Fillon s'explique à propos de l'Assurance Maladie.
Posté : 13 décembre 2016 04:54
Alors que son programme de santé inquiète jusque dans son propre camp, François Fillon, candidat de la droite pour 2017, a répondu lundi aux vives critiques dont il est l'objet sur son programme en affirmant ne pas vouloir «privatiser l'assurance maladie», qui «continuera à couvrir les soins comme aujourd'hui».
«La situation de notre système de santé est inquiétante et ceux qui prétendent le contraire sont dans le déni et la démagogie. Mon objectif est de sauver notre système de santé qui fut l'un des meilleurs au monde et qui doit le redevenir», écrit-il dans cette tribune au figaro.fr publiée lundi soir et intitulée «Ce que je veux pour la Sécurité sociale».
«J'entends réaffirmer le principe d'universalité dans l'esprit des ordonnances de 1945. L'assurance maladie obligatoire et universelle, pilier de la solidarité, doit rester le pivot dans le parcours de soins dont le médecin généraliste est l'acteur-clé» et «elle continuera à couvrir les soins comme aujourd'hui et même, mieux rembourser des soins qui sont largement à la charge des assurés, comme les soins optiques et dentaires», défend-il.
«Il n'est donc pas question de toucher à l'assurance maladie et encore moins de la privatiser», martèle le champion de la droite dans sa tribune.
Accoyer demande une «clarification»:
François Fillon a plaidé durant la campagne de la primaire pour une prise en charge par la «Sécu» des seuls gros risques, les petits étant remboursés par les mutuelles ou assurances privées. Une position qui a suscité des critiques jusque dans son propre camp. Ainsi Eric Woerth, député LR de l'Oise, a émis ce dimanche de sérieuses réserves sur le volet Sécurité sociale. Certains tel Bernard Accoyer, secrétaire général du parti LR, avait estimé qu'une «clarification» était nécessaire.
Un proche de Fillon, Jérôme Chartier, avait tenté lundi matin sur France Inter de rassurer en expliquant que les «petits risques» seraient toujours pris en charge mais que notamment «ça dépendrait de quel rhume».
«Les défenseurs de notre modèle social sont, en réalité, ses fossoyeurs»:
«Mes adversaires s'érigent en défenseurs de notre modèle social mais ils en sont, en réalité, ses fossoyeurs» car «ils refusent de voir que ce modèle craque de toutes parts, que le chômage, la pauvreté et les injustices se propagent, que les déficits menacent la solidarité nationale», estime François Fillon .
«Au lieu de regarder les faits, mes détracteurs me soupçonnent de vouloir privatiser l'assurance maladie et diminuer les remboursements. C'est évidemment faux!» affirme le candidat de la droite relevant «au passage» que «la gauche préfère oublier que le poids des mutuelles et des assurances personnelles n'a cessé d'augmenter depuis des décennies, y compris dans le cadre des réformes qu'elle a elle-même votées.» Il souhaite placer «l'assurance maladie obligatoire et les organismes complémentaires sous le pilotage d'une agence de régulation et de contrôle».
Source:Le Parisien.
«La situation de notre système de santé est inquiétante et ceux qui prétendent le contraire sont dans le déni et la démagogie. Mon objectif est de sauver notre système de santé qui fut l'un des meilleurs au monde et qui doit le redevenir», écrit-il dans cette tribune au figaro.fr publiée lundi soir et intitulée «Ce que je veux pour la Sécurité sociale».
«J'entends réaffirmer le principe d'universalité dans l'esprit des ordonnances de 1945. L'assurance maladie obligatoire et universelle, pilier de la solidarité, doit rester le pivot dans le parcours de soins dont le médecin généraliste est l'acteur-clé» et «elle continuera à couvrir les soins comme aujourd'hui et même, mieux rembourser des soins qui sont largement à la charge des assurés, comme les soins optiques et dentaires», défend-il.
«Il n'est donc pas question de toucher à l'assurance maladie et encore moins de la privatiser», martèle le champion de la droite dans sa tribune.
Accoyer demande une «clarification»:
François Fillon a plaidé durant la campagne de la primaire pour une prise en charge par la «Sécu» des seuls gros risques, les petits étant remboursés par les mutuelles ou assurances privées. Une position qui a suscité des critiques jusque dans son propre camp. Ainsi Eric Woerth, député LR de l'Oise, a émis ce dimanche de sérieuses réserves sur le volet Sécurité sociale. Certains tel Bernard Accoyer, secrétaire général du parti LR, avait estimé qu'une «clarification» était nécessaire.
Un proche de Fillon, Jérôme Chartier, avait tenté lundi matin sur France Inter de rassurer en expliquant que les «petits risques» seraient toujours pris en charge mais que notamment «ça dépendrait de quel rhume».
«Les défenseurs de notre modèle social sont, en réalité, ses fossoyeurs»:
«Mes adversaires s'érigent en défenseurs de notre modèle social mais ils en sont, en réalité, ses fossoyeurs» car «ils refusent de voir que ce modèle craque de toutes parts, que le chômage, la pauvreté et les injustices se propagent, que les déficits menacent la solidarité nationale», estime François Fillon .
«Au lieu de regarder les faits, mes détracteurs me soupçonnent de vouloir privatiser l'assurance maladie et diminuer les remboursements. C'est évidemment faux!» affirme le candidat de la droite relevant «au passage» que «la gauche préfère oublier que le poids des mutuelles et des assurances personnelles n'a cessé d'augmenter depuis des décennies, y compris dans le cadre des réformes qu'elle a elle-même votées.» Il souhaite placer «l'assurance maladie obligatoire et les organismes complémentaires sous le pilotage d'une agence de régulation et de contrôle».
Source:Le Parisien.