Un gosse de 7 ans poignardé en Lorraine
Posté : 16 octobre 2015 19:26
[imagezoom]https://s1.yimg.com/bt/api/res/1.2/g4SM ... a3ec96.jpg[/imagezoom] Pas loin de chez moi...
Le garçon de 7 ans poignardé jeudi en rentrant de l'école, à Joeuf (Meurthe-et-Moselle), était toujours vendredi dans un état grave, mais stationnaire et son agresseur présumé, un homme souffrant de troubles psychiatriques, restait muet sur les raisons de son acte.
C'est dans une ruelle, à quelques centaines de mètres de sa maison que Lucas a été poignardé à sept reprises au niveau du thorax et de l'abdomen, a précisé vendredi le procureur de Briey, Yves Le Clair, lors d'une conférence de presse.
L'agresseur, né en 1985, a été mis en fuite par un policier qui n'était pas en service. Il s'est ensuite rendu "spontanément" au commissariat de police de Briey, où il a passé la nuit, muré dans le silence, a précisé le procureur..
D'après un expert qui l'a examiné, l'homme souffre de "troubles psychiatriques" qui ont altéré son jugement, sans toutefois l'abolir, a dit le magistrat. Il est de ce fait responsable pénalement et encourt la réclusion à perpétuité.
Il a déjà été condamné en 2013 "pour des faits de violence à l'occasion d'un épisode d'alcoolisation", mais "le dossier à l'époque n'avait pas révélé de dangerosité particulière", a souligné le procureur, précisant que le suspect n'avait "aucun antécédent de prise en charge en milieu hospitalier spécialisé".
La garde à vue de l'agresseur présumé, sans emploi et qui vit au "domicile familial", a été levée à la mi-journée et il a été transféré au parquet de Nancy, où il devait être présenté à un juge d'instruction.
Lors de sa garde à vue, le suspect n'a pas vu d'avocat, du fait de la grève menée vendredi dans 126 des 164 barreaux de France contre le projet de réforme de l'aide juridictionnelle.
Il devrait être poursuivi pour "tentative d'homicide aggravé par la circonstance que les faits ont été commis sur mineur de 15 ans".
- 'Il criait, criait' -
L'état de Lucas, opéré dans la nuit à Nancy, n'avait pas évolué dans l'après-midi, a indiqué vers 16h30 M. Le Clair, qui avait parlé vendredi matin d'un état "grave, mais stationnaire".
Jeudi, vers 16H00, le petit garçon rentrait de l'école lorsque l'agresseur l'a "attrapé", selon un témoin de 90 ans qui a assisté directement à l'agression.
L'homme avait "un grand couteau, un couteau de boucher". "Le petit, il criait, criait tant qu'il pouvait!" a ajouté le vieil homme, qui réside dans la même rue que Lucas, à Joeuf, commune de 6.700 habitants à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Metz.
L'homme "à genoux, donnait des coups de couteau (...) s'acharnait avec le couteau", a encore dit le témoin, ému, qui sortait de chez lui lorsque les faits se sont produits.
Les enfants du quartier viennent souvent jouer dans cette petite ruelle, a-t-il précisé. Lucas y retrouvait régulièrement ses copains de l'immeuble voisin, un petit bâtiment de quatre étages d'un rose passé.
Le maire de la petite commune, André Corzani (Front de gauche), s'est déclaré "plus que bouleversé". Il a, dans la matinée, rendu visite aux parents d'élèves.
"C'est un enfant de sept ans, on touche à ce qui devrait être intouchable", a dit à l'AFP M. Corzani. Un rassemblement est organisé dimanche matin à 11H00, qui sera suivi d'une marche silencieuse jusqu'au lieu de l'agression.
Le garçon de 7 ans poignardé jeudi en rentrant de l'école, à Joeuf (Meurthe-et-Moselle), était toujours vendredi dans un état grave, mais stationnaire et son agresseur présumé, un homme souffrant de troubles psychiatriques, restait muet sur les raisons de son acte.
C'est dans une ruelle, à quelques centaines de mètres de sa maison que Lucas a été poignardé à sept reprises au niveau du thorax et de l'abdomen, a précisé vendredi le procureur de Briey, Yves Le Clair, lors d'une conférence de presse.
L'agresseur, né en 1985, a été mis en fuite par un policier qui n'était pas en service. Il s'est ensuite rendu "spontanément" au commissariat de police de Briey, où il a passé la nuit, muré dans le silence, a précisé le procureur..
D'après un expert qui l'a examiné, l'homme souffre de "troubles psychiatriques" qui ont altéré son jugement, sans toutefois l'abolir, a dit le magistrat. Il est de ce fait responsable pénalement et encourt la réclusion à perpétuité.
Il a déjà été condamné en 2013 "pour des faits de violence à l'occasion d'un épisode d'alcoolisation", mais "le dossier à l'époque n'avait pas révélé de dangerosité particulière", a souligné le procureur, précisant que le suspect n'avait "aucun antécédent de prise en charge en milieu hospitalier spécialisé".
La garde à vue de l'agresseur présumé, sans emploi et qui vit au "domicile familial", a été levée à la mi-journée et il a été transféré au parquet de Nancy, où il devait être présenté à un juge d'instruction.
Lors de sa garde à vue, le suspect n'a pas vu d'avocat, du fait de la grève menée vendredi dans 126 des 164 barreaux de France contre le projet de réforme de l'aide juridictionnelle.
Il devrait être poursuivi pour "tentative d'homicide aggravé par la circonstance que les faits ont été commis sur mineur de 15 ans".
- 'Il criait, criait' -
L'état de Lucas, opéré dans la nuit à Nancy, n'avait pas évolué dans l'après-midi, a indiqué vers 16h30 M. Le Clair, qui avait parlé vendredi matin d'un état "grave, mais stationnaire".
Jeudi, vers 16H00, le petit garçon rentrait de l'école lorsque l'agresseur l'a "attrapé", selon un témoin de 90 ans qui a assisté directement à l'agression.
L'homme avait "un grand couteau, un couteau de boucher". "Le petit, il criait, criait tant qu'il pouvait!" a ajouté le vieil homme, qui réside dans la même rue que Lucas, à Joeuf, commune de 6.700 habitants à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Metz.
L'homme "à genoux, donnait des coups de couteau (...) s'acharnait avec le couteau", a encore dit le témoin, ému, qui sortait de chez lui lorsque les faits se sont produits.
Les enfants du quartier viennent souvent jouer dans cette petite ruelle, a-t-il précisé. Lucas y retrouvait régulièrement ses copains de l'immeuble voisin, un petit bâtiment de quatre étages d'un rose passé.
Le maire de la petite commune, André Corzani (Front de gauche), s'est déclaré "plus que bouleversé". Il a, dans la matinée, rendu visite aux parents d'élèves.
"C'est un enfant de sept ans, on touche à ce qui devrait être intouchable", a dit à l'AFP M. Corzani. Un rassemblement est organisé dimanche matin à 11H00, qui sera suivi d'une marche silencieuse jusqu'au lieu de l'agression.