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il est interdit aux diabétiques: la fonction publique

Posté : 10 janvier 2017 11:18
par LOFOTEN
Deux associations veulent «en finir avec la discrimination» des réglementations qui empêchent les diabétiques d'accéder à certains emplois
«Aujourd’hui, si vous avez un diabète, vous ne pouvez pas être ingénieur des mines, marin, policier, pilote, hôtesse de l’air, contrôleur de la SNCF ou de la sécurité sociale, pompier…» Ce lundi, la fédération française des diabétiques (FFD) et l’Aide aux jeunes diabétiques (AJD) lancent une pétition en ligne. Une fois les signatures collectées, les deux associations la porteront auprès des candidats à la présidentielle et «plus tard, aux députés qui seront élus», prévient Gérard Raymond, le président de la FFD. La pétition réclame l’abandon pur et simple de toutes les réglementations qui interdisent encore aux diabétiques de type 1 - c’est-à-dire les personnes dépendantes à l’insuline - l’accès à certains métiers.
Les diabétiques exemptés de service

Pouvant provoquer des incapacités de travail, des pertes de connaissance, voire une cécité, le diabète faisait partie des affections permettant d’être exempté du service militaire. Or l’accès à de nombreux emplois publics nécessitait d’avoir effectué ses mois sous les drapeaux. Le service militaire – supprimé en 1996 par Jacques Chirac — n’existe plus, les métiers se sont féminisés, mais le diabète est resté sur la liste des pathologies éliminatoires pour accéder aux postes militaires. De même, l’interdiction est restée pour l’école des Mines et celle des Ponts-et-Chaussées.

En revanche, elle a été levée ces dernières années pour entrer dans la police «active» (sur le terrain), pour postuler à l’école Polytechnique et pour conduire des poids lourds.

Dire que les diabétiques sont globalement exclus de la fonction publique est en tout cas trop hâtif. Marisol Touraine a par exemple rappelé, en réponse à une question à l’Assemblée nationale, que le statut de fonctionnaire dépend des capacités du candidat, et non de sa pathologie. Sur le diabète, «si des conditions particulières d’aptitudes physiques peuvent être prévues par certains textes pour l’accès à certains corps ou cadres d’emplois de fonctionnaires, il n’y a pas d’incompatibilités a priori», a répondu la ministre. En clair, rien ne s’oppose au recrutement des diabétiques en soi, seule la condition physique de la personne doit être un critère.

C’est également la position du Défenseur des droits, qui préconise, comme les associations de diabétiques, la suppression de la liste des affections qui empêchent l’admission d’un candidat, tout en évaluant concrètement pour chaque personne les conditions d’exercice du métier souhaité. «S’il y a un risque, il peut y avoir un contrôle d’aptitude régulier», complète Fabienne Jégu, conseillère experte handicap auprès du Défenseur des droits. «Il s’agit de sortir de l’approche par pathologie. Ce n’est d’ailleurs pas valable que pour le diabète, mais aussi pour l’épilepsie par exemple».
Bruit médiatique

Alors, tout le monde est d’accord ? Le problème réside surtout dans le nécessaire changement d’image sur les travailleurs atteints de diabète, pose pour sa part Marc de Kerdanet, pédiatre et président de l’AJD. «Je me souviens d’un jeune d’une formation technique, premier de sa promo, qui avait postulé pour un stage dans une usine auto», raconte-t-il. «Le médecin du travail avait fait obstacle à cause du diabète - le gamin m’avait appelé en larmes.» Pourtant, aucun texte n’interdit à un diabétique de travailler dans la construction automobile.

