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Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 30 mai 2017 14:34
par Stounk
Une enquête de Santé Publique France montre la stagnation à un niveau élevé du nombre de fumeurs, avec un creusement des inégalités sociales : plus on est pauvre, plus on fume et moins on arrive à arrêter la cigarette. Le tabagisme est à l'origine de 73 000 morts par an.
En France, la cigarette fait toujours un tabac
31 mai, journée mondiale sans tabac. Et bien, pour parler franchement, on ne peut pas dire qu’en France il y ait de moins en moins de fumeurs : nous voilà même installés dans une sorte de stagnation qui inquiète les experts de santé publique. C’est ce que montre en tout cas le baromètre santé-tabac, publié ce mardi par Santé Publique France.
Les chiffres donc. «En France, en 2016, 34,5% des 15-75 ans fumaient du tabac, 28,7% quotidiennement. Ces prévalences sont stables depuis 2010, après la hausse observée entre 2005 et 2010». En somme, depuis près de sept ans, cela ne bouge pas. Cette stabilité ne peut être perçue que comme l’échec des politiques publiques en la matière. Il est vrai que les pouvoirs publics n’ont guère touché au prix du tabac, dont on connaît l’impact immédiat, et que l’arrivée du paquet neutre est trop récente pour que son effet puisse être mesuré. En 2013, le tabagisme reste à l’origine de 73 000 décès directs.
Les femmes et le tabac
Derrière cette stabilité globale se cachent des évolutions fortes. Ainsi, les données pointent une «augmentation du tabagisme chez les femmes dans les classes d’âge les plus élevées». Cela s’explique par un effet de génération : les générations de femmes qui ont le plus fumé ont aujourd’hui de 55 à 75 ans, et une partie d’entre elles n’ont pas arrêté de fumer. «La diminution du tabagisme parmi les femmes de 15-24 ans et les hommes de 25-34 ans est en revanche un résultat encourageant pour l’avenir», se console Santé Publique France.
Les inégalités sociales
C’est le constat le plus redoutable : les inégalités sociales se creusent face au risque du tabagisme. «L’accroissement des inégalités sociales en matière de tabagisme depuis le début des années 2000 se poursuit, écrit ainsi Santé Publique France. La prévalence de la consommation de tabac augmente parmi les plus défavorisés, mais elle diminue parmi les personnes ayant des hauts niveaux de diplôme et de revenus.»
Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer. Les chercheurs mettent en avant notamment «l’utilisation de la cigarette pour gérer le stress», «la difficulté à se projeter dans l’avenir», mais aussi «la méfiance à l’égard des messages de prévention», «le déni du risque», «une dépendance nicotinique plus importante», voire «une norme sociale en faveur du tabagisme». Le plus déroutant est de noter que «le processus d’arrêt du tabac est différencié selon la situation socio-économique : les fumeurs des catégories sociales moins favorisées sont aussi nombreux que les autres à vouloir et à tenter d’arrêter de fumer, mais ils y arrivent moins souvent».
Au final, sur la même période, la prévalence du tabagisme quotidien a augmenté «de 35,2% à 37,5% parmi les personnes aux revenus de la tranche la plus basse, alors qu’elle a diminué de 23,5 à 20,9% parmi les personnes aux revenus de la tranche la plus haute».
En somme, les politiques de prévention ne marchent pas pour les classes les plus défavorisées.
http://www.liberation.fr/france/2017/05 ... ac_1573078
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 30 mai 2017 15:44
par Victor
Stounk a écrit : Une enquête de Santé Publique France montre la stagnation à un niveau élevé du nombre de fumeurs, avec un creusement des inégalités sociales : plus on est pauvre, plus on fume et moins on arrive à arrêter la cigarette. Le tabagisme est à l'origine de 73 000 morts par an.
En France, la cigarette fait toujours un tabac
31 mai, journée mondiale sans tabac. Et bien, pour parler franchement, on ne peut pas dire qu’en France il y ait de moins en moins de fumeurs : nous voilà même installés dans une sorte de stagnation qui inquiète les experts de santé publique. C’est ce que montre en tout cas le baromètre santé-tabac, publié ce mardi par Santé Publique France.
