La veuve noire : Manuela Gonzalez libérée !
Posté : 22 septembre 2015 09:38
Elle avait été condamnée, en 2014, à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son mari. Celle que l'on surnomme "la veuve noire de l'Isère" a été libérée, ce lundi, par la cour d'appel de Grenoble, en raison d'un vice de procédure. "Le délai entre la première instance et l'appel était trop long" a précisé le parquet général.
L'an dernier, Manuela Gonzalez avait été reconnue coupable du meurtre de son dernier mari, Daniel Cano. Il était décédé dans des conditions qui rappelaient étrangement l'intoxication de quatre autres de ses anciens compagnons. Deux ont été hospitalisés dans un état grave, les deux autres sont morts.
Retour sur cette sombre affaire…
Vers 8h du matin, la veille de la Toussaint 2008, le corps calciné de Daniel Cano, un chaudronnier de 58 ans, est retrouvé sur la banquette arrière de son véhicule incendié, non loin de la maison familiale de Villard-Bonnot (Isère) dans la vallée du Grésivaudan.
L'enquête conclut à un incendie volontaire, les analyses toxicologiques révélant la présence de trois somnifères différents dans le sang de la victime. Au fil des perquisitions, les gendarmes mettent à jour des tensions au sein du couple formé par Daniel Cano et Manuela Gonzalez, adeptes des jeux d'argent.
En fouillant le passé de l'épouse, les enquêteurs s'étaient en outre aperçus que quatre de ses précédents compagnons avaient eux aussi été victimes d'intoxications suspectes. Deux d'entre eux avaient été hospitalisés dans un état grave, deux autres étaient morts.
Fille d'un père mineur de fond, mariée à 17 ans, Manuela Gonzalez était décrite dans un rapport psychologique comme une femme à la vie sentimentale "peu stable", ayant eu recours à la prostitution.
En 1984, elle avait drogué un de ses amants bijoutier avant de lui dérober un chèque, ce qui lui avait valu une condamnation pour vol avec violence. Le bijoutier, tombé dans un coma profond, avait alors évoqué une "mésaventure qui aurait pu lui coûter (la) vie".
Pendant le procès, l'année dernière, l'avocat de la défense, Me Ronald Gallo, s'était élevé contre cette utilisation du passé de sa cliente. "On est en train de refaire le procès qui n'a pas été fait. Aujourd'hui, on juge Mme Cano (Gonzalez, ndlr) pour des faits précis, pas pour des faits prescrits!", s'est-il exclamé.
Cinquième d'une famille de huit enfants d'origine espagnole, la "veuve noire de l'Isère" avait été condamnée à 30 ans de réclusion criminelle.
L'an dernier, Manuela Gonzalez avait été reconnue coupable du meurtre de son dernier mari, Daniel Cano. Il était décédé dans des conditions qui rappelaient étrangement l'intoxication de quatre autres de ses anciens compagnons. Deux ont été hospitalisés dans un état grave, les deux autres sont morts.
Retour sur cette sombre affaire…
Vers 8h du matin, la veille de la Toussaint 2008, le corps calciné de Daniel Cano, un chaudronnier de 58 ans, est retrouvé sur la banquette arrière de son véhicule incendié, non loin de la maison familiale de Villard-Bonnot (Isère) dans la vallée du Grésivaudan.
L'enquête conclut à un incendie volontaire, les analyses toxicologiques révélant la présence de trois somnifères différents dans le sang de la victime. Au fil des perquisitions, les gendarmes mettent à jour des tensions au sein du couple formé par Daniel Cano et Manuela Gonzalez, adeptes des jeux d'argent.
En fouillant le passé de l'épouse, les enquêteurs s'étaient en outre aperçus que quatre de ses précédents compagnons avaient eux aussi été victimes d'intoxications suspectes. Deux d'entre eux avaient été hospitalisés dans un état grave, deux autres étaient morts.
Fille d'un père mineur de fond, mariée à 17 ans, Manuela Gonzalez était décrite dans un rapport psychologique comme une femme à la vie sentimentale "peu stable", ayant eu recours à la prostitution.
En 1984, elle avait drogué un de ses amants bijoutier avant de lui dérober un chèque, ce qui lui avait valu une condamnation pour vol avec violence. Le bijoutier, tombé dans un coma profond, avait alors évoqué une "mésaventure qui aurait pu lui coûter (la) vie".
Pendant le procès, l'année dernière, l'avocat de la défense, Me Ronald Gallo, s'était élevé contre cette utilisation du passé de sa cliente. "On est en train de refaire le procès qui n'a pas été fait. Aujourd'hui, on juge Mme Cano (Gonzalez, ndlr) pour des faits précis, pas pour des faits prescrits!", s'est-il exclamé.
Cinquième d'une famille de huit enfants d'origine espagnole, la "veuve noire de l'Isère" avait été condamnée à 30 ans de réclusion criminelle.