2016 pourrait marquer la fin de Schengen
Posté : 06 janvier 2016 08:26
Invoquer l'échec de l'Europe est aujourd'hui plus que l'expression d'une préoccupation authentique, constate le journaliste Eric Bonse sur son blog Lost in EUrope : "C'est aussi devenu un instrument politique utilisé pour faire pression et imposer ses intérêts nationaux. Actuellement, il est très en vogue d'annoncer la fin prochaine de l'espace Schengen et de la libre circulation en Europe, qui se voient bombardés 'les plus grands acquis' de l'Union européenne. C'est surtout Merkel qui exploite le filon Schengen, pour amener les Grecs et les Européens de l'Est à s'impliquer davantage dans la crise des réfugiés. Dans cette entreprise, elle ne réussit toutefois que modérément. Lors du dernier sommet de l'UE à la mi-décembre, il s'est avéré que ni les 'réticents' en Europe de l'Est, ni la 'coalition des volontaires' derrière Merkel - ces derniers se retrouvant depuis peu dans le cadre de sommets exceptionnels - n'enregistraient d'avancées. Merkel doit désormais veiller à ne pas trop jouer les Cassandre, de crainte de voir ses prophéties se réaliser. … 2016 pourrait bel et bien être l'année de la fermeture des frontières."
http://lostineu.eu/ist-europa-noch-zu-retten/
Vision suédoise cette fois:
La réintroduction des contrôles à la frontière dano-suédoise ne marquera pas forcément la fin de l'espace Schengen, mais pourrait contribuer à accroître la collaboration au niveau de la politique des réfugiés, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter : "Deux scénarios sont envisageables aujourd'hui : le premier implique le démantèlement progressif du système Schengen et l'abolition des règles communes et des frontières en Europe. Dans l'autre scénario, la crise incite les pays de l'UE à adopter une structure commune pour l'accueil des réfugiés. Les évènements de lundi peuvent déclencher l'un de ces scénarios(Depuis lundi, la Suède contrôle les passeports de tous les voyageurs en provenance du Danemark). L'effet domino n'est pas inéluctable, même si le risque est élevé. L'alternative, c'est que l'UE s'efforce d'appliquer réellement le mécanisme de répartition ébauché l'année dernière, et établisse lesdits 'hot spots' aux frontières extérieures de l'Union."
http://lostineu.eu/ist-europa-noch-zu-retten/
Vision suédoise cette fois:
La réintroduction des contrôles à la frontière dano-suédoise ne marquera pas forcément la fin de l'espace Schengen, mais pourrait contribuer à accroître la collaboration au niveau de la politique des réfugiés, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter : "Deux scénarios sont envisageables aujourd'hui : le premier implique le démantèlement progressif du système Schengen et l'abolition des règles communes et des frontières en Europe. Dans l'autre scénario, la crise incite les pays de l'UE à adopter une structure commune pour l'accueil des réfugiés. Les évènements de lundi peuvent déclencher l'un de ces scénarios(Depuis lundi, la Suède contrôle les passeports de tous les voyageurs en provenance du Danemark). L'effet domino n'est pas inéluctable, même si le risque est élevé. L'alternative, c'est que l'UE s'efforce d'appliquer réellement le mécanisme de répartition ébauché l'année dernière, et établisse lesdits 'hot spots' aux frontières extérieures de l'Union."