Grigny : des scènes d'émeute retransmises sur Periscope
Posté : 08 juin 2016 08:41
Grigny : des scènes d'émeute retransmises sur Periscope
A Grigny, des riverains filment les heurts entre jeunes et policiers, diffusant et commentant les images via l’application Periscope. Comme au spectacle…
« Ici, pas besoin de regarder la télé, il suffit d’ouvrir la fenêtre ! » Dimanche, alors que de nouvelles émeutes éclataient entre une trentaine de jeunes et les forces de l’ordre à Grigny (Essonne), des riverains ont joué les journalistes.
Smartphone en main et branchés sur l’application Periscope. Des « commères », comme se décrit l’un de ces jeunes, ont offert, en direct, une retransmission des échauffourées à quelques centaines de curieux.
Filmée depuis les étages d’un immeuble du quartier Grigny 2, la scène a depuis été mise en ligne sur YouTube. « Ce ne sont pas des feux d’artifice, ce sont des flash-balls qui pètent », précise l’auteur des images, avec la verve d’un commentateur de match de football. « Aïe aïe aïe, ce sont les keufs, ils tirent ! », reprend-il de plus belle. « Non, je ne pense pas qu’ils tirent à balles réelles, ils tirent déjà au flash-ball. »
Pour la police, la retransmission d’émeutes en direct est un phénomène nouveau
Si les images sont floues et la scène lointaine, le son, lui, est parfaitement audible. Sur la fin du film, les bruits de verre brisé succèdent aux détonations. « Ce qu’il se passe ? Il se passe que c’est la m… », répond le vidéaste amateur à l’un de ses spectateurs qui l’interroge. Il faut inviter tout le monde, il faut que tout le monde voie ça », lance-t-il encore pour attirer un maximum de personnes à suivre sa retransmission. « Mille cinq cents personnes, ce n’est rien. Avec ça, on devrait atteindre les cinq mille. » Dans cette course à l’audimat, les utilisateurs de Periscope se livrent une guerre bon enfant. Entre deux scènes, le jeune homme filme sa voisine qui, elle aussi, a dégainé son téléphone. « C’est une commère, dès qu’il se passe quelque chose, elle est sur le balcon », s’amuse le jeune homme avant de braquer l’objectif sur sa « consœur » reportrice.
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http://www.leparisien.fr/essonne-91/gri ... 864989.php
A Grigny, des riverains filment les heurts entre jeunes et policiers, diffusant et commentant les images via l’application Periscope. Comme au spectacle…
« Ici, pas besoin de regarder la télé, il suffit d’ouvrir la fenêtre ! » Dimanche, alors que de nouvelles émeutes éclataient entre une trentaine de jeunes et les forces de l’ordre à Grigny (Essonne), des riverains ont joué les journalistes.
Smartphone en main et branchés sur l’application Periscope. Des « commères », comme se décrit l’un de ces jeunes, ont offert, en direct, une retransmission des échauffourées à quelques centaines de curieux.
Filmée depuis les étages d’un immeuble du quartier Grigny 2, la scène a depuis été mise en ligne sur YouTube. « Ce ne sont pas des feux d’artifice, ce sont des flash-balls qui pètent », précise l’auteur des images, avec la verve d’un commentateur de match de football. « Aïe aïe aïe, ce sont les keufs, ils tirent ! », reprend-il de plus belle. « Non, je ne pense pas qu’ils tirent à balles réelles, ils tirent déjà au flash-ball. »
Pour la police, la retransmission d’émeutes en direct est un phénomène nouveau
Si les images sont floues et la scène lointaine, le son, lui, est parfaitement audible. Sur la fin du film, les bruits de verre brisé succèdent aux détonations. « Ce qu’il se passe ? Il se passe que c’est la m… », répond le vidéaste amateur à l’un de ses spectateurs qui l’interroge. Il faut inviter tout le monde, il faut que tout le monde voie ça », lance-t-il encore pour attirer un maximum de personnes à suivre sa retransmission. « Mille cinq cents personnes, ce n’est rien. Avec ça, on devrait atteindre les cinq mille. » Dans cette course à l’audimat, les utilisateurs de Periscope se livrent une guerre bon enfant. Entre deux scènes, le jeune homme filme sa voisine qui, elle aussi, a dégainé son téléphone. « C’est une commère, dès qu’il se passe quelque chose, elle est sur le balcon », s’amuse le jeune homme avant de braquer l’objectif sur sa « consœur » reportrice.
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