Obama lâche définitivement l'affaire syrienne
Posté : 09 octobre 2015 18:50
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L'inertie des États-Unis a une explication : le Proche-Orient n'est plus tout à fait une priorité stratégique pour Washington.
Le procès est engagé, le réquisitoire peaufiné, le verdict indiscutable : dans l'affaire syrienne, Obama est nul. Il n'est pas un chef de guerre inflexible, mais un politicien mou et hésitant, proclament haut et fort les contempteurs du président américain.
Il n'a pas su, quand il le fallait, prendre la décision cruciale de frapper Assad, fulminent les procureurs. L'occasion s'est pourtant présentée en août 2013, quand preuve a été apportée de l'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad. Au dernier moment, Obama s'est refusé à déchaîner les orages d'acier dans le ciel de Damas. Au grand dam de François Hollande, qui a dû discrètement remiser ses Rafale dans les hangars
Face aux Russes qui s'invitent impunément dans la pétaudière syrienne, les États-Unis semblent paralysés, laissant Vladimir Poutine manœuvrer à sa guise pour tenter de sanctuariser le réduit alaouite, sauver Assad et préserver la seule base politique et militaire dont Moscou dispose en Méditerranée. Au lieu de taper du poing sur la table, le secrétaire d'État John Kerry discute interminablement au téléphone avec Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, se lamentent les bellicistes.
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Aux États-Unis, l'opposition républicaine, en pleine campagne électorale, est vent debout et même dans les rangs démocrates, il y a un sérieux flottement dans l'air automnal.
L'inertie des États-Unis a une explication : le Proche-Orient n'est plus tout à fait une priorité stratégique pour Washington.
Le procès est engagé, le réquisitoire peaufiné, le verdict indiscutable : dans l'affaire syrienne, Obama est nul. Il n'est pas un chef de guerre inflexible, mais un politicien mou et hésitant, proclament haut et fort les contempteurs du président américain.
Il n'a pas su, quand il le fallait, prendre la décision cruciale de frapper Assad, fulminent les procureurs. L'occasion s'est pourtant présentée en août 2013, quand preuve a été apportée de l'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad. Au dernier moment, Obama s'est refusé à déchaîner les orages d'acier dans le ciel de Damas. Au grand dam de François Hollande, qui a dû discrètement remiser ses Rafale dans les hangars
Face aux Russes qui s'invitent impunément dans la pétaudière syrienne, les États-Unis semblent paralysés, laissant Vladimir Poutine manœuvrer à sa guise pour tenter de sanctuariser le réduit alaouite, sauver Assad et préserver la seule base politique et militaire dont Moscou dispose en Méditerranée. Au lieu de taper du poing sur la table, le secrétaire d'État John Kerry discute interminablement au téléphone avec Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, se lamentent les bellicistes.
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Aux États-Unis, l'opposition républicaine, en pleine campagne électorale, est vent debout et même dans les rangs démocrates, il y a un sérieux flottement dans l'air automnal.