Lors de son discours de politique générale, le premier ministre Edouard Philippe a cité ce poste de dépense en exemple de politique publique coûteuse bien qu’insuffisamment efficace, à réformer d’urgence.
l'APL est dans le viseur «On ne va pas continuer indéfiniment à financer 20 millions de ménages par les APL en nourrissant l’inflation immobilière», a précisé Macron
Les bails temporaires
Alors candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron faisait part de sa volonté de créer un contrat de location de trois mois à destination des actifs en mobilité professionnelle temporaire (formation, période d'essai, stage) et aux salariés en CDD. D'après les informations révélées par Le Monde mardi 4 juillet, l'Elysée planche actuellement sur ce nouveau bail, qui viendrait s'ajouter aux deux qui existent déjà : le "bail Méhaignerie" de trois ou six ans pour des locaux loués vides, et le bail d'un an pour les locations meublées. La mesure devrait figurer dans le projet de loi "Habitat, mobilité, logement" prévu pour être présenté au Parlement d'ici à l'automne.
Y'a combien de salariés en CDD en France ?
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 09:44
par Kelenner
Pour les APL, leur suppression serait une bonne chose, elles ne font qu'engraisser les bailleurs, c'est du fric de foutu en l'air.
Pour les bails, c'est la conséquence inévitable du modèle de société que veut imposer Macron : précarité, flexibilité, mobilité.
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 09:46
par gobsec
Et oui, Il existe un potentiel important de baisse des dépenses publiques à ce sujet, évidement ça va ni dans l'intérêt des lobbies ni dans celui des branleurs rentiers.
C'est capital pour rendre les entreprises plus compétitives aussi.
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 10:02
par Fonck1
Kelenner a écrit : Pour les APL, leur suppression serait une bonne chose, elles ne font qu'engraisser les bailleurs, c'est du fric de foutu en l'air.
ça ne change rien pour les bailleurs, ça n'a fait que faire monter les prix du logement.
preuve en est que toute subvention dérégule le naturel du marché.
gérer,c'est couteux et ça ne sert à rien quand c'est pas indispensable, en l’occurrence, ce poste est l'exact subvention qui ne sert à rien.
Pour les bails, c'est la conséquence inévitable du modèle de société que veut imposer Macron : précarité, flexibilité, mobilité.
il va falloir surtout changer les protections des mauvais payeurs.
c'est la condition sinequoinon pour que les bailleurs continuent leurs locations, faut revenir à plus de simplicité.
un locataire qui paye n'a aucune raison de se faire sortir.
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 10:33
par sihanouk
Si les charges salariales sont supprimées; comme il a été dit; les salaires vont augmenter.
HLM : 4 pièces. Plus de 500 €/mois. Est-ce normal ?
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 10:40
par Mickey
En voilà un sujet intéressant, on parle des locations mais qu'en est-il des achats immobilier. Les trois quart de ceux qui accèdent à la propriété, le font grâce à L'APL.
Est-ce le rôle de l'état d'entretenir une bulle immobilière à grands coups de subvention ?
Les aides au logement doivent êtres réservées uniquement aux plus pauvres, type rmistes et pour des logements sociaux.
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 10:40
par NSC
sihanouk a écrit : Si les charges salariales sont supprimées; comme il a été dit; les salaires vont augmenter.
HLM : 4 pièces. Plus de 500 €/mois. Est-ce normal ?
Combien ca coute a l'achat?? eeh oui faut aussi voir l'ammortissement, les frais d'entretiens, les taxe foncieres...... les emmerdes quand un locataire ne paye plus son lloye.....
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 10:43
par voileux
sihanouk a écrit : Si les charges salariales sont supprimées; comme il a été dit; les salaires vont augmenter.
HLM : 4 pièces. Plus de 500 €/mois. Est-ce normal ?
Pour ta première phrase tu sembles oublier que le gouvernement paiera de 35 à 40 en heures normales donc la perte sèche sera de 54 euros, ajoutons la réduction de % des heures sups de 25% à 10 soit 30 euros de moins minimum sur le calcul d'un SMIC...