Les chiffres donc. «En France, en 2016, 34,5% des 15-75 ans fumaient du tabac, 28,7% quotidiennement. Ces prévalences sont stables depuis 2010, après la hausse observée entre 2005 et 2010». En somme, depuis près de sept ans, cela ne bouge pas. Cette stabilité ne peut être perçue que comme l’échec des politiques publiques en la matière. Il est vrai que les pouvoirs publics n’ont guère touché au prix du tabac, dont on connaît l’impact immédiat, et que l’arrivée du paquet neutre est trop récente pour que son effet puisse être mesuré. En 2013, le tabagisme reste à l’origine de 73 000 décès directs.
Les femmes et le tabac
Derrière cette stabilité globale se cachent des évolutions fortes. Ainsi, les données pointent une «augmentation du tabagisme chez les femmes dans les classes d’âge les plus élevées». Cela s’explique par un effet de génération : les générations de femmes qui ont le plus fumé ont aujourd’hui de 55 à 75 ans, et une partie d’entre elles n’ont pas arrêté de fumer. «La diminution du tabagisme parmi les femmes de 15-24 ans et les hommes de 25-34 ans est en revanche un résultat encourageant pour l’avenir», se console Santé Publique France.
Les inégalités sociales
C’est le constat le plus redoutable : les inégalités sociales se creusent face au risque du tabagisme. «L’accroissement des inégalités sociales en matière de tabagisme depuis le début des années 2000 se poursuit, écrit ainsi Santé Publique France. La prévalence de la consommation de tabac augmente parmi les plus défavorisés, mais elle diminue parmi les personnes ayant des hauts niveaux de diplôme et de revenus.»
Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer. Les chercheurs mettent en avant notamment «l’utilisation de la cigarette pour gérer le stress», «la difficulté à se projeter dans l’avenir», mais aussi «la méfiance à l’égard des messages de prévention», «le déni du risque», «une dépendance nicotinique plus importante», voire «une norme sociale en faveur du tabagisme». Le plus déroutant est de noter que «le processus d’arrêt du tabac est différencié selon la situation socio-économique : les fumeurs des catégories sociales moins favorisées sont aussi nombreux que les autres à vouloir et à tenter d’arrêter de fumer, mais ils y arrivent moins souvent».
Au final, sur la même période, la prévalence du tabagisme quotidien a augmenté «de 35,2% à 37,5% parmi les personnes aux revenus de la tranche la plus basse, alors qu’elle a diminué de 23,5 à 20,9% parmi les personnes aux revenus de la tranche la plus haute».
En somme, les politiques de prévention ne marchent pas pour les classes les plus défavorisées.
http://www.liberation.fr/france/2017/05 ... ac_1573078
Effectivement le rapport au tabac est aujourd'hui différent dans les strates sociales.
La norme sociale est différente, c'est évident que chaque sociale a ses normes qui lui sont propres.
Et donc pas que sur le tabac. Dans les classes sociales inférieures, la force physique de l'homme est très importante. Ce sont des milieux où le travail de l'homme était et est encore souvent basé sur sa force physique. L'homme se doit d'être fort et viril. Le fait de fumer est une preuve de cette force, de cette résistance, de virilité. La première cigarette est vue comme un rite de passage à l'état adulte pour le jeune.
Je pense que si l'on faisait des études sur la musculation, on verrait que ce sont aussi dans ces milieux que l'on trouve le plus d'adeptes du bodybuilding (et pas le yoga ou le golf !).
Je serais moins affirmatif sur le tabagisme féminin.
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 30 mai 2017 16:17
par crepenutella
Pour ma part je fume quelques cigarettes par jour en culpabilisant et je fais du yoga. Je fais néanmoins parti des revenus modestes avec juste le smic mais je suis diplômé du supérieur. Comme quoi les stéréotypes...par contre faisant parti des gens modestes (surtout à cause de mon jeune âge et du début de carriere difficiles en ces temps de crise) je correspond à l'étude.
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 30 mai 2017 16:19
par Victor
crepenutella a écrit : Pour ma part je fume quelques cigarettes par jour en culpabilisant et je fais du yoga. Je fais néanmoins parti des revenus modestes avec juste le smic mais je suis diplômé du supérieur. Comme quoi les stéréotypes...par contre faisant parti des gens modestes (surtout à cause de mon jeune âge et du début de carriere difficiles en ces temps de crise) je correspond à l'étude.
