Page 1 sur 5
Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 31 mai 2017 18:18
par Torapamavoix
Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde Berlin .
La hausse de la pauvreté en Allemagne devient à tel point inquiétante que même le Fonds monétaire international (FMI) s’en est alarmé, ce lundi 15 mai, dans son rapport annuel.
Croissance au beau fixe (+1,9% en 2016), excédent commercial record (252,9 milliards d’euros, avec un volume d’exportations plus important que jamais), taux de chômage au plus bas (5,8% en mars 2017)… L’Allemagne de la Chancelière Merkel est régulièrement érigé en modèle en France et ailleurs en Europe, dans le sud notamment parmi "les mauvais élèves" de la discipline budgétaire. Seulement cette belle réussite économique cache une dure réalité : le risque de pauvreté a explosé outre-Rhin ces dernières années. A tel point que même le Fonds monétaire international (FMI) s’en alarme, ce lundi 15 mai, dans son rapport annuel. "Malgré un filet de sécurité sociale bien développé et une forte progression de l’emploi, le risque de pauvreté relative [en Allemagne] demande une attention continue", alerte-t-il en effet.
En cause, les dérives d’un modèle qui peuvent se résumer en un chiffre : le taux de pauvreté - fixé à 60% du revenu médian - atteint aujourd’hui 17% en Allemagne (contre 14% en France) selon les derniers chiffres de l’institut Eurostat. Soit plus de 13 millions de personnes touchées. Parmi elles, beaucoup de travailleurs. Toujours selon les dernières estimations d’Eurostat, 9,7% de la population allemande dotée d’un emploi vit effectivement en dessous du seuil de pauvreté. Une situation qui s’explique entre autres par les réformes du marché du travail menées par l’ancien chancelier social-démocrate (Paul Duke le magnifique) Gerhard Schröder entre 2003 et 2005 et en particulier par la création des emblématiques mini-jobs non soumis aux cotisations sociales.
Les travailleurs pauvres, un enjeu électoral
Des politiques qui suscitent désormais le rejet. La Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le Land le plus peuplé d’Allemagne et bastion du Paul Duke le magnifique depuis 1966, où vivent de très nombreux travailleurs pauvres, a de fait donné une large victoire à l’opposition, en l’occurrence aux conservateurs de la CDU (l’Union chrétienne-démocrate) de la chancelière Merkel, ce dimanche 14 mai lors d’un scrutin régional. Pour le FMI également, la question des travailleurs pauvres apparaît à présent comme l’un des principaux enjeux économiques et sociaux du pays.
Il recommande donc de mettre en place sans tarder une série de mesures simples telles que l’augmentation des salaires, un allègement des charges pour les revenus plus faibles ou encore, à l’inverse, une hausse des impôts pour les plus fortunés. Des mesures d’autant plus urgentes que le pays, dont tous les voyants économiques sont au vert, dispose de leviers financiers suffisants pour agir...
(dans marianne)
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 31 mai 2017 22:38
par NSC
C'est marrant on n'entend pas les Allemands se plaindre. C'est sans doute par ce qu'ils comprennent que parfois il faut se serrer la ceinture pour passer un cap difficile et en recolter les fruits ensuite. Tient demande aux salarie de pOrche si leur bonus de fin d'annee 2016 etait si miserable que ca.
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 31 mai 2017 22:40
par Fonck1
si les allemands baissent, c'est que nous montons.
tant mieux pour nous
par contre, les britaniques eux,sont des la mouise...
http://www.ouest-france.fr/europe/grand ... ni-4965071
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 31 mai 2017 22:56
par Moriarty
Selon Marcel Fratchzer, économiste allemand, il y a 15% de pauvres en Allemagne, avec 33% des allemands qui ont un salaire plus faible qu'il y a 20 ans .....avec des écarts entre les plus pauvres et les plus riches qui ne cesse de s'élargir.
L'Allemagne, ce bon élève de l'Europe .....
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 31 mai 2017 23:17
par Fonck1
Moriarty a écrit : Selon Marcel Fratchzer, économiste allemand, il y a 15% de pauvres en Allemagne, avec 33% des allemands qui ont un salaire plus faible qu'il y a 20 ans .....avec des écarts entre les plus pauvres et les plus riches qui ne cesse de s'élargir.