Du fait que les caisses salariales vont inéluctablement se trouver à 0 , je propose que tout le monde paie sa sécu, suppression de la caisse d'allocs ,car simple rappel c'est le salarié qui payait....
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 11:08
par UBUROI
saint thomas a écrit :
Les APL
Lors de son discours de politique générale, le premier ministre Edouard Philippe a cité ce poste de dépense en exemple de politique publique coûteuse bien qu’insuffisamment efficace, à réformer d’urgence.
l'APL est dans le viseur «On ne va pas continuer indéfiniment à financer 20 millions de ménages par les APL en nourrissant l’inflation immobilière», a précisé Macron
Les bails temporaires
Alors candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron faisait part de sa volonté de créer un contrat de location de trois mois à destination des actifs en mobilité professionnelle temporaire (formation, période d'essai, stage) et aux salariés en CDD. D'après les informations révélées par Le Monde mardi 4 juillet, l'Elysée planche actuellement sur ce nouveau bail, qui viendrait s'ajouter aux deux qui existent déjà : le "bail Méhaignerie" de trois ou six ans pour des locaux loués vides, et le bail d'un an pour les locations meublées. La mesure devrait figurer dans le projet de loi "Habitat, mobilité, logement" prévu pour être présenté au Parlement d'ici à l'automne.
Y'a combien de salariés en CDD en France ?
Voilà l'article complet du Figaro, à lire car on peut mieux comprendre sa position sur le bail mobilité favorable aux CDD actuels...et sur l'aide publique ua logement... totalement inefficace si l'on regarde ailleurs en Europe:
Ses propositions sentent encore un peu le ciment et le plâtre frais, mais le gros œuvre est là et le candidat a promis qu’il détaillerait toutes ses mesures dans les jours et semaines qui viennent. Il a notamment évoqué la piste d’un nouveau bail, le «bail mobilité», limité à un an avec des droits plus restreints pour les locataires. Une formule qui donnerait accès au marché locatif à ceux qui ont du mal à s’y loger, les intérimaires ou ceux bénéficiant de CDD, tout en remettant sur le marché une partie des logements qui fuit vers des formules plus courtes, des locations touristiques de type Airbnb.
Les APL nourrissent l’inflation immobilière
«Nous avons besoin d’une politique de l’offre qui va débloquer la production de logements plutôt que de continuer à subventionner la demande» a martelé Emmanuel Macron. A raison de 40 milliards d’euros par an, la politique française du logement est plus chère et moins efficace que chez nos voisins. «On ne va pas continuer indéfiniment à financer 20 millions de ménages par les APL en nourrissant l’inflation immobilière», a-t-il précisé.
Le déblocage de la construction passerait notamment par un moratoire sur les normes qui ne cessent de s’empiler et surtout sur des actions géographiquement ciblées dans les bassins les plus tendus: l’Ile-de-France, l’axe Aix-Marseille et la région toulousaine en premier lieu. L’heure des grands dispositifs nationaux (de type PTZ ou Pinel, même s’ils n’ont pas été évoqués nommément) ou des objectifs nationaux de construction est révolue à en croire le candidat à la présidentielle.
Adepte de la modulation géographique de la politique du logement, Emmanuel Macron estime qu’on pourrait également moduler les frais de notaire pour répondre à d’autres besoins. Cela permettrait de limiter les freins à la mobilité et par exemple de soutenir des vendeurs ayant fait des efforts de rénovation énergétique en baissant ces frais spécifiquement pour eux. Cette mesure illustre d’ailleurs les deux autres axes de la politique du logement d’Emmanuel Macron: faciliter la mobilité (géographique, mais aussi dans le parc locatif ou vers la propriété) tout en rendant la rénovation énergétique accessible aux plus modestes.