La vertu de la pétition, à travers le bruit médiatique que ses organisateurs entendent bien orchestrer, est autant de briser les derniers verrous d’accès à l’emploi que d’inciter les employeurs et les médecins du travail à considérer différemment le diabète, «même si évidemment certains emplois resteront plus difficiles que d’autres, explique Gérard Raymond, comme pompier de première ligne. Mais il y a d’autres métiers chez les pompiers». Quelque 200 000 personnes souffrent d’un diabète de type 1 en France.
Mais aussi:
A 22 ans, Alizée Agier a déjà un palmarès long comme le bras dans sa discipline sportive, le karaté : championne du monde senior des moins de 68kgs en 2014, puis en 2016 par équipe, et championne du monde universitaire toujours en 2016. Elle a quitté le club de Semur pour s'entraîner à Montpellier.

La championne est aussi diabétique, mais sa maladie ne l'a jamais entravé dans sa progression sportive. Mais elle rêvait en parallèle de faire carrière dans la police nationale, chose qui n'a pas été possible : en effet, elle a été écartée après avoir pourtant réussi les épreuves de sélection. En cause, son diabète. En ce début d'année 2017, Alizée Agier a décidé de s'engager dans une campagne pour lutter contre les discriminations liées au diabète.
Que des pilotes,conducteur de train ou de bus soient recalés cela peut se comprendre (en cas de malaises...possible) mais pour les autres ?? D'autant plus que la surveillance, aujourd'hui, est quotidienne et gérable par l'intéressé avec ou sans injection de d'insuline.

Alors que des alcooliques notoires (ou drogués..) peuvent continuer leur profession.... :?:

Re: il est interdit aux diabétiques: la fonction publique

Posté : 10 janvier 2017 11:34
par voileux
LOFOTEN a écrit : Deux associations veulent «en finir avec la discrimination» des réglementations qui empêchent les diabétiques d'accéder à certains emplois
«Aujourd’hui, si vous avez un diabète, vous ne pouvez pas être ingénieur des mines, marin, policier, pilote, hôtesse de l’air, contrôleur de la SNCF ou de la sécurité sociale, pompier…» Ce lundi, la fédération française des diabétiques (FFD) et l’Aide aux jeunes diabétiques (AJD) lancent une pétition en ligne. Une fois les signatures collectées, les deux associations la porteront auprès des candidats à la présidentielle et «plus tard, aux députés qui seront élus», prévient Gérard Raymond, le président de la FFD. La pétition réclame l’abandon pur et simple de toutes les réglementations qui interdisent encore aux diabétiques de type 1 - c’est-à-dire les personnes dépendantes à l’insuline - l’accès à certains métiers.
Les diabétiques exemptés de service

Pouvant provoquer des incapacités de travail, des pertes de connaissance, voire une cécité, le diabète faisait partie des affections permettant d’être exempté du service militaire. Or l’accès à de nombreux emplois publics nécessitait d’avoir effectué ses mois sous les drapeaux. Le service militaire – supprimé en 1996 par Jacques Chirac — n’existe plus, les métiers se sont féminisés, mais le diabète est resté sur la liste des pathologies éliminatoires pour accéder aux postes militaires. De même, l’interdiction est restée pour l’école des Mines et celle des Ponts-et-Chaussées.

En revanche, elle a été levée ces dernières années pour entrer dans la police «active» (sur le terrain), pour postuler à l’école Polytechnique et pour conduire des poids lourds.

Dire que les diabétiques sont globalement exclus de la fonction publique est en tout cas trop hâtif. Marisol Touraine a par exemple rappelé, en réponse à une question à l’Assemblée nationale, que le statut de fonctionnaire dépend des capacités du candidat, et non de sa pathologie. Sur le diabète, «si des conditions particulières d’aptitudes physiques peuvent être prévues par certains textes pour l’accès à certains corps ou cadres d’emplois de fonctionnaires, il n’y a pas d’incompatibilités a priori», a répondu la ministre. En clair, rien ne s’oppose au recrutement des diabétiques en soi, seule la condition physique de la personne doit être un critère.