L'Allemagne, ce bon élève de l'Europe .....
l’Allemagne est comme tous les pays.
15% de pauvres? ça veut dire 85% d'aisés.
je signe demain.
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 31 mai 2017 23:21
par Stounk
Ha, c'est beau l'UE, hein? L'entente entre les peuples, et blablabla.

Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 31 mai 2017 23:39
par Fonck1
Stounk a écrit :
Ha, c'est beau l'UE, hein? L'entente entre les peuples, et blablabla.

ben oui.
les allemands croyaient quand même pas qu'ils allaient dominer l’Europe en permanence.
au contraire, ça se stabilise et régularise.
il y a encore 25 ans, le mark nous la mettait profond.
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 01 juin 2017 00:36
par Stounk
Fonck1 a écrit : Stounk a écrit :
Ha, c'est beau l'UE, hein? L'entente entre les peuples, et blablabla.

ben oui.
les allemands croyaient quand même pas qu'ils allaient dominer l’Europe en permanence.
au contraire, ça se stabilise et régularise.
il y a encore 25 ans, le mark nous la mettait profond.
Oui, les choses ont bien changé, les Allemands ne dominent plus du tout l'Europe aujourd'hui...

Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 01 juin 2017 06:08
par Crapulax
....Je le dis depuis des années....L'étendue de la pauvreté en Allemagne mènera à la radicalité idéologique des concernés.....Depuis quelques années le National-Socialisme apparait au sein de la population Allemande,je l'avais aussi évoqué à plusieurs reprises........
......La précarité et la misère sont le terreau du radicalisme de Droite.......(Chômage compris).....
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 01 juin 2017 09:16
par Victor
Les salaires médians et moyens sont plus élevés en Allemagne.
Donc les petits salaires allemands considérés comme "pauvres" sont plus nombreux. Mais ces mêmes petits salaires allemands ne seraient plus considérés comme pauvre si on les comparaient aux salaires médians français.
C'est une pauvreté relative à des salaires médians élevés.
L'équivalent allemand de Pôle Emploi a dressé un inventaire des salaires offerts, selon les métiers, dans les entreprises privées, outre-Rhin. Dans l'industrie, les ouvriers allemands sont nettement mieux lotis que leurs homologues français. Mais ils ne sont pas les seuls.
Ce n'est un secret pour aucun frontalier français: les entreprises allemandes paient généralement bien mieux que leurs homologues français.
En 2013, le salaire brut moyen en France s'élevait à 2.912 euros, contre 3.449 euros en Allemagne.
Néanmoins, cette différence est plus ou moins forte selon les secteurs et les métiers. Le Pôle Emploi allemand (la Deutsche Agentur für Arbeit) a récemment mis à jour sa base de données permettant de visualiser le salaire médian à l'embauche sur pour une profession donnée. Ce qui permet de se faire une idée précise de ce que peut escompter un demandeur d'emploi formé pour accéder aux emplois les plus recherché en Allemagne.
15% de plus pour les caissiers
Ces données permettent ainsi de comparer, métier par métier, la différence de rémunération entre les salariés français et allemands. Sans surprise, les écarts les plus sensibles s'observent dans l'Industrie. Selon l'Observatoire des inégalités qui s'appuient sur les chiffres de l'Insee, le salaire médian
d'un ouvrier qualifié dans ce secteur atteint 2.400 euros bruts en France, alors qu'en Allemagne il est de 3.471 euros.Précisons qu'il s'agit
d'une médiane et non d'une moyenne, ce qui signifie que la moitié des ouvriers touche moins que la somme indiquée et l'autre moitié davantage.
La différence sur le plan salarial est un peu moins forte mais néanmoins très sensible,
pour les électriciens et les électromécaniciens qui gagnent 3.388 euros en Allemagne contre 2.512 euros en France. Il en va de même dans l'industrie automobile. Un carrossier gagne en Allemagne 2.689 euros bruts contre 2.250 euros en France. Pour un mécanicien l'écart est encore plus important:
2.006 euros en France contre 2.689 euros en Allemagne.
