Loi travail: la manifestation parisienne de jeudi interdite
Posté : 22 juin 2016 10:02
Loi travail: la manifestation parisienne de jeudi interdite
DOCUMENT - La préfecture de police a annoncé l'interdiction de cette manifestation en raison de difficultés à assurer sa sécurité. La CGT et FO demandent à être reçus par Bernard Cazeneuve.
Après un bras de fer entre le gouvernement et les syndicats, la préfecture de police a décidé d'interdire la tenue de la manifestation de jeudi contre la loi travail en raison de difficultés à assurer sa sécurité. Les sept syndicats, réunis autour de la CGT et de Force ouvrière (FO), souhaitaient à l'origine organiser une manifestation entre les places de la Bastille et de la Nation mais la préfecture préférait un rassemblement statique.
Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez, respectivement secrétaires généraux de Force Ouvrière et de la CGT, ont demandé «à être reçus rapidement» par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Contacté par Le Figaro, le ministère répond que la rencontre «est probablement dans les tuyaux» et qu'une réponse sera donnée «en milieu de matinée».
Le secrétaire général de FO a d'ores et déjà annoncé qu'il braverait l'interdiction, quitte à être sanctionné financièrement (7500 euros) et pénalement (6 mois de prison). «On ne peut pas rester sans rien faire», a déclaré sur RMC Jean-Claude Mailly qui avait prévenu, avant que l'interdiction de la manifestation ne soit officialisée : «La France rejoindrait le peloton de certains pays qu'on ne peut pas qualifier de démocratie».
Le secrétaire général de Force Ouvrière a d'ores et déjà annoncé qu'ils braveraient l'interdiction, quitte à être sanctionné financièrement (7500 euros) et pénalement (6 mois de prison). "On ne peut pas rester sans rien faire", a déclaré Jean-Claude Mailly sur RMC.
Quant à Philippe Martinez, il n'a pas encore officiellement réagi. C'est le secrétaire de la CGT Commerce de Paris qui l'a fait. «Nous irons manifester et nous verrons comment les forces de l'ordre régiront, a déclaré Karl Gazhi sur RMC. Je ne pensais pas que le gouvernement irait jusque-là, on remonte à Papon».
Devant le refus des centrales syndicales, des tractations se sont engagées mais, selon la préfecture, elles ont échoué. «Ces discussions n'ont (...) pas conduit à l'émergence d'un accord sur cette proposition de conciliation, les représentants des syndicats refusant catégoriquement la tenue d'un rassemblement statique et formulant ensuite des propositions alternatives», peut-on lire dans un communiqué de la préfecture. «Après examen attentif, ces propositions alternatives ne permettent en aucune façon de répondre à la nécessaire sécurité des personnes et des biens», lit-on également. L'arrêté d'interdiction doit être pris dans la journée de mercredi, précise la préfecture.
http://www.lefigaro.fr/social/2016/06/2 ... erdite.php
DOCUMENT - La préfecture de police a annoncé l'interdiction de cette manifestation en raison de difficultés à assurer sa sécurité. La CGT et FO demandent à être reçus par Bernard Cazeneuve.
Après un bras de fer entre le gouvernement et les syndicats, la préfecture de police a décidé d'interdire la tenue de la manifestation de jeudi contre la loi travail en raison de difficultés à assurer sa sécurité. Les sept syndicats, réunis autour de la CGT et de Force ouvrière (FO), souhaitaient à l'origine organiser une manifestation entre les places de la Bastille et de la Nation mais la préfecture préférait un rassemblement statique.
Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez, respectivement secrétaires généraux de Force Ouvrière et de la CGT, ont demandé «à être reçus rapidement» par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Contacté par Le Figaro, le ministère répond que la rencontre «est probablement dans les tuyaux» et qu'une réponse sera donnée «en milieu de matinée».
Le secrétaire général de FO a d'ores et déjà annoncé qu'il braverait l'interdiction, quitte à être sanctionné financièrement (7500 euros) et pénalement (6 mois de prison). «On ne peut pas rester sans rien faire», a déclaré sur RMC Jean-Claude Mailly qui avait prévenu, avant que l'interdiction de la manifestation ne soit officialisée : «La France rejoindrait le peloton de certains pays qu'on ne peut pas qualifier de démocratie».
Le secrétaire général de Force Ouvrière a d'ores et déjà annoncé qu'ils braveraient l'interdiction, quitte à être sanctionné financièrement (7500 euros) et pénalement (6 mois de prison). "On ne peut pas rester sans rien faire", a déclaré Jean-Claude Mailly sur RMC.
Quant à Philippe Martinez, il n'a pas encore officiellement réagi. C'est le secrétaire de la CGT Commerce de Paris qui l'a fait. «Nous irons manifester et nous verrons comment les forces de l'ordre régiront, a déclaré Karl Gazhi sur RMC. Je ne pensais pas que le gouvernement irait jusque-là, on remonte à Papon».
Devant le refus des centrales syndicales, des tractations se sont engagées mais, selon la préfecture, elles ont échoué. «Ces discussions n'ont (...) pas conduit à l'émergence d'un accord sur cette proposition de conciliation, les représentants des syndicats refusant catégoriquement la tenue d'un rassemblement statique et formulant ensuite des propositions alternatives», peut-on lire dans un communiqué de la préfecture. «Après examen attentif, ces propositions alternatives ne permettent en aucune façon de répondre à la nécessaire sécurité des personnes et des biens», lit-on également. L'arrêté d'interdiction doit être pris dans la journée de mercredi, précise la préfecture.
http://www.lefigaro.fr/social/2016/06/2 ... erdite.php