Le matraquage Macron ou les ressorts de la popularité
Posté : 16 mai 2016 17:31
25 avril 2016:Cent-quarante-deux ! C’est le nombre de sondages publiés dans la presse ayant pour objet Emmanuel Macron .
S’ils ne concernent pas tous exclusivement le ministre de l’Economie cette masse conséquente illustre toutefois l’attention soutenue des sondeurs à son égard. Et en politique la notoriété demeure un atout essentiel. Autant dire que depuis sa nomination en août 2014, les sondeurs se sont chargés de faire connaître Emmanuel Macron. “Macron sature l’espace médiatique”titrait en mars Les Echos (10 mars 2016). Une lucidité sans conséquence puisque le quotidien économique libéral relatait comme les autres, les moindres mimiques du ministre.
Dans la course à l’élection présidentielle, nous sommes entrés de plain-pied dans la première des trois phases : avant la première, la campagne présidentielle proprement dite avec des candidats déclarés, avant la deuxième, la course aux investitures (centrées sur les primaires), la première phase s’apparente à un jeu de poker menteur dans lesquelles la pression s’exerce sur les candidats potentiels pour les inciter ou les dissuader à se présenter.
Dans ce jeu, le bluff, les déclarations, les prévisions sont de la partie. Les prévisions chiffrées des sondages ont la part belle [1]. Comment pourrait-on se présenter avec des chiffres annonçant la défaite certaine ? Par contre, de bons chiffres ne pourraient-ils pas inciter des politiques qui n’y pensaient pas - à supposer que cela existe - à se présenter. Ces jeux ne sont évidemment pas innocents et reflètent les préférences des joueurs. La presse étant au premier rang, ce sont donc les préférences des journalistes qui s’y engagent, leurs patrons et les payeurs des sondages. Qui sont ces derniers ? On ne le sait pas encore mais la nouvelle réglementation des sondages amènera à le dire.
Les sondages se sont multipliés selon lesquels Emmanuel Macron serait le candidat favori des Français pour l’élection présidentielle de 2017. Ils ont été abondamment repris par une presse prompte à se transformer en « faiseur de candidats ».
S’ils ne concernent pas tous exclusivement le ministre de l’Economie cette masse conséquente illustre toutefois l’attention soutenue des sondeurs à son égard. Et en politique la notoriété demeure un atout essentiel. Autant dire que depuis sa nomination en août 2014, les sondeurs se sont chargés de faire connaître Emmanuel Macron. “Macron sature l’espace médiatique”titrait en mars Les Echos (10 mars 2016). Une lucidité sans conséquence puisque le quotidien économique libéral relatait comme les autres, les moindres mimiques du ministre.
Dans la course à l’élection présidentielle, nous sommes entrés de plain-pied dans la première des trois phases : avant la première, la campagne présidentielle proprement dite avec des candidats déclarés, avant la deuxième, la course aux investitures (centrées sur les primaires), la première phase s’apparente à un jeu de poker menteur dans lesquelles la pression s’exerce sur les candidats potentiels pour les inciter ou les dissuader à se présenter.
Dans ce jeu, le bluff, les déclarations, les prévisions sont de la partie. Les prévisions chiffrées des sondages ont la part belle [1]. Comment pourrait-on se présenter avec des chiffres annonçant la défaite certaine ? Par contre, de bons chiffres ne pourraient-ils pas inciter des politiques qui n’y pensaient pas - à supposer que cela existe - à se présenter. Ces jeux ne sont évidemment pas innocents et reflètent les préférences des joueurs. La presse étant au premier rang, ce sont donc les préférences des journalistes qui s’y engagent, leurs patrons et les payeurs des sondages. Qui sont ces derniers ? On ne le sait pas encore mais la nouvelle réglementation des sondages amènera à le dire.
Les sondages se sont multipliés selon lesquels Emmanuel Macron serait le candidat favori des Français pour l’élection présidentielle de 2017. Ils ont été abondamment repris par une presse prompte à se transformer en « faiseur de candidats ».