Michelin veut substituer les produits végétaux aux produits pétroliers pour fabriquer ses pneumatiques. Objectif : sécuriser ses approvisionnements et limiter sa dépendance au pétrole.
Pour Michelin, l’enjeu est stratégique. Il s’agit de sécuriser son approvisionnement en butadiène et de limiter sa dépendance au pétrole.
Le butadiène est un produit tiré du pétrole. Il est spécialement utilisé dans la fabrication des caoutchoucs synthétiques dont 60 % de la production mondiale est destinée au secteur des pneumatiques. Il n’y a pas moins de deux cents produits dans un pneu fabriqué par Michelin. Le caoutchouc naturel y occupe la première place (28 %), mais le caoutchouc synthétique y occupe aussitôt après une place significative (25 %). Or les promoteurs du projet BioButterfly, à commencer par Michelin, s’attendent pour des raisons économiques à des tensions durables en matière d’approvisionnement de butadiène. C’est pourquoi ils cherchent maintenant à diversifier les ressources et les modes de production de ce produit dérivé du pétrole. « A long terme, il y a une réelle nécessité de limiter la dépendance au pétrole », explique Jérôme Fournier, directeur de la recherche et du développement élastomères de Michelin
Le projet BioButterfly a donc pour vocation de produire du butadiène non plus à partir du pétrole, mais à partir de la biomasse, c’est-à-dire de matières organiques d’origine végétale ou animale. Après la phase d’exploration, qui a commencé en 2012, le projet de recherche est désormais dans sa phase de développement. Il associe Michelin, l’IFPEN et sa filiale Axens et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Il bénéficie d’un budget de 52 millions d’euros sur une durée de 8 ans. Les partenaires de BioButterfly prévoient la mise en service d’une unité d’expérimentation pré-industrielle en 2018 et l’ouverture d’une unité industrielle en 2022, sur un site, basé en France, qui n’est pas choisi. Sa capacité de production pourrait atteindre 150.000 tonnes par an. « La construction d’une unité va dépendre de la conjoncture, du cours du baril de pétrole et de l’équilibre entre la demande et la fourniture d’énergie », explique Jérôme Fournier. Il ne cache pas que l’analyse technico-économique sera « primordiale » dans la construction de l’unité de production de biobutadiène.
Le projet comprend plusieurs enjeux, à commencer par la production d’un biobutadiène économiquement compétitif et par la réduction des impacts environnementaux, et notamment des émissions de CO 2, sur l’ensemble de la chaîne de production par rapport à la voie fossile équivalente,
Re: Michelin prépare à Lyon le pneu végétal
Posté : 07 février 2016 09:56
par Wild Cat
LOFOTEN a écrit : Michelin veut substituer les produits végétaux aux produits pétroliers pour fabriquer ses pneumatiques. Objectif : sécuriser ses approvisionnements et limiter sa dépendance au pétrole.
Pour Michelin, l’enjeu est stratégique. Il s’agit de sécuriser son approvisionnement en butadiène et de limiter sa dépendance au pétrole.
