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Un TGV a déraillé peendant des essais

Posté : 15 novembre 2015 22:13
par Fonck1
Au lendemain du drame, les cheminots sont traumatisés par le tragique accident samedi près de Strasbourg (Bas-Rhin) de la rame d’essai du TGV Est. « C’est un choc extrêmement violent pour la famille SNCF, a confié dimanche son président, Guillaume

L’entreprise est en deuil. » D'autant que, depuis le déraillement mortel à hauteur d’Eckwersheim, le bilan s’est encore alourdi. Le parquet de Strasbourg, qui a ouvert une enquête pour « homicides et blessures involontaires », fait désormais état de 11 morts et 37 blessés, dont 12 en urgence absolue. Parmi eux, 4 verraient toujours leur pronostic vital engagé.

Des familles des victimes ont pu se recueillir sur les lieux du drame dimanche. Mais, au-delà de la « profonde tristesse » partagée par les cheminots, qui observeront ce matin une minute de silence, la SNCF a promis de jouer « la transparence » sur ce déraillement « inexpliqué à l’heure actuelle ». S’agissant d’un accident « inédit » sur une ligne TGV, « nous devons absolument savoir ce qu’il s’est passé », a souligné Pepy, assurant n’avoir « rien à cacher ». Avant les premières conclusions, d’ici quarante-huit heures, de l’audit interne de la SNCF et celles de l’enquête judiciaire, la direction n'a toutefois apporté dimanche que de maigres éclairages sur les circonstances du drame.

«Les boîtes noires sous scellés»

« Nous n’avons eu accès, s’est défendu Pepy, ni aux boîtes noires du train, sous scellés, ni aux témoignages des deux conducteurs. » Entendus par la police, ces derniers, indemnes, ont été brièvement placés en garde à vue avant d’être relâchés. Seules certitudes : samedi, « c’était la première fois que la rame d’essai parcourait cette voie à pleine vitesse » et « l’accident s’est produit au niveau du raccordement de la LGV Est (NDLR : le nouveau tronçon en test) avec la ligne classique », a indiqué Claude Solard, numéro 2 de SNCF Réseau. Dans cette « zone de transition », la rame d’essai devait décélérer de 352 km/h à 176 km/h avant d’aborder un pont enjambant le canal de la Marne-au-Rhin. A-t-elle abordé trop vite la courbe menant au pont ? L’hypothèse évoquée dès samedi par le cabinet du préfet d’Alsace irrite au plus haut point l’état-major de la SNCF. « Personne ne peut à ce stade déterminer l’enchaînement des causes conduisant à l’accident. Tous ceux qui prétendent savoir ont toutes les chances de se tromper », a grincé hier Guillaume Pepy.

Excès de vitesse ?

Selon les premiers éléments de l’enquête, la motrice a « percuté » le pont et « le train a ensuite déraillé avant de basculer sur le talus de la ligne ferroviaire », a précisé hier le procureur-adjoint du parquet de Strasbourg. Une source proche de l’enquête assure encore que le convoi filait à 350 km/h. Et, devant les enquêteurs, un conducteur aurait avoué un excès de vitesse. Un scénario d’autant moins à exclure que, en phase d’essais, « les systèmes automatiques de sécurité ne sont pas tous actifs », a expliqué Guillaume Pepy. « L’état de la voie est aussi une vraie question », ajoute un responsable de la SNCF.

Au lourd bilan humain s’ajoute la question embarrassante de la présence d’enfants parmi les blessés. Quant au projet de TGV Est, censé mettre Strasbourg à 1 h 48 de Paris en avril 2016, il risque d’être retardé. « Il est raisonnable de penser que la mise en service de la ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg sera reportée », estime Jacques Rapoport, président délégué du directoire de la SNCF.

Re: Un TGV a déraillé peendant des essais

Posté : 15 novembre 2015 22:18
par DKS
Tant que le TGV Metz >> Monaco roule bien... ;)