Pour Benjamin Millepied, le ballet de l'Opéra de Paris était
Posté : 06 septembre 2016 11:46
Pour Benjamin Millepied, le ballet de l'Opéra de Paris était trop «blanc»
La relève n'a pas eu lieu. La Relève, c'est le titre d'un documentaire passionnant qui sort ce mercredi 7 septembre. Il s'agit de la version longue du documentaire diffusé sur Canal + en décembre dernier. Les réalisateurs Thierry Demaizière et Alban Teurlai ont filmé de l'intérieur de la première création de Benjamin Millepied, alors directeur du prestigieux ballet de l'Opéra de Paris. Ils nous montrent, sans doute un peu complaisant avec leur sujet, un chorégraphe volontaire mais désespéré face au paquebot qu'il veut mettre en branle.
Le patron de l'Opéra, Stéphane Lissner a beau lui assurer que bateau avance, le chorégraphe n'en perçoit pas le premier des frémissements. Il aimerait par exemple que des bancs soient installés sur la scène pour son spectacle. Hélas, l'atelier chargé des décors ne peut les construire en trois semaines… Il aurait fallu en prévenir les responsables trois mois avant, au minimum. Et il semble aussi compliqué d'assembler quelques planches que de changer la mentalité du ballet.
Ballet dont Millepied déplore la hiérarchie militaire, brocardant les concours annuels auxquels les danseurs doivent se soumettre qui généreraient, selon lui, de la peur au sein de la compagnie. Il juge le corps de ballet de l'Opéra de Paris trop blanc. «J'ai entendu très clairement à mon arrivée que l'on ne met pas une personne de couleur dans un grand ballet parce que cela représente une distraction, confie-t-il. S'il y a vingt-cinq filles blanches et une fille noire, on ne regarderait que celle-ci. Quand on arrive des États-Unis et que l'on entend cela, ça fait peur».
Un dialogue de sourds
http://www.lefigaro.fr/cinema/2016/09/0 ... -blanc.php
La relève n'a pas eu lieu. La Relève, c'est le titre d'un documentaire passionnant qui sort ce mercredi 7 septembre. Il s'agit de la version longue du documentaire diffusé sur Canal + en décembre dernier. Les réalisateurs Thierry Demaizière et Alban Teurlai ont filmé de l'intérieur de la première création de Benjamin Millepied, alors directeur du prestigieux ballet de l'Opéra de Paris. Ils nous montrent, sans doute un peu complaisant avec leur sujet, un chorégraphe volontaire mais désespéré face au paquebot qu'il veut mettre en branle.
Le patron de l'Opéra, Stéphane Lissner a beau lui assurer que bateau avance, le chorégraphe n'en perçoit pas le premier des frémissements. Il aimerait par exemple que des bancs soient installés sur la scène pour son spectacle. Hélas, l'atelier chargé des décors ne peut les construire en trois semaines… Il aurait fallu en prévenir les responsables trois mois avant, au minimum. Et il semble aussi compliqué d'assembler quelques planches que de changer la mentalité du ballet.
Ballet dont Millepied déplore la hiérarchie militaire, brocardant les concours annuels auxquels les danseurs doivent se soumettre qui généreraient, selon lui, de la peur au sein de la compagnie. Il juge le corps de ballet de l'Opéra de Paris trop blanc. «J'ai entendu très clairement à mon arrivée que l'on ne met pas une personne de couleur dans un grand ballet parce que cela représente une distraction, confie-t-il. S'il y a vingt-cinq filles blanches et une fille noire, on ne regarderait que celle-ci. Quand on arrive des États-Unis et que l'on entend cela, ça fait peur».
Un dialogue de sourds
http://www.lefigaro.fr/cinema/2016/09/0 ... -blanc.php