organiser de tels examens. Déjà pratiqués dans les zones de rétention, ces tests, qui prennent la forme d'une radiographie du poignet, font polémique. Ils doivent être pratiqués pour certifier que les migrants ont plus de 21 ans, la marge d'erreur étant d'environ de deux ans.
En juin 2014, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) recommandait «fermement l'interdiction des tests osseux et plus généralement l'interdiction de tout examen physique tel que l'examen des parties génitales, du système pileux ou de la dentition». Une position ensuite relayée dans Le Monde en février 2015 par une tribune cosignée par Michèle Barzach, la présidente d'Unicef en France, Thierry Brigaud, le président de Médecins du Monde et son homologue de Médecins sans frontières, Mégo Terzian.
Source:Le Figaro.
En visite, ce lundi, au poste frontalier de Menton (Alpes-Maritimes), le député les Républicains (LR) du même département a fait l'éloge des tests osseux utilisés pour déterminer la majorité des clandestins qui affirment être mineurs. Déjà légaux, ils ne seraient pas appliqués autant que le souhaiteraient les forces de l'ordre, assure Éric Ciotti. «Il est très difficile, dans certains cas, d'évaluer l'âge des personnes et de jeunes adultes peuvent aisément se faire passer pour des mineurs et ainsi usurper le système», explique à Nice Matin celui qui est aussi président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, confronté à l'arrivée massive de migrants. Il «s'agit là d'une procédure tout à fait légale inscrite dans le droit de la République», plaide l'élu. Interrogé par Le Scan, Éric Ciotti assure qu'il «ne s'agit pas de sa proposition mais d'une demande des forces de l'ordre» qu'il partage. «La police aux frontières sollicite ces moyens», confie-t-il à l'AFP. Ajoutant que «l'État italien refuse désormais de réadmettre les mineurs isolés étrangers au motif que cette réadmission n'est pas prévue dans le cadre des accords de Schengen» et «la police aux frontières demande au département de recueillir ces mineurs». Au total, 170 migrants mineurs isolés ont ainsi été recueillis par des infrastructures du Foyer départemental de l'enfance chargé de l'accueil d'urgence, soit autant que pour l'ensemble de l'année 2014.
Selon France Bleu Azur, la préfecture va prochainement organiser de tels examens. Déjà pratiqués dans les zones de rétention, ces tests, qui prennent la forme d'une radiographie du poignet, font polémique. Ils doivent être pratiqués pour certifier que les migrants ont plus de 21 ans, la marge d'erreur étant d'environ de deux ans.
En juin 2014, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) recommandait «fermement l'interdiction des tests osseux et plus généralement l'interdiction de tout examen physique tel que l'examen des parties génitales, du système pileux ou de la dentition». Une position ensuite relayée dans Le Monde en février 2015 par une tribune cosignée par Michèle Barzach, la présidente d'Unicef en France, Thierry Brigaud, le président de Médecins du Monde et son homologue de Médecins sans frontières, Mégo Terzian.
Source:Le Figaro.