un défenseur de la laïcité assassiné
Posté : 07 avril 2016 14:19
Un étudiant en droit qui publiait des messages contre l'islamisme sur sa page Facebook a été assassiné mercredi soir à Dacca, dernier en date d'une série de meurtres de défenseurs de la laïcité au Bangladesh.
Nazimuddin Samad, défenseur de la laïcité âgé de 26 ans qui avait pris part aux manifestations de 2013 contre les leaders islamistes, a été tué mercredi soir près de son université à Dacca par des inconnus armés de machettes.
"Au moins quatre agresseurs ont frappé Nazimuddin Samad à la tête à coups de machette mercredi soir. Lorsqu'il est tombé à terre, l'un des assaillants a ouvert le feu sur lui au pistolet, à bout portant. Il est mort sur le coup", a déclaré un responsable de la police de Dacca à l 'AFP. "C'est un assassinat ciblé. Mais il n'a pas été revendiqué", a dit Syed Nurul Islam.
Selon le quotidien Dhaka Tribune, les agresseurs ont crié "Allah Akbar" au moment d'attaquer le jeune homme dans une rue très passante près de la Jagannath University où il étudiait.
Imran Sarker, qui est à la tête du principal réseau de blogueurs du Bangladesh, a indiqué que M. Samad avait participé aux manifestations de 2013 contre les principaux leaders islamistes accusés de crimes de guerre pendant la guerre d'indépendance (1971).
"C'était un militant de la laïcité et une forte voix contre l'injustice sociale. Il était opposé au fondamentalisme islamique", a dit M. Sarker.
La police soupçonne les agresseurs d'avoir surveillé la victime bien avant son arrivée à Dacca, selon le responsable policier. M. Samad était arrivé récemment dans la capitale bangladaise, après avoir étudié dans la ville de Sylhet (nord-est).
L'an dernier, quatre blogueurs défenseurs de laïcité et un éditeur ont été assassinés au Bangladesh, très probablement par des islamistes. La police a arrêté des membres présumés d'un groupe interdit, Ansarullah Bangla Team, mais aucun procès ne s'est encore tenu.
Les groupes de défense de la laïcité ont appelé à manifesté dans tout le pays pour demandé plus de protection pour les éditeurs, blogueurs et écrivains, dont certains ont fui le pays ou vivent cachés.
- "Climat de terreur" -
Plusieurs étrangers ont été tués au Bangladesh ces derniers mois, mais également des membres de courants musulmans minoritaires, à savoir des soufis et des chiites.
La longue crise politique qui perdure dans ce pays à majorité sunnite mais officiellement laïc a radicalisé une partie de l'opposition et les analystes estiment que le risque grandit d'une montée de l?extrémisme islamiste.
"L'incapacité persistante du gouvernement bangladais et de la communauté internationale à mieux protéger les intellectuels menacés a crée un climat de terreur et une menace directe sur la libre pensée dans le pays", a écrit le mouvement de défense de la liberté d'expression Pen America dans un communiqué condamnant le meurtre de Samad.
Samad avait posté plusieurs commentaires sur Facebook, critiquant l'islam radical et tournant en dérision les islamistes extrémistes et leur attitude envers les femmes. Il avait décrit la religion comme "l'invention la plus barbare" et moqué un responsable musulman récemment arrêté pour le viol d'un jeune garçon.
"En violant un garçon, ce religieux membre du Hefajat-e-Islam ne fait qu'accomplir son devoir religieux. C'est le premier pas vers l'établissement d'un islam pur", a raillé Samad, en référence au groupe extrémiste dont ce religieux est membre.
Un autre militant laïc et ami d'enfance de la victime, Gulam Rabbi Chowdhury, a indiqué à l'AFP que Samad n'avait selon lui pas reçu de menaces de groupes islamistes avant d'être tué.
comme d'hab : " on s'en fout , c'est au Banglad(a)esh 
Nazimuddin Samad, défenseur de la laïcité âgé de 26 ans qui avait pris part aux manifestations de 2013 contre les leaders islamistes, a été tué mercredi soir près de son université à Dacca par des inconnus armés de machettes.
"Au moins quatre agresseurs ont frappé Nazimuddin Samad à la tête à coups de machette mercredi soir. Lorsqu'il est tombé à terre, l'un des assaillants a ouvert le feu sur lui au pistolet, à bout portant. Il est mort sur le coup", a déclaré un responsable de la police de Dacca à l 'AFP. "C'est un assassinat ciblé. Mais il n'a pas été revendiqué", a dit Syed Nurul Islam.
Selon le quotidien Dhaka Tribune, les agresseurs ont crié "Allah Akbar" au moment d'attaquer le jeune homme dans une rue très passante près de la Jagannath University où il étudiait.
Imran Sarker, qui est à la tête du principal réseau de blogueurs du Bangladesh, a indiqué que M. Samad avait participé aux manifestations de 2013 contre les principaux leaders islamistes accusés de crimes de guerre pendant la guerre d'indépendance (1971).
"C'était un militant de la laïcité et une forte voix contre l'injustice sociale. Il était opposé au fondamentalisme islamique", a dit M. Sarker.
La police soupçonne les agresseurs d'avoir surveillé la victime bien avant son arrivée à Dacca, selon le responsable policier. M. Samad était arrivé récemment dans la capitale bangladaise, après avoir étudié dans la ville de Sylhet (nord-est).
L'an dernier, quatre blogueurs défenseurs de laïcité et un éditeur ont été assassinés au Bangladesh, très probablement par des islamistes. La police a arrêté des membres présumés d'un groupe interdit, Ansarullah Bangla Team, mais aucun procès ne s'est encore tenu.
Les groupes de défense de la laïcité ont appelé à manifesté dans tout le pays pour demandé plus de protection pour les éditeurs, blogueurs et écrivains, dont certains ont fui le pays ou vivent cachés.
- "Climat de terreur" -
Plusieurs étrangers ont été tués au Bangladesh ces derniers mois, mais également des membres de courants musulmans minoritaires, à savoir des soufis et des chiites.
La longue crise politique qui perdure dans ce pays à majorité sunnite mais officiellement laïc a radicalisé une partie de l'opposition et les analystes estiment que le risque grandit d'une montée de l?extrémisme islamiste.
"L'incapacité persistante du gouvernement bangladais et de la communauté internationale à mieux protéger les intellectuels menacés a crée un climat de terreur et une menace directe sur la libre pensée dans le pays", a écrit le mouvement de défense de la liberté d'expression Pen America dans un communiqué condamnant le meurtre de Samad.
Samad avait posté plusieurs commentaires sur Facebook, critiquant l'islam radical et tournant en dérision les islamistes extrémistes et leur attitude envers les femmes. Il avait décrit la religion comme "l'invention la plus barbare" et moqué un responsable musulman récemment arrêté pour le viol d'un jeune garçon.
"En violant un garçon, ce religieux membre du Hefajat-e-Islam ne fait qu'accomplir son devoir religieux. C'est le premier pas vers l'établissement d'un islam pur", a raillé Samad, en référence au groupe extrémiste dont ce religieux est membre.
Un autre militant laïc et ami d'enfance de la victime, Gulam Rabbi Chowdhury, a indiqué à l'AFP que Samad n'avait selon lui pas reçu de menaces de groupes islamistes avant d'être tué.