Le butadiène est un produit tiré du pétrole. Il est spécialement utilisé dans la fabrication des caoutchoucs synthétiques dont 60 % de la production mondiale est destinée au secteur des pneumatiques. Il n’y a pas moins de deux cents produits dans un pneu fabriqué par Michelin. Le caoutchouc naturel y occupe la première place (28 %), mais le caoutchouc synthétique y occupe aussitôt après une place significative (25 %). Or les promoteurs du projet BioButterfly, à commencer par Michelin, s’attendent pour des raisons économiques à des tensions durables en matière d’approvisionnement de butadiène. C’est pourquoi ils cherchent maintenant à diversifier les ressources et les modes de production de ce produit dérivé du pétrole. « A long terme, il y a une réelle nécessité de limiter la dépendance au pétrole », explique Jérôme Fournier, directeur de la recherche et du développement élastomères de Michelin
Le projet BioButterfly a donc pour vocation de produire du butadiène non plus à partir du pétrole, mais à partir de la biomasse, c’est-à-dire de matières organiques d’origine végétale ou animale. Après la phase d’exploration, qui a commencé en 2012, le projet de recherche est désormais dans sa phase de développement. Il associe Michelin, l’IFPEN et sa filiale Axens et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Il bénéficie d’un budget de 52 millions d’euros sur une durée de 8 ans. Les partenaires de BioButterfly prévoient la mise en service d’une unité d’expérimentation pré-industrielle en 2018 et l’ouverture d’une unité industrielle en 2022, sur un site, basé en France, qui n’est pas choisi. Sa capacité de production pourrait atteindre 150.000 tonnes par an. « La construction d’une unité va dépendre de la conjoncture, du cours du baril de pétrole et de l’équilibre entre la demande et la fourniture d’énergie », explique Jérôme Fournier. Il ne cache pas que l’analyse technico-économique sera « primordiale » dans la construction de l’unité de production de biobutadiène.
Le projet comprend plusieurs enjeux, à commencer par la production d’un biobutadiène économiquement compétitif et par la réduction des impacts environnementaux, et notamment des émissions de CO 2, sur l’ensemble de la chaîne de production par rapport à la voie fossile équivalente,
Une très bonne décision, qui nous permettrait surement un peu plus de liberté, et d'être un peu moins au bon vouloir de certains pays d'Afrique et leurs émirs.
Re: Michelin prépare à Lyon le pneu végétal
Posté : 07 février 2016 10:46
par sihanouk
C'est bien. Faire disparaitre le Nucléaire civil et militaire est prioritaire cependant. Des cadavres irradiés n'ont pas besoin de voitures.
Re: Michelin prépare à Lyon le pneu végétal
Posté : 07 février 2016 12:15
par Labrecche
Depuis 2007 je savais que les scientifiques savaient imiter le processus de transformation du pétrole,ils ont donc résolu leur problème de rendement qui empêchait les applications industrielles.
Re: Michelin prépare à Lyon le pneu végétal
Posté : 07 février 2016 13:30
par Lion blanc
Humm...Se tourner vers le tout végétal et bannir le pétrole, c'est bien sur le papier, mais ne court-on pas à une catastrophe écologique sans précédent ?
Il faudra bien y réfléchir avant de commettre l'irréparable..
Re: Michelin prépare à Lyon le pneu végétal
Posté : 07 février 2016 13:36
par Labrecche
Lion blanc a écrit : Humm...Se tourner vers le tout végétal et bannir le pétrole, c'est bien sur le papier, mais ne court-on pas à une catastrophe écologique sans précédent ?
Il faudra bien y réfléchir avant de commettre l'irréparable..
Le premier problème reste la concurrence avec les besoins alimentaires, quand à ta réflexion elle rejoint bien la position des écologues toute solution viable sera constituée de la diversité des moyens.
Re: Michelin prépare à Lyon le pneu végétal
Posté : 07 février 2016 13:44
par Lion blanc
Labrecche a écrit :
Lion blanc a écrit : Humm...Se tourner vers le tout végétal et bannir le pétrole, c'est bien sur le papier, mais ne court-on pas à une catastrophe écologique sans précédent ?
Il faudra bien y réfléchir avant de commettre l'irréparable..
Le premier problème reste la concurrence avec les besoins alimentaires, quand à ta réflexion elle rejoint bien la position des écologues toute solution viable sera constituée de la diversité des moyens.
Oh, moi, je n'y connais rien, mais il y en a qui ont étudié pour, faudra juste leur faire confiance..
Re: Michelin prépare à Lyon le pneu végétal
Posté : 08 février 2016 05:49
par Crapulax
D'abord c'est une excellente initiative et surtout c'est mieux pour l'environnement...
Nous devrions être fiers que Michelin soit à la base de ce projet.