C’est également la position du Défenseur des droits, qui préconise, comme les associations de diabétiques, la suppression de la liste des affections qui empêchent l’admission d’un candidat, tout en évaluant concrètement pour chaque personne les conditions d’exercice du métier souhaité. «S’il y a un risque, il peut y avoir un contrôle d’aptitude régulier», complète Fabienne Jégu, conseillère experte handicap auprès du Défenseur des droits. «Il s’agit de sortir de l’approche par pathologie. Ce n’est d’ailleurs pas valable que pour le diabète, mais aussi pour l’épilepsie par exemple».
Bruit médiatique

Alors, tout le monde est d’accord ? Le problème réside surtout dans le nécessaire changement d’image sur les travailleurs atteints de diabète, pose pour sa part Marc de Kerdanet, pédiatre et président de l’AJD. «Je me souviens d’un jeune d’une formation technique, premier de sa promo, qui avait postulé pour un stage dans une usine auto», raconte-t-il. «Le médecin du travail avait fait obstacle à cause du diabète - le gamin m’avait appelé en larmes.» Pourtant, aucun texte n’interdit à un diabétique de travailler dans la construction automobile.

La vertu de la pétition, à travers le bruit médiatique que ses organisateurs entendent bien orchestrer, est autant de briser les derniers verrous d’accès à l’emploi que d’inciter les employeurs et les médecins du travail à considérer différemment le diabète, «même si évidemment certains emplois resteront plus difficiles que d’autres, explique Gérard Raymond, comme pompier de première ligne. Mais il y a d’autres métiers chez les pompiers». Quelque 200 000 personnes souffrent d’un diabète de type 1 en France.
Que des pilotes,conducteur de train ou de bus soient recalés cela peut se comprendre (en cas de malaises...possible) mais pour les autres ?? D'autant plus que la surveillance, aujourd'hui, est quotidienne et gérable par l'intéressé avec ou sans injection de d'insuline.

Alors que des alcooliques notoires (ou drogués..) peuvent continuer leur profession.... :?:
La médecine du travail a quasi disparu avec la loi connerie..Je suis d'accord avec toi , conducteur de quoi que ce soit ce n'est pas envisageable, mais toutes les autres professions c'est possible..Petite précision je connais la question je fais du diabète depuis 2009...La particularité de cette maladie, réside dans le fait que même avec insuline lente ou rapide, nous ne connaissons pas forcément l'influence, cela se mesure sur 3 mois, instantanément des réactions peuvent s'avérer différentes avec la même quantité d'insuline...

Re: il est interdit aux diabétiques: la fonction publique

Posté : 10 janvier 2017 15:14
par sihanouk
Le polio et le poivrot. Ils ont quand même réussi, avec l'aide du Persécuté de Moscou, à vaincre le Mal.

https://www.tusavaisque.com/churchill-n ... -roosvelt/

J'ai travaillé 8 ans sous l'emprise de l'alcool. Et pas du petit boulot ! Puis tout a lâché.

C'est aux malades de voir ce qu'ils peuvent faire ou pas. Il est vrai qu'un malade, si on l'écoute, peut tout faire.

Les personnes travaillant dans la Fonction Publique étaient saines de corps et d'esprit en y entrant. C'est ensuite que la cervelle se sclérose.

Re: il est interdit aux diabétiques: la fonction publique

Posté : 11 janvier 2017 04:46
par Crapulax
Nous devrions avoir honte de tels actes au même titre que les discriminations "ethniques",patronymiques ou encore géographiques à l'embauche parce qu'il s'agit bel et bien là aussi de "tri" des personnes.

Re: il est interdit aux diabétiques: la fonction publique

Posté : 11 janvier 2017 07:12
par bister
Ba c'est la gauche, elles a ses valeurs et sa religion

bien que tout en haut dans les échelons, ça doit être de la droite pète sec, voir des tortionnaires, le peuple n'a qu'à bien se tenir..

voir Hollande .. Hidalgo.. etc