"crétin, jaloux, agressif",Sarkozy vu par Berlusconi
Posté : 16 octobre 2015 10:01
plein de classe
Dans la première biographie autorisée consacrée à Silvio Berlusconi, les mots de l'ancien chef du gouvernement italien contre Nicolas Sarkozy dépeignent un portrait amer du président français.
Le portrait est peu flatteur. Dans My Way, la première biographie autorisée de Silvio Berlusconi sortie le 8 octobre en Italie, l'ancien chef de gouvernement parle de Nicolas Sarkozy comme d'un "crétin" qui refuse de lui serrer la main, un homme "suffisant" et "agressif", "jaloux" de la richesse des autres.
"Politicien bouillonnant doté d'un ego surdimensionné", "personnage napoléonien à l'esprit vif et au tempérament emporté", l'ancien président français a souvent manqué d'égards pour l'ex-chef du gouvernement italien, selon ce livre du journaliste américain Alan Friedman. "Il était jaloux, parce que j'étais riche et lui non", assure Silvio Berlusconi en racontant en riant qu'après son mariage avec Carla Bruni, héritière d'une richissime famille italienne, Nicolas Sarkozy lui a dit: "Tu vois Silvio ! Maintenant, je suis riche. Comme toi !"
Le "sourire de connivence" entre Sarkozy et Merkel
Lors d'un sommet à Bruxelles fin octobre 2011, quelques semaines avant que la situation économique désastreuse de l'Italie et l'effritement de sa majorité ne poussent le président du Conseil vers la sortie, le président français a refusé de lui serrer la main. "Je me suis dit: 'Quel crétin !'. Quelle arrogance ! Personne ne s'est jamais comporté comme ça avec moi", enrage encore aujourd'hui l'ex-Cavaliere, qui n'a jamais caché son manque de sympathie pour Nicolas Sarkozy.
Silvio Berlusconi n'a pas digéré l'"obstination têtue" et les "pressions agressives" pour faire intervenir le Fonds monétaire international en Italie, ni surtout le "sourire de connivence qui se transforma en une petite grimace suffisante" que le président français a échangé avec la chancelière allemande Angela Merkel quand un journaliste leur a demandé s'ils avaient confiance dans les promesses italiennes de réformes.
Au passage, l'ex-Cavaliere ne se prive pas d'anecdotes sur la chancelière allemande. Il assure avoir offert de nombreux bijoux de valeur "payés de sa poche" à l'austère Angela Merkel, qui s'est toujours montrée "contente de les recevoir". L'auteur de la biographie, lui, assure n'avoir dépeint Berlusconi "ni comme un saint, ni comme une victime".
