Lancôme cède aux pressions de Pékin
Posté : 07 juin 2016 10:06
Lancôme cède aux pressions de Pékin et s’autocensure
Lancôme, filiale du groupe français L’Oréal, a brutalement laissé tomber une chanteuse hongkongaise pro-démocratie après une campagne sur les réseaux sociaux chinois.
C’est le genre de situations que redoutent toutes les entreprises étrangères implantées en Chine : se retrouver au cœur d’une polémique qui enflamme les réseaux sociaux instrumentalisés par le pouvoir chinois. Et c’est exactement ce que vit depuis deux jours la marque Lancôme, filiale du groupe L’Oréal, pour qui le marché chinois est devenu central.
Denise Ho, chanteuse pro-démocratie
Au cœur de la tempête, l’association de Lancôme avec Denise Ho, une jeune chanteuse de Hong Kong, qui devait se produire en concert pour son sponsor.
Mais Denise Ho n’est pas n’importe qui : elle s’est clairement engagée aux côtés du mouvement démocratique hongkongais, devenu la bête noire de Pékin, et a même été arrêtée lors de la « Révolution des parapluies », il y a deux ans, lorsque la jeunesse du territoire autonome chinois réclamait le droit d’élire directement ses dirigeants. Elle a également rencontré le dalaï-lama, une véritable « trahison » pour Pékin.
Une brève campagne sur Weibo, le « Twitter chinois », relayée par le quotidien nationaliste Global Times, publié par le Parti communiste chinois, a eu raison de Lancôme. Egalement visée, la marque américaine Listerine qui a diffusé une pub avec le visage de la chanteuse.
Traduction : « Listerine et L’Oréal dénoncés pour leurs liens avec la star de Hong Kong Denise Ho. »
« Raisons de sécurité »
Le groupe français a d’abord déclaré que Denise Ho ne le représentait pas, avant d’annuler le concert prévu le 19 juin, en invoquant des « raisons de sécurité ».
http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/06/l ... ure-264262
Lancôme, filiale du groupe français L’Oréal, a brutalement laissé tomber une chanteuse hongkongaise pro-démocratie après une campagne sur les réseaux sociaux chinois.
C’est le genre de situations que redoutent toutes les entreprises étrangères implantées en Chine : se retrouver au cœur d’une polémique qui enflamme les réseaux sociaux instrumentalisés par le pouvoir chinois. Et c’est exactement ce que vit depuis deux jours la marque Lancôme, filiale du groupe L’Oréal, pour qui le marché chinois est devenu central.
Denise Ho, chanteuse pro-démocratie
Au cœur de la tempête, l’association de Lancôme avec Denise Ho, une jeune chanteuse de Hong Kong, qui devait se produire en concert pour son sponsor.
Mais Denise Ho n’est pas n’importe qui : elle s’est clairement engagée aux côtés du mouvement démocratique hongkongais, devenu la bête noire de Pékin, et a même été arrêtée lors de la « Révolution des parapluies », il y a deux ans, lorsque la jeunesse du territoire autonome chinois réclamait le droit d’élire directement ses dirigeants. Elle a également rencontré le dalaï-lama, une véritable « trahison » pour Pékin.
Une brève campagne sur Weibo, le « Twitter chinois », relayée par le quotidien nationaliste Global Times, publié par le Parti communiste chinois, a eu raison de Lancôme. Egalement visée, la marque américaine Listerine qui a diffusé une pub avec le visage de la chanteuse.
Traduction : « Listerine et L’Oréal dénoncés pour leurs liens avec la star de Hong Kong Denise Ho. »
« Raisons de sécurité »
Le groupe français a d’abord déclaré que Denise Ho ne le représentait pas, avant d’annuler le concert prévu le 19 juin, en invoquant des « raisons de sécurité ».
http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/06/l ... ure-264262