Et même en dehors de l'industrie, les différences sont parfois saisissantes. Un caissier de supermarché gagne
en Allemagne 2.106 euros contre 1.802 euros en France, soit 15% de plus.
En revanche, un ingénieur en informatique gagne sensiblement la même chose des deux côtés du Rhin, autour de 5.000 euros bruts par mois. Il en est de même pour les conducteurs routiers qui gagnent 2.342 euros en France et 2.279 euros en Allemagne.
Et certains métiers ne sont pas mieux payés chez notre voisin, au contraire.
Un coiffeur gagne ainsi moins en Allemagne qu'en France (1.434 euros contre 1.643 euros). De même pour les vétérinaires: 3.444 euros en Allemagne contre 4.086 euros en France.
http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/les- ... 75224.html
Donc les allemands ont globalement des salaires supérieurs aux salaires français. Ce qui ce visualise tous les jours avec le flux des frontaliers allant travailler en Allemagne !
La France ayant fait le choix d'un SMIC élevé (et donc d'un chômage élevé) et compte tenu d'un salaire médian plus faible que le salaire médian allemand, les écarts de salaire sont plus réduits en France qu'en Allemagne.
Il y a donc "statistiquement" moins de pauvre en France.
C'est ce que l'on pourrait appeler un nivellement par le bas. En fait certains allemands pauvres pourraient ne plus être pauvre si on comparait leur revenu aux salaires français.
Et inversement un salarié français pas trop mal loti, pourrait se retrouver dans la catégorie "pauvre" si on le comparait aux salaires allemands !
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 01 juin 2017 10:09
par Stounk
Victor a écrit : Les salaires médians et moyens sont plus élevés en Allemagne.
Donc les petits salaires allemands considérés comme "pauvres" sont plus nombreux. Mais ces mêmes petits salaires allemands ne seraient plus considérés comme pauvre si on les comparaient aux salaires médians français.
C'est une pauvreté relative à des salaires médians élevés.
L'équivalent allemand de Pôle Emploi a dressé un inventaire des salaires offerts, selon les métiers, dans les entreprises privées, outre-Rhin. Dans l'industrie, les ouvriers allemands sont nettement mieux lotis que leurs homologues français. Mais ils ne sont pas les seuls.
Ce n'est un secret pour aucun frontalier français: les entreprises allemandes paient généralement bien mieux que leurs homologues français.
En 2013, le salaire brut moyen en France s'élevait à 2.912 euros, contre 3.449 euros en Allemagne.
Néanmoins, cette différence est plus ou moins forte selon les secteurs et les métiers. Le Pôle Emploi allemand (la Deutsche Agentur für Arbeit) a récemment mis à jour sa base de données permettant de visualiser le salaire médian à l'embauche sur pour une profession donnée. Ce qui permet de se faire une idée précise de ce que peut escompter un demandeur d'emploi formé pour accéder aux emplois les plus recherché en Allemagne.
15% de plus pour les caissiers
Ces données permettent ainsi de comparer, métier par métier, la différence de rémunération entre les salariés français et allemands. Sans surprise, les écarts les plus sensibles s'observent dans l'Industrie. Selon l'Observatoire des inégalités qui s'appuient sur les chiffres de l'Insee, le salaire médian
d'un ouvrier qualifié dans ce secteur atteint 2.400 euros bruts en France, alors qu'en Allemagne il est de 3.471 euros.Précisons qu'il s'agit
d'une médiane et non d'une moyenne, ce qui signifie que la moitié des ouvriers touche moins que la somme indiquée et l'autre moitié davantage.
La différence sur le plan salarial est un peu moins forte mais néanmoins très sensible,
pour les électriciens et les électromécaniciens qui gagnent 3.388 euros en Allemagne contre 2.512 euros en France. Il en va de même dans l'industrie automobile. Un carrossier gagne en Allemagne 2.689 euros bruts contre 2.250 euros en France. Pour un mécanicien l'écart est encore plus important:
2.006 euros en France contre 2.689 euros en Allemagne.