Mais tu m'as l'air plus yoga que bodybuilding !
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 30 mai 2017 16:22
par Mickey
A 7€ le paquet faut plutôt être à l'aise financièrement, où habiter pas loin du Luxembourg.

Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 30 mai 2017 16:29
par crepenutella
Victor a écrit : crepenutella a écrit : Pour ma part je fume quelques cigarettes par jour en culpabilisant et je fais du yoga. Je fais néanmoins parti des revenus modestes avec juste le smic mais je suis diplômé du supérieur. Comme quoi les stéréotypes...par contre faisant parti des gens modestes (surtout à cause de mon jeune âge et du début de carriere difficiles en ces temps de crise) je correspond à l'étude.
Mais tu m'as l'air plus yoga que bodybuilding !
maintenant oui mais j'ai fais de la muscu dans mon jeune age pour me tailler un corps qui plait aux filles. Et puis j'ai compris que c'était risibles et mes priorités ont changé. J'ai quand même subit la tentation un temps mais sans jamais adhérer a la "philosophie m'as tu vu?" de ces gens ni au culte du corps. C'était plus un moyen d'avoir confiance en moi. Ma confiance etant apparut j'ai délaissé cette activité bornée pour quelque chose de plus spirituel et porteur de sens. J'assume parfaitement aujourd'hui mon corps mince et souple de pratiquant de yoga. On évolue, mais c'est l'ouverture d'esprit du aux études qui permet justement de ne pas rester sur ses positions.
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 30 mai 2017 17:00
par mic43121
Je ne vois pas le rapport entre fumer et le fric..
J'ai commencé en fumant du "BOIS TUBANT" un genre de plate grimpante qui pousse au bord des rivières ..
c'est creux tu l'allumes d'un coté et tu aspires la fumée .
.ensuite les P4 qui se souvient ?ça coutait 16 centimes d'anciens franc..4 cigarettes…on se cachait..
J'ai fumé jusqu'a 50 ans ..J'ai toujours fait du sport..je ne fume plus depuis 26 ans..je joue au tennis 3/4 fois par semaine..
J'ai subit une greffe de valve aortique ils a 8 ans (sans qu'on puisse m'expliquer a quoi c'est du) j'ai céssé le tennis 3mois et demi..
Les cardio m'ont recommandé la marche...
Je préfère le tennis
J'ai dit à mes proches "si je reste sur un court de tennis ,sachez que je suis mort heureux"

Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 30 mai 2017 17:52
par Fonck1
Fumer, c'est surtout un truc très con.
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 30 mai 2017 23:35
par Allora
les riches ont d'autres drogues plus classe c'est tout ..

( voyages , p** de luxe, stage de méditation , détente quotidienne ds un jacuzzi de luxe et bonne bouffe ..)
quand tu crèves de solitude ou tu prends râteau sur râteau à Pôle emploi ..ça n'aide pas à te passer de la cigarette ...
suis sûre que les pauvres préféraient se shooter au caviar et au champagne

Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 31 mai 2017 00:04
par Labrecche
Il ne faut pas croire que leur politique bidon a réellement entraîné une stabilité de la consommation, le facteur le plus important est le développement de l'e-cigarette, les fumeurs passent de l'un à l'autre par période, cette stabilité cacha en réalité une hausse de consommation de nicotine, et c'est bien normal avec toutes les idioties que cet état tente de nous faire avaler, il en faut bien une plus grande dose pour que son effet apaisant puisse être suffisant.
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 31 mai 2017 05:40
par Crapulax
Il faudrait cesser de prendre les gens pour des imbéciles aussi non?....Et surtout mettre fin à cette sorte d'infantilisation et d'hypocrisie générale.....
.......L'état sait ce qu'il cautionne comme produit....D'ailleurs pour des prétextes dirons nous à la noix ces derniers en sont arrivés à coller des images sur les paquets le produit qu'ils vendent.......Du reste ils sont maintenant devenus identiques avec les photos agrandies et les mises en gardes sanitaires bien en évidence sur le paquet......
