Belle histoire d'un morceau de chocolat, c'était en 41...
Posté : 25 septembre 2015 12:59
Déportée pendant la Seconde Guerre mondiale, Francine Christophe a connu la vie des camps de concentration qu'elle raconte au cours de conférences pour les jeunes. Elle évoque ici, dans le cadre du film "Human" de Yann Arthus-Bertrand, une anecdote poignante.
Née le 18 août 1933, année de montée au pouvoir d'Hitler, Francine Christophe fait partie des nombreux juifs déportés durant la Deuxième Guerre mondiale. Elle a alors huit ans.
Elle explique comment, bénéficiant du statut privilégié de prisonnier de guerre, elle a vu sa mère autorisée à emporter une petite chose avec elle avant de rejoindre le camps de Bergen-Belsen.
Le choix de sa mère s'était porté sur deux petits morceaux de chocolat, denrée rare en cette période : "elle m'avait dit de les garder pour le jour où je serai fichue, par terre, pour me remonter un peu", se souvient la dame âgée face à la caméra.
Puis, un jour, une femme déportée alors qu'elle était enceinte accouche dans leur baraquement. La mère de Francine demande à sa fille l'autorisation d'offrir son petit morceau de chocolat à la pauvre femme, terriblement maigre, dont les chances de survie - et celles de son bébé - sont bien minces. L'enfant accepte.
Par bonheur, l'enfant et sa mère survivent. Mais l'enfant ne crie pas...ni à la naissance ni durant les six mois qui suivirent... "jamais il n'a geint", s'étonne encore la vieille dame. Le jour de la Libération, tout le baraquement fut marqué par les tout premiers cris du bébé silencieux : "c'était là sa vraie naissance", témoigne Francine Christophe encore émerveillée.
Après la libération, chacun fait sa vie et Francine Christophe raconte son expérience des camps autour d'elle et aux jeunes. Sa propre fille lui propose de faire une conférence sur le fait que les rescapés de cette terrible guerre n'ont pas été pris en charge par des psychologues lors de leur retour à une vie "normale". Elle souhaite réfléchir à l'impact que la psychologie aurait pourtant pu avoir sur toutes ces victimes.
Lors de l'une de ces conférences, une médecin psychiatre invitée à témoigner explique d'abord vouloir offrir quelque chose à Francine Christophe. En sortant un petit morceau de chocolat de sa poche, elle lui dit, devant l'assemblée : "je suis le bébé".
Une magnifique histoire racontée ici par Francine Christophe elle-même :
Le récit des souvenirs de cette vieille dame très digne m'a profondément bouleversée...
Née le 18 août 1933, année de montée au pouvoir d'Hitler, Francine Christophe fait partie des nombreux juifs déportés durant la Deuxième Guerre mondiale. Elle a alors huit ans.
Elle explique comment, bénéficiant du statut privilégié de prisonnier de guerre, elle a vu sa mère autorisée à emporter une petite chose avec elle avant de rejoindre le camps de Bergen-Belsen.
Le choix de sa mère s'était porté sur deux petits morceaux de chocolat, denrée rare en cette période : "elle m'avait dit de les garder pour le jour où je serai fichue, par terre, pour me remonter un peu", se souvient la dame âgée face à la caméra.
Puis, un jour, une femme déportée alors qu'elle était enceinte accouche dans leur baraquement. La mère de Francine demande à sa fille l'autorisation d'offrir son petit morceau de chocolat à la pauvre femme, terriblement maigre, dont les chances de survie - et celles de son bébé - sont bien minces. L'enfant accepte.
Par bonheur, l'enfant et sa mère survivent. Mais l'enfant ne crie pas...ni à la naissance ni durant les six mois qui suivirent... "jamais il n'a geint", s'étonne encore la vieille dame. Le jour de la Libération, tout le baraquement fut marqué par les tout premiers cris du bébé silencieux : "c'était là sa vraie naissance", témoigne Francine Christophe encore émerveillée.
Après la libération, chacun fait sa vie et Francine Christophe raconte son expérience des camps autour d'elle et aux jeunes. Sa propre fille lui propose de faire une conférence sur le fait que les rescapés de cette terrible guerre n'ont pas été pris en charge par des psychologues lors de leur retour à une vie "normale". Elle souhaite réfléchir à l'impact que la psychologie aurait pourtant pu avoir sur toutes ces victimes.
Lors de l'une de ces conférences, une médecin psychiatre invitée à témoigner explique d'abord vouloir offrir quelque chose à Francine Christophe. En sortant un petit morceau de chocolat de sa poche, elle lui dit, devant l'assemblée : "je suis le bébé".
Une magnifique histoire racontée ici par Francine Christophe elle-même :
Le récit des souvenirs de cette vieille dame très digne m'a profondément bouleversée...