Ah, les syndicats de Finlande feraient ce que réclament leurs patrons?
Et "ils" (patrons et ouvriers ensemble, bien sûr) s'en sortent mieux?
Au mieux, c'est de l'ignorance.
Il faut TOUT dire.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015 ... ssance.php
2015
La Finlande, le bon élève déchu, en panne de croissance
Les Finlandais votent ce dimanche. La perte de compétitivité de «Nokialand» est au cœur du débat électoral.
Croissance en berne, finances dégradées, industrie à la peine, chômage au plus haut… Dimanche, c'est un vote sanction qui se prépare pour le gouvernement finlandais sortant du conservateur et très europhile Alexander Stubb, à la tête d'une coalition hétéroclite. À la veille du scrutin pour élire 200 députés, sa popularité est au plus bas. «Les électeurs sont lassés d'une majorité qui n'a pas pris la mesure de la situation économique et fatigués par l'austérité», lance ...
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015 ... -choix.php
Juillet 2015
Dans sa déclaration de politique générale, le premier ministre finlandais a expliqué vouloir expérimenter un revenu universel. Une allocation de base versée à tous les citoyens qui devrait atteindre 1000 euros.
Jusqu'ici, l'idée ressemblait surtout à une lubie utopiste réservée aux stricts milieux intellectuels. Si l'on ne connaît pas encore les détails exacts du projet de loi présenté par le premier ministre finlandais, Juha Spilä, on en connaît les contours. Le gouvernement de centre droit entend tester dans les prochains mois l'idée d'une allocation de base pour tous les citoyens du pays, sans distinction d'âge, de situation sociale ou de santé. L'expérimentation devrait être réalisée dans un premier temps dans une région du pays fortement impactée par le chômage servant de laboratoire. Ce revenu universel, versé sans contrepartie, a pour objectif de permettre à chaque citoyen finlandais de vivre modestement. Pour le gouvernement, il s'agit de lutter contre la pauvreté. Un salaire minimum commun remplacerait alors toutes aides sociales en vigueur. Un Finlandais verrait donc s'évaporer ses aides au logement, aux études, au chômage mais aussi sa pension de retraite. Les citoyens qui souhaitent avoir un niveau de vie plus élevé pourront bien sûr compléter ce revenu de base en étant salarié, artisan ou entrepreneur. La Finlande a un PIB par habitant ( environ 46.450 dollars) bien supérieur à celui de l'Allemagne (43.910 euros) et à la France (37.741 euros).
Le projet énoncé est soutenu majoritairement en Finlande où selon les premiers sondages, 79% de la population approuve cette idée alors que la réforme est également bien reçue par 69% des députés. Cette proposition est réfléchie depuis maintenant plus de quatre ans et Vera Hjelt, une figure historique de la politique finlandaise, avait même défendu un programme similaire dès 1912 avec un plan appelé «Comment vivre sans mourir de faim?». Une démarche similaire est en place en Alaska, où les habitants se partagent depuis 1976 une partie de la rente minière et pétrolière de l'État.
Lors des dix dernières années, les Verts finlandais ont repris le sujet et se sont posés en défenseur d'un revenu minimum pour tous. La seule division aujourd'hui se situe en réalité aujourd'hui dans la somme de cette allocation mensuelle: 440 euros pour les Verts, 620 pour l'Alliance de gauche, entre 850 et 1000 euros pour le libéral Björn Wahlroos? Le premier ministre a évoqué la somme de 1000 euros alors qu'une étude récente publiée par le Helsinki Times évoquait la somme de 1166€ par mois pour éliminer complètement la pauvreté alors que le taux de chômage dépasse actuellement les 10% dans un pays qui compte 5,4 millions d'habitants.
Et surtout:
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20 ... lande.html
HELSINKI (Reuters) - Au terme d'une année de négociations jalonnées de grèves, le gouvernement finlandais de centre-droit s'est entendu vendredi avec les partenaires sociaux sur une réforme du Code du travail, qui prévoit pour la première fois depuis un siècle un recul des droits des salariés.
Les principaux syndicats et le patronat ont donné leur aval à cette "dévaluation interne" qui a pour but de relancer les exportations et la compétitivité d'une économie stagnante.
Augmentation du temps de travail, gel des salaires pendant un an, hausse des cotisations retraite pour les salariés et baisse de celles des employeurs sont quelques une des mesures retenues.
"Aujourd'hui, en Finlande, nous écrivons l'histoire. Peu de pays sont capables de prendre une décision si difficile d'un commun accord", se félicite le Premier ministre, Juha Sipilä, sur son blog.
"Avec ces mesures, nous allons réduire considérablement le déficit de compétitivité avec la Suède et l'Allemagne", ajoute-t-il.
Son gouvernement a promis de compenser les sacrifices des salariés par des baisses d'impôts.
Un accord préliminaire avait été conclu en mars, mais les discussions se sont poursuivies par branche jusqu'à la date-limite, qui était fixée ce vendredi.
1) Il est dit "entente avec les partenaires sociaux".
Pas avec les travailleurs Finlandais dont on ne va pas tarder à savoir s'ils sont d'accord avec ce que leurs représentants ont signé ou pas.
2)Il s'agit d'un accord temporaire et non d'une loi qui détruit des droits et le principe de compensation de l'état de subordination (norme et validation du Contrat de Travail)
3) En France, nous avons DEJA l'expérience du gel des salaires, de l'augmentation contractuelle du temps de travail, et de l'abaissement des charges pour les patrons....pour "éviter les licenciements".
Nous avons l'expérience des effets: augmentation du chômage, de la précarité, déficit des caisses sociales, départs à la retraite plus tardifs avec des pensions décôtées...mais hausse des dividendes et des marges.
4) les travailleurs Finlandais et leurs syndicats.
http://fr.worker-participation.eu/Syste ... /Syndicats
Le taux de syndicalisation reste élevé en Finlande. Les prestations d’assurance-chômage sont habituellement versées par les syndicats, même s’il est aussi possible d’être indemnisé par une caisse d’assurance-chômage sans adhérer à un syndicat. Selon les études de Statistiques Finlande, les adhésions aux caisses d’assurance-chômage ont augmenté au cours des dernières années au détriment des adhésions à des syndicats.
Bref, la réalité ne correspond pas tout à fait à vos rêves.
Mais maintenant je comprends encore "mieux" pourquoi le FN dit que la loi Travail est une régression sociale tout en ne promettant pas de l'abroger (contrairement à la loi Taubira) en cas de victoire de MLP.