.......Et maintenant voilà ces dealeurs qui viennent jouer la carte de la responsabilité.....Avant de fabriquer des morts à la chaine il faudrait s'en prendre au responsable.....Qui n'est pas le fumeur ou le consommateur mais bel et bien l'Etat........Parce que c'est ce dernier qui maitrise le marché propre au Pays,qui propose l'offre,le choix et les prix.......
.......Et pire......Qui s'enrichit sur le dos des accros au tabac donc qui mise sur la durée de vie de certaines personnes....Et maintenant nous le savons sur une catégorie sociale en particulier....
......Autre point ou l'Etat se fout de la tronche des gens......Lorsque ce que ce dernier parle du coût que représentent les malades liés au tabagisme.....
.....Souvent la justification donnée est que la sécurité sociale est en déficit.....
Est-ce uniquement du aux fumeurs?
....Et surtout cela fait combien d'années que l'Etat est censé reversé une bonne partie des taxes pour lutter contre le cancer ou améliorer les traitements?(C'était à la base le but)
.........Cela fait énormément de temps que la recherche aurait pu faire de grandes avancées si cette dernière avait perçue son dû mais au bout de plus de vingt ans et vu le résultat on voit que jamais une de ces tunes n'a servie à traiter les maladies...
......Les fumeurs payent tous leurs cancers,c'est ainsi.............L'état est macabre.........
.......Il faudrait arrêter de fumer mais l'état lui n'arrête jamais de ponctionner ces derniers et de se gorger de bénéfices.......Ce qu'ils ne disent pas justement c'est qu'ils n'ont pas spécialement intérêt à trouver un remède pour certains cancers dus au tabac.....Parce que leurs "clients" faisant leur chiffre d'affaires il ne peuvent se passer de cette énorme rentrée financière qui en fait colmate d'autres déficits..........
.....Celui qui n'a toujours rien c'est le consommateur.........Mis à part le droit de se tuer avec la bénédiction de l'état qui lui fournit son "arme" pour se foutre en l'air......
.....Et dire que des gens osent s'écharper sur le sujet.......Ca aussi ça fait partie du "packaging" de l'Etat.....Il faut toujours des voix qui confirment la bonne parole et prônent la méfiance sanitaire tout en cautionnant la source du Mal....Mais en attendant,pendant que ça débat sur le sujet et que cela divise les non-fumeurs et les fumeurs l'état lui ne suspend pas la vente de tabac................

..............Comme à l'habitude les "pions" servent souvent à faire diversion....
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 31 mai 2017 09:30
par hornby
En général, la plupart des addictions sont la conséquence d'un désespoir. Cependant il y a aussi des "addicts" chez les riches, mais ça se voit moins.
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 31 mai 2017 09:48
par Victor
J'ai longtemps travaillé dans l'industrie et je peux assurer que les ouvriers fumaient quasiment tous alors que les cols blancs des bureaux ne fumaient quasiment pas ou très peu.
Voilà. C'est comme cela. C'est une réalité.
Le pourquoi du comment ?
On a des sociologues qui prétendent expliquer la société en large et en travers ... On-t-il une explication ?
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 31 mai 2017 10:29
par Stounk
Victor a écrit : J'ai longtemps travaillé dans l'industrie et je peux assurer que les ouvriers fumaient quasiment tous alors que les cols blancs des bureaux ne fumaient quasiment pas ou très peu.
Voilà. C'est comme cela. C'est une réalité.
Le pourquoi du comment ?
On a des sociologues qui prétendent expliquer la société en large et en travers ... On-t-il une explication ?
La mode est plutôt au bien-être, au mec propre, sportif, bonne hygiène de vie, etc. Du coup, la cigarette (voire l'alcool, à part un petit verre de vin par ci par là et un apéro occasionnel) est ringardisée.
Re: Fumer, c'est un truc de pauvre.
Posté : 31 mai 2017 11:33
par hornby
j'ai lu récemment dans une revue économique (Challenges ?) que le patronat français était le plus alcoolisé de l'OCDE. On n'en parle pas, surtout au MEDEF.
Pourtant GATTAZ a vraiment une tronche de pochetron ?
On comprend mieux les déboires des entreprises françaises face à la mondialisation.