Après le deuil , le temps des responsabilités viendra
Posté : 15 novembre 2015 14:07
Marine Le Pen, qui rencontre François Hollande ce dimanche après-midi, a l'intention d'insister sur la pérennisation des contrôles aux frontières et le renforcement des moyens de lutte contre l'islamisme radical .
Marine Le Pen doit être reçue par François Hollande,ce dimanche à 17h30, à l'Elysée. Elle échangera avec le chef de l'Etat en présence de son vice-président Florian Philippot et de son secrétaire général Nicolas Bay. «Nous souhaitons avoir une parole forte et digne» a confié Philippot au Figaro, avant cette rencontre prévue dans le cadre des entretiens du chef de l'État avec toutes les organisations politiques.
Comme au lendemain des attentats terroristes de janvier, les représentants du Front national ont l'intention de défendre une série de mesures en matière de lutte contre l'islamisme telles que la déchéance de nationalité, l'expulsion des personnes fichées en lien avec les mouvances radicales et le réarmement de l'Etat. Concernant le contrôle des frontières, dont Marine Le Pen avait salué samedi l'adoption, ils ont l'intention de réclamer une pérennisation de ces contrôles qui selon eux n'est pas concevable sans la reconstitution d'un corps de douane. Florian Philippot a également l'intention d'évoquer sa situation avec le Qatar. Le vice-président avait fait l'objet d'une plainte en diffamation suite à des propos en janvier, que l'émirat avait jugés diffamants, notamment lorsqu'il avait accusé le Qatar de financer le terrorisme islamiste.
«Certains constats ont avancé dans notre direction»
Depuis les attentats de vendredi, la direction du Front national a privilégié un message prenant en compte l'émotion, le soutien aux forces de l'ordre et le respect de l'unité nationale. Un cadre du parti estime que cet axe a été respecté et compris au sein du mouvement, même si certaines «déclarations spontanées» avaient été lâchées sur les réseaux sociaux au moment du drame. À l'instar de Gilbert Collard, qui a immédiatement réclamé la démission de François Hollande. Avant le rendez-vous à l'Élysée dimanche, Florian Philippot défendait une ligne républicaine. «L'honneur de la politique est de pouvoir proposer des choses pour la sécurité des Français» a-t-il confié alors qu'un autre cadre du parti assurait, pour sa part, que le «temps de parler des responsabilités» viendrait le moment venu, après celui de l'émotion.
Dans l'entourage de Marine Le Pen, on estime que le climat d'aujourd'hui n'est pas comparable à celui des attentats de janvier. «L'opinion et le traitement médiatique ont évolué. Après la sidération au moment de Charlie, on sent monter une certaine colère. Et l'on voit que certains constats ont avancé dans notre direction» juge-t-on au siège du FN à Nanterre. On note le ton ouvertement guerrier adopté par l'exécutif lors de son intervention télévisée samedi soir. «Comme toujours, commente un responsable frontiste, cela risque d'en rester à des mots sans actes. Nous avons surtout l'impression que, pour l'instant, on dit au pays ce qu'il veut entendre. Mais il y a urgence! Hélas, ni le courage, ni la volonté ne semblent vraiment là et c'est, pourtant, ce qu'attendent les Français. Ils veulent une réorientation politique totale.»
Marine Le Pen doit être reçue par François Hollande,ce dimanche à 17h30, à l'Elysée. Elle échangera avec le chef de l'Etat en présence de son vice-président Florian Philippot et de son secrétaire général Nicolas Bay. «Nous souhaitons avoir une parole forte et digne» a confié Philippot au Figaro, avant cette rencontre prévue dans le cadre des entretiens du chef de l'État avec toutes les organisations politiques.
Comme au lendemain des attentats terroristes de janvier, les représentants du Front national ont l'intention de défendre une série de mesures en matière de lutte contre l'islamisme telles que la déchéance de nationalité, l'expulsion des personnes fichées en lien avec les mouvances radicales et le réarmement de l'Etat. Concernant le contrôle des frontières, dont Marine Le Pen avait salué samedi l'adoption, ils ont l'intention de réclamer une pérennisation de ces contrôles qui selon eux n'est pas concevable sans la reconstitution d'un corps de douane. Florian Philippot a également l'intention d'évoquer sa situation avec le Qatar. Le vice-président avait fait l'objet d'une plainte en diffamation suite à des propos en janvier, que l'émirat avait jugés diffamants, notamment lorsqu'il avait accusé le Qatar de financer le terrorisme islamiste.
«Certains constats ont avancé dans notre direction»
Depuis les attentats de vendredi, la direction du Front national a privilégié un message prenant en compte l'émotion, le soutien aux forces de l'ordre et le respect de l'unité nationale. Un cadre du parti estime que cet axe a été respecté et compris au sein du mouvement, même si certaines «déclarations spontanées» avaient été lâchées sur les réseaux sociaux au moment du drame. À l'instar de Gilbert Collard, qui a immédiatement réclamé la démission de François Hollande. Avant le rendez-vous à l'Élysée dimanche, Florian Philippot défendait une ligne républicaine. «L'honneur de la politique est de pouvoir proposer des choses pour la sécurité des Français» a-t-il confié alors qu'un autre cadre du parti assurait, pour sa part, que le «temps de parler des responsabilités» viendrait le moment venu, après celui de l'émotion.
Dans l'entourage de Marine Le Pen, on estime que le climat d'aujourd'hui n'est pas comparable à celui des attentats de janvier. «L'opinion et le traitement médiatique ont évolué. Après la sidération au moment de Charlie, on sent monter une certaine colère. Et l'on voit que certains constats ont avancé dans notre direction» juge-t-on au siège du FN à Nanterre. On note le ton ouvertement guerrier adopté par l'exécutif lors de son intervention télévisée samedi soir. «Comme toujours, commente un responsable frontiste, cela risque d'en rester à des mots sans actes. Nous avons surtout l'impression que, pour l'instant, on dit au pays ce qu'il veut entendre. Mais il y a urgence! Hélas, ni le courage, ni la volonté ne semblent vraiment là et c'est, pourtant, ce qu'attendent les Français. Ils veulent une réorientation politique totale.»