Et même en dehors de l'industrie, les différences sont parfois saisissantes. Un caissier de supermarché gagne
en Allemagne 2.106 euros contre 1.802 euros en France, soit 15% de plus.
En revanche, un ingénieur en informatique gagne sensiblement la même chose des deux côtés du Rhin, autour de 5.000 euros bruts par mois. Il en est de même pour les conducteurs routiers qui gagnent 2.342 euros en France et 2.279 euros en Allemagne.
Et certains métiers ne sont pas mieux payés chez notre voisin, au contraire.
Un coiffeur gagne ainsi moins en Allemagne qu'en France (1.434 euros contre 1.643 euros). De même pour les vétérinaires: 3.444 euros en Allemagne contre 4.086 euros en France.
http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/les- ... 75224.html
Donc les allemands ont globalement des salaires supérieurs aux salaires français. Ce qui ce visualise tous les jours avec le flux des frontaliers allant travailler en Allemagne !
La France ayant fait le choix d'un SMIC élevé (et donc d'un chômage élevé) et compte tenu d'un salaire médian plus faible que le salaire médian allemand, les écarts de salaire sont plus réduits en France qu'en Allemagne.
Il y a donc "statistiquement" moins de pauvre en France.
C'est ce que l'on pourrait appeler un nivellement par le bas. En fait certains allemands pauvres pourraient ne plus être pauvre si on comparait leur revenu aux salaires français.
Et inversement un salarié français pas trop mal loti, pourrait se retrouver dans la catégorie "pauvre" si on le comparait aux salaires allemands !
Tu ne tiens pas compte d'une donnée essentielle: le coût de la vie. Avec une certaine somme mensuelle, on peut très bien vivre dans un pays et ne pas avoir de quoi survivre dans un autre.
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 01 juin 2017 10:14
par Torapamavoix
Moriarty a écrit : Selon Marcel Fratchzer, économiste allemand, il y a 15% de pauvres en Allemagne, avec 33% des allemands qui ont un salaire plus faible qu'il y a 20 ans .....avec des écarts entre les plus pauvres et les plus riches qui ne cesse de s'élargir.
L'Allemagne, ce bon élève de l'Europe .....
Mais eux ne veulent pas le voir, leurs œillères libérales les en empêchent.
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 01 juin 2017 10:47
par gemmill
Moriarty a écrit : Selon Marcel Fratchzer, économiste allemand, il y a 15% de pauvres en Allemagne, avec 33% des allemands qui ont un salaire plus faible qu'il y a 20 ans .....avec des écarts entre les plus pauvres et les plus riches qui ne cesse de s'élargir.
L'Allemagne, ce bon élève de l'Europe .....
pourquoi nos médias n'ont ils jamais cesser de tresser des louanges a Merkel ??
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 01 juin 2017 10:59
par Mickey
Victor a écrit :Les salaires médians et moyens sont plus élevés en Allemagne.
Donc les petits salaires allemands considérés comme "pauvres" sont plus nombreux. Mais ces mêmes petits salaires allemands ne seraient plus considérés comme pauvre si on les comparaient aux salaires médians français.
C'est une pauvreté relative à des salaires médians élevés.
L'équivalent allemand de Pôle Emploi a dressé un inventaire des salaires offerts, selon les métiers, dans les entreprises privées, outre-Rhin. Dans l'industrie, les ouvriers allemands sont nettement mieux lotis que leurs homologues français. Mais ils ne sont pas les seuls.
Ce n'est un secret pour aucun frontalier français: les entreprises allemandes paient généralement bien mieux que leurs homologues français.
En 2013, le salaire brut moyen en France s'élevait à 2.912 euros, contre 3.449 euros en Allemagne.
Néanmoins, cette différence est plus ou moins forte selon les secteurs et les métiers. Le Pôle Emploi allemand (la Deutsche Agentur für Arbeit) a récemment mis à jour sa base de données permettant de visualiser le salaire médian à l'embauche sur pour une profession donnée. Ce qui permet de se faire une idée précise de ce que peut escompter un demandeur d'emploi formé pour accéder aux emplois les plus recherché en Allemagne.
