Vives critiques contre les méthodes de maintien de l’ordre e
Posté : 04 juin 2016 11:28
Vives critiques contre les méthodes de maintien de l’ordre en Bretagne
Arrivé de Corse à la mi-mai, le nouveau préfet de Bretagne, Christophe Mirmand, n’a pas eu le temps de s’acclimater à son nouveau chez-lui. Jeudi 2 juin, deux épisodes de violences policières lors d’opérations de maintien de l’ordre à Rennes et à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ont provoqué la polémique, l’obligeant à s’expliquer lors d’une conférence de presse improvisée. « S’il y a eu des violences, je ne peux que les déplorer et les regretter », a indiqué le préfet, qui a invoqué la « nécessité de rétablir l’ordre public lorsqu’il est compromis par des manifestations ».
« Tenez bien compte (…) des conditions qui sont parfois compliquées pour intervenir et de la sollicitation extrême des fonctionnaires de police ou des gendarmes depuis plusieurs semaines », a-t-il demandé.
Depuis près de trois mois, et le début de la contestation contre la loi travail, les forces de l’ordre travaillent dans un contexte tendu dans la région. Les manifestations émaillées de violences se succèdent à Rennes.
Le 28 avril, un étudiant en géographie a perdu un œil après avoir reçu un projectile. Les manifestants ont mis en cause l’usage d’un lanceur de balles de défense – type Flash-Ball – par les policiers. Une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) est en cours.
Les critiques à l’égard des policiers ont encore redoublé ces derniers jours. L’incident de jeudi, dans la capitale bretonne, est lié à la loi travail. Deux cortèges d’opposants se sont rejoints aux abords de la préfecture de région. En marge de ces rassemblements autorisés, des manifestants se sont dirigés vers la rocade. Alors que certains y parvenaient, plusieurs véhicules de police ont roulé sans s’arrêter dans leur direction pour les disperser.
Les policiers, vitres ouvertes, ont vaporisé du gaz lacrymogène sur les manifestants. Une fois les véhicules arrêtés, la dispersion s’est poursuivie à coups de matraque. Deux blessés ont été pris en charge sur place par les pompiers. Plusieurs journalistes ont aussi été bousculés, parfois violemment, et certains ont reçu des coups. Les images de la charge motorisée des policiers ainsi que celles montrant des journalistes aux prises avec les forces de l’ordre ont abondamment circulé sur Internet.
http://www.lemonde.fr/police-justice/ar ... 53578.html
Arrivé de Corse à la mi-mai, le nouveau préfet de Bretagne, Christophe Mirmand, n’a pas eu le temps de s’acclimater à son nouveau chez-lui. Jeudi 2 juin, deux épisodes de violences policières lors d’opérations de maintien de l’ordre à Rennes et à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ont provoqué la polémique, l’obligeant à s’expliquer lors d’une conférence de presse improvisée. « S’il y a eu des violences, je ne peux que les déplorer et les regretter », a indiqué le préfet, qui a invoqué la « nécessité de rétablir l’ordre public lorsqu’il est compromis par des manifestations ».
« Tenez bien compte (…) des conditions qui sont parfois compliquées pour intervenir et de la sollicitation extrême des fonctionnaires de police ou des gendarmes depuis plusieurs semaines », a-t-il demandé.
Depuis près de trois mois, et le début de la contestation contre la loi travail, les forces de l’ordre travaillent dans un contexte tendu dans la région. Les manifestations émaillées de violences se succèdent à Rennes.
Le 28 avril, un étudiant en géographie a perdu un œil après avoir reçu un projectile. Les manifestants ont mis en cause l’usage d’un lanceur de balles de défense – type Flash-Ball – par les policiers. Une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) est en cours.
Les critiques à l’égard des policiers ont encore redoublé ces derniers jours. L’incident de jeudi, dans la capitale bretonne, est lié à la loi travail. Deux cortèges d’opposants se sont rejoints aux abords de la préfecture de région. En marge de ces rassemblements autorisés, des manifestants se sont dirigés vers la rocade. Alors que certains y parvenaient, plusieurs véhicules de police ont roulé sans s’arrêter dans leur direction pour les disperser.
Les policiers, vitres ouvertes, ont vaporisé du gaz lacrymogène sur les manifestants. Une fois les véhicules arrêtés, la dispersion s’est poursuivie à coups de matraque. Deux blessés ont été pris en charge sur place par les pompiers. Plusieurs journalistes ont aussi été bousculés, parfois violemment, et certains ont reçu des coups. Les images de la charge motorisée des policiers ainsi que celles montrant des journalistes aux prises avec les forces de l’ordre ont abondamment circulé sur Internet.
http://www.lemonde.fr/police-justice/ar ... 53578.html