Faillite de l'Arabie Saoudite ?
Posté : 28 octobre 2015 10:41
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Selon un rapport du FMI, les réserves de la trésorerie de l'Arabie saoudite sont en chute libre et le pays pourrait tenir maximum 5 ans à ce rythme. Une situation qui serait lourde de conséquence pour l'ensemble de la région.
La situation est-elle grave ? Quelles seraient les conséquences d'une telle crise d'un point de vue international ?
Frédéric Encel : La situation n'est pas seulement grave, elle risque bien de devenir désastreuse ! Ce rapport tombe à point nommé pour rappeler non seulement que les réserves de brut saoudiennes ne sont pas inépuisables, mais aussi et surtout que la gestion de ses prodigieuses ressources par Riyad est de plus en plus erratique. Certes, les Saoud et autres princes de sang ne dilapident plus leur manne dans des dépenses aussi somptuaires que dans les fastes années 1970, mais les investissements infrastructurels demeurent souvent illogiques et, en l'espèce, insuffisants. On oublie trop souvent que le pétrole ne s'extrait ni ne s'écoule comme par magie une bonne fois pour toutes dès qu'on a assemblé un derrick et un pipeline... Et cela même si l'Arabian light est de bonne qualité. Il faut constamment investir dans de nouveaux "tuyaux" et cela coûte fort cher.
Or avec un baril à 50 dollars, si l'équilibre budgétaire de l'Arabie saoudite est toujours largement assuré, ses capacités d'investissements et d'achat ne le sont plus ; je pense là aux chasseurs bombardiers et autres bâtiments de guerre français récemment acquis au profit de l'allié égyptien.
Le comble, c'est que le pouvoir saoudien a lui même organisé cette fragilité, en continuant de produire des huiles en grande quantité, afin d'affaiblir la grande rivale et concurrente russe d'une part, de rendre moins rentable les schistes nord-américains d'autre part.
Selon un rapport du FMI, les réserves de la trésorerie de l'Arabie saoudite sont en chute libre et le pays pourrait tenir maximum 5 ans à ce rythme. Une situation qui serait lourde de conséquence pour l'ensemble de la région.
La situation est-elle grave ? Quelles seraient les conséquences d'une telle crise d'un point de vue international ?
Frédéric Encel : La situation n'est pas seulement grave, elle risque bien de devenir désastreuse ! Ce rapport tombe à point nommé pour rappeler non seulement que les réserves de brut saoudiennes ne sont pas inépuisables, mais aussi et surtout que la gestion de ses prodigieuses ressources par Riyad est de plus en plus erratique. Certes, les Saoud et autres princes de sang ne dilapident plus leur manne dans des dépenses aussi somptuaires que dans les fastes années 1970, mais les investissements infrastructurels demeurent souvent illogiques et, en l'espèce, insuffisants. On oublie trop souvent que le pétrole ne s'extrait ni ne s'écoule comme par magie une bonne fois pour toutes dès qu'on a assemblé un derrick et un pipeline... Et cela même si l'Arabian light est de bonne qualité. Il faut constamment investir dans de nouveaux "tuyaux" et cela coûte fort cher.
Or avec un baril à 50 dollars, si l'équilibre budgétaire de l'Arabie saoudite est toujours largement assuré, ses capacités d'investissements et d'achat ne le sont plus ; je pense là aux chasseurs bombardiers et autres bâtiments de guerre français récemment acquis au profit de l'allié égyptien.
Le comble, c'est que le pouvoir saoudien a lui même organisé cette fragilité, en continuant de produire des huiles en grande quantité, afin d'affaiblir la grande rivale et concurrente russe d'une part, de rendre moins rentable les schistes nord-américains d'autre part.