15% de plus pour les caissiers
Ces données permettent ainsi de comparer, métier par métier, la différence de rémunération entre les salariés français et allemands. Sans surprise, les écarts les plus sensibles s'observent dans l'Industrie. Selon l'Observatoire des inégalités qui s'appuient sur les chiffres de l'Insee, le salaire médian
d'un ouvrier qualifié dans ce secteur atteint 2.400 euros bruts en France, alors qu'en Allemagne il est de 3.471 euros.Précisons qu'il s'agit
d'une médiane et non d'une moyenne, ce qui signifie que la moitié des ouvriers touche moins que la somme indiquée et l'autre moitié davantage.
La différence sur le plan salarial est un peu moins forte mais néanmoins très sensible,
pour les électriciens et les électromécaniciens qui gagnent 3.388 euros en Allemagne contre 2.512 euros en France. Il en va de même dans l'industrie automobile. Un carrossier gagne en Allemagne 2.689 euros bruts contre 2.250 euros en France. Pour un mécanicien l'écart est encore plus important:
2.006 euros en France contre 2.689 euros en Allemagne.
Et même en dehors de l'industrie, les différences sont parfois saisissantes. Un caissier de supermarché gagne
en Allemagne 2.106 euros contre 1.802 euros en France, soit 15% de plus.
En revanche, un ingénieur en informatique gagne sensiblement la même chose des deux côtés du Rhin, autour de 5.000 euros bruts par mois. Il en est de même pour les conducteurs routiers qui gagnent 2.342 euros en France et 2.279 euros en Allemagne.
Et certains métiers ne sont pas mieux payés chez notre voisin, au contraire.
Un coiffeur gagne ainsi moins en Allemagne qu'en France (1.434 euros contre 1.643 euros). De même pour les vétérinaires: 3.444 euros en Allemagne contre 4.086 euros en France.
http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/les- ... 75224.html
Donc les allemands ont globalement des salaires supérieurs aux salaires français. Ce qui ce visualise tous les jours avec le flux des frontaliers allant travailler en Allemagne !
La France ayant fait le choix d'un SMIC élevé (et donc d'un chômage élevé) et compte tenu d'un salaire médian plus faible que le salaire médian allemand, les écarts de salaire sont plus réduits en France qu'en Allemagne.
Il y a donc "statistiquement" moins de pauvre en France.
C'est ce que l'on pourrait appeler un nivellement par le bas. En fait certains allemands pauvres pourraient ne plus être pauvre si on comparait leur revenu aux salaires français.
Et inversement un salarié français pas trop mal loti, pourrait se retrouver dans la catégorie "pauvre" si on le comparait aux salaires allemands !
Le SMIC n'est pas du tout "élevé ", il est même très en dessous du coût de la vie en France, entendons les biens de première nécessité.
En Allemagne les loyers sont nettement plus abordables qu'en France, avec 1400 balles par mois un allemand, une fois le loyer payé peut vivre confortablement, à contrario de son homologue gaulois.
Cette une donne qu'il faut prendre en considération si on veut comparer les choses.
Re: Risque de pauvreté en Allemagne : même le FMI met en garde B
Posté : 01 juin 2017 11:13
par Victor
Mickey a écrit :
Le SMIC n'est pas du tout "élevé ",
Si on compare avec l'Allemagne, le SMIC français est élevé. Car il n'y avait pas de SMIC en Allemagne jusqu'à une date récente.
Il existe désormais un SMIC (faible) uniquement pour quelques secteurs comme l'agriculture.
On a donc d'un côté un pays comme l'Allemagne quasiment sans SMIC et avec des salaires plutôt élevés et de l'autre côté un pays comme la France avec un SMIC dans la fourchette haute des pays européens et des salaires globalement nettement plus faibles qu'en Allemagne.
Et au final, l'étude nous dit qu'il y a plus d'écart de salaires en Allemagne qu'en France.
Honnêtement, on s'en serait douté !
Comme quoi un SMIC élevé comme en France ne garantit en rien de bons salaires, bien au contraire !