Chili et Equateur : catastrophes humanitaires
Posté : 18 avril 2016 05:42
Pour le Chili :
" Quatre millions et demi d'habitants de Santiago du Chili étaient privés d'eau potable dimanche, pour la deuxième journée consécutive, et ce jusqu'à lundi car de fortes pluies ont provoqué le déversement de boue et de pierres dans le fleuve alimentant la capitale, ont annoncé les autorités.
"Nous avons quatre millions et demi de personnes sans eau potable jusqu'à au moins lundi à la mi-journée", a annoncé dimanche Claudio Orrego, le gouverneur de Santiago, qui compte environ sept millions d'habitants.
Les autorités ont expliqué que "des pluies importantes" avaient "sali" le Maipo, le principal fleuve de la région de la capitale, dans le centre du Chili, ainsi qu'un de ses affluents, le Mapocho.
Les coupures d'eau ont commencé samedi à Santiago et ont au total touché 29 de ses 52 communes.
Face à cette situation, les autorités municipales ont mis en oeuvre un plan d'urgence prévoyant la mobilisation d'une centaine de camions-citernes pour distribuer de l'eau à la population et la mise en place de 200 points d'approvisionnement.
Un appel a en outre été lancé à limiter la consommation d'eau.
"Ils ont prévenu au dernier moment", a déploré Patricia Varas, une habitante de la capitale. "Nous avons été un peu pris par surprise, personne n'était préparé, donc les supermarchés ont été envahis", a raconté à l'AFP Marcela Briceno, une autre habitante.
L'alerte rouge a été déclenchée dans la région métropolitaine de Santiago, ce qui permet la mobilisation rapide de moyens, a expliqué le Bureau national des urgences (Onemi).
Pour l'Equateur :
"Un violent séisme, de magnitude 7,8, a secoué l’Equateur samedi 16 avril, tuant au moins 246 personnes, selon un nouveau bilan diffusé par le vice-président Jorge Glas. Les autorités ont aussi évoqué plus de 2 500 blessés. Les dégâts sont considérables dans le sud-ouest du pays, jusque dans la région de Guayaquil, sur la côte pacifique. Sur place, des témoins décrivent des scènes de panique.
A Portoviejo, l’une des villes les plus touchées, à l’ouest du pays, des maisons détruites, un marché dévasté, des lampadaires au sol et des débris éparpillés sur les trottoirs témoignent de l’ampleur de la secousse, la plus forte dans ce pays depuis 1979.
« C’était horrible, c’est la première fois que je ressens un séisme comme celui-ci, j’ai eu l’impression qu’il durait une minute et demi », a témoigné auprès de l’AFP Bibi Macontos, habitante de 57 ans. « J’ai cru que ma maison allait s’effondrer », a-t-elle ajouté, encore sous le choc.
« Nous sommes sortis en vitesse dans la rue et nous avons vu que le marché couvert s’était effondré », a raconté à l’AFP Nelly, 73 ans, habitante d’Abdon Calderon, localité proche de Portoviejo, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. En larmes, elle a confié qu’« il y avait une personne coincée [sous les décombres] qui criait pour demander de l’aide, mais après elle a arrêté de crier ».
« Je voulais seulement que ça s’arrête »
« Les maisons se sont écroulées, les réverbères sont tombés, les gens sont complètement désespérés, il y a des gens enterrés sous les décombres », a également relaté Miriam Santana, 40 ans, employée de maison à Manta, ville de l’ouest du pays, proche de l’épicentre. « C’était comme la fin du monde », a-t-elle ajouté.
A Quito, la capitale, Cristina Duran, 45 ans, s’est réfugiée sous l’encadrement d’une porte pour se protéger des vitres volant en éclats. « J’étais affolée et je voulais seulement que ça s’arrête », a-t-elle déclaré.
« Mon Dieu, c’est le séisme le plus long et le plus fort que j’aie jamais senti (...)
" Quatre millions et demi d'habitants de Santiago du Chili étaient privés d'eau potable dimanche, pour la deuxième journée consécutive, et ce jusqu'à lundi car de fortes pluies ont provoqué le déversement de boue et de pierres dans le fleuve alimentant la capitale, ont annoncé les autorités.
"Nous avons quatre millions et demi de personnes sans eau potable jusqu'à au moins lundi à la mi-journée", a annoncé dimanche Claudio Orrego, le gouverneur de Santiago, qui compte environ sept millions d'habitants.
Les autorités ont expliqué que "des pluies importantes" avaient "sali" le Maipo, le principal fleuve de la région de la capitale, dans le centre du Chili, ainsi qu'un de ses affluents, le Mapocho.
Les coupures d'eau ont commencé samedi à Santiago et ont au total touché 29 de ses 52 communes.
Face à cette situation, les autorités municipales ont mis en oeuvre un plan d'urgence prévoyant la mobilisation d'une centaine de camions-citernes pour distribuer de l'eau à la population et la mise en place de 200 points d'approvisionnement.
Un appel a en outre été lancé à limiter la consommation d'eau.
"Ils ont prévenu au dernier moment", a déploré Patricia Varas, une habitante de la capitale. "Nous avons été un peu pris par surprise, personne n'était préparé, donc les supermarchés ont été envahis", a raconté à l'AFP Marcela Briceno, une autre habitante.
L'alerte rouge a été déclenchée dans la région métropolitaine de Santiago, ce qui permet la mobilisation rapide de moyens, a expliqué le Bureau national des urgences (Onemi).
Pour l'Equateur :
"Un violent séisme, de magnitude 7,8, a secoué l’Equateur samedi 16 avril, tuant au moins 246 personnes, selon un nouveau bilan diffusé par le vice-président Jorge Glas. Les autorités ont aussi évoqué plus de 2 500 blessés. Les dégâts sont considérables dans le sud-ouest du pays, jusque dans la région de Guayaquil, sur la côte pacifique. Sur place, des témoins décrivent des scènes de panique.
A Portoviejo, l’une des villes les plus touchées, à l’ouest du pays, des maisons détruites, un marché dévasté, des lampadaires au sol et des débris éparpillés sur les trottoirs témoignent de l’ampleur de la secousse, la plus forte dans ce pays depuis 1979.
« C’était horrible, c’est la première fois que je ressens un séisme comme celui-ci, j’ai eu l’impression qu’il durait une minute et demi », a témoigné auprès de l’AFP Bibi Macontos, habitante de 57 ans. « J’ai cru que ma maison allait s’effondrer », a-t-elle ajouté, encore sous le choc.
« Nous sommes sortis en vitesse dans la rue et nous avons vu que le marché couvert s’était effondré », a raconté à l’AFP Nelly, 73 ans, habitante d’Abdon Calderon, localité proche de Portoviejo, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. En larmes, elle a confié qu’« il y avait une personne coincée [sous les décombres] qui criait pour demander de l’aide, mais après elle a arrêté de crier ».
« Je voulais seulement que ça s’arrête »
« Les maisons se sont écroulées, les réverbères sont tombés, les gens sont complètement désespérés, il y a des gens enterrés sous les décombres », a également relaté Miriam Santana, 40 ans, employée de maison à Manta, ville de l’ouest du pays, proche de l’épicentre. « C’était comme la fin du monde », a-t-elle ajouté.
A Quito, la capitale, Cristina Duran, 45 ans, s’est réfugiée sous l’encadrement d’une porte pour se protéger des vitres volant en éclats. « J’étais affolée et je voulais seulement que ça s’arrête », a-t-elle déclaré.
« Mon Dieu, c’est le séisme le plus long et le plus fort que j’aie jamais senti (...)