Concilier efficacité et justice sociale
Dans un exercice d’équilibriste, Emmanuel Macron a voulu prouver que ses convictions libérales allaient de pair avec une fibre sociale. «Il ne s’agit pas d’avoir une politique hémiplégique, choisissant l’efficacité ou la justice sociale, il s’agit de concilier les deux.» Dans la lignée de cette réflexion, il n’a pas voulu condamner fermement l’encadrement des loyers. Tout en reconnaissant des «effets pervers» (affaiblissement de l’offre locative, fuite de certains investisseurs), il estime qu’il faut encore évaluer ses résultats. «C’est une mesure de justice sociale mais qui ne traite qu’un symptôme sans s’occuper des causes profondes du mal», a t-il tout de même reconnu.
Et pour incarner la modernité qui lui est chère, Emmanuel Macron pense qu’il est temps pour le logement de refléter les évolutions de la société et de s’adapter à une population plus mobile où le divorce ne cesse de progresser provoquant des décohabitations de plus en plus souvent accompagnées de gardes alternées. Des évolutions de société qui le poussent à s’interroger: «Si la propriété c’est un accès à l’immobilisme géographique et social, on peut questionner la fascination pour une société de propriétaires.» On est loin de la France de propriétaires prôné par son prédécesseur à l’OrpiLab, Nicolas Sarkozy.
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 12:12
par gobsec
Fonck1 a écrit :
Kelenner a écrit : Pour les APL, leur suppression serait une bonne chose, elles ne font qu'engraisser les bailleurs, c'est du fric de foutu en l'air.
ça ne change rien pour les bailleurs, ça n'a fait que faire monter les prix du logement.
preuve en est que toute subvention dérégule le naturel du marché.
gérer,c'est couteux et ça ne sert à rien quand c'est pas indispensable, en l’occurrence, ce poste est l'exact subvention qui ne sert à rien.
Pour les bails, c'est la conséquence inévitable du modèle de société que veut imposer Macron : précarité, flexibilité, mobilité.
il va falloir surtout changer les protections des mauvais payeurs.
c'est la condition sinequoinon pour que les bailleurs continuent leurs locations, faut revenir à plus de simplicité.
un locataire qui paye n'a aucune raison de se faire sortir.
Non, car ce faisant tu attires encore davantage de branleurs des rentes sur le marché, et il faut savoir que cette population fait monter la demande et donc les prix, ce qui n'est pas le cas quand tu n'as que des gens qui veulent un toit sur la tête.Le marché est amplement plus saint à ce moment là.
Ce que tu préconises va au contraire protéger les bailleurs.Ca me surprend d'ailleurs pas, c'est pas la première foi.Ces gens sont la plupart du temps des parasites.Ils veulent du profit?Ils se sortent les doigts du cul, c'est mon raisonnement à moi, les gens qui se lèvent tôt n'ont pas à les engraisser.Il faut que le marché conserve son piquant avec les gens qui ne paient pas.D'ailleurs ça ne décourage pas les bailleurs pour autant, preuve que la soupe n'est pas si mauvaise même avec un pourcentage infime de mauvais payeurs sinon plus personne nie investirait.
Par conséquent aucune réforme n'est nécessaire à ce sujet là
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 13:33
par Jarod1
Kelenner a écrit : Pour les APL, leur suppression serait une bonne chose, elles ne font qu'engraisser les bailleurs, c'est du fric de foutu en l'air.
Pour les bails, c'est la conséquence inévitable du modèle de société que veut imposer Macron : précarité, flexibilité, mobilité.
Les baux Kelenner, les baux...
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 13:37
par Kelenner
En effet, mais c'est tellement moche aussi.
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 13:39
par Victor
Kelenner a écrit : En effet, mais c'est tellement moche aussi.
Je suis d'accord, je ne sais pas pourquoi mais je trouve aussi ce pluriel moche.
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 13:44
par Victor
Kelenner a écrit : Pour les APL, leur suppression serait une bonne chose, elles ne font qu'engraisser les bailleurs, c'est du fric de foutu en l'air.
Je serais moins catégorique. Je ne suis pas bailleur, je sais qu'il y en a sur ce site et j'aimerais bien connaître leur avis.
L'immobilier a connu de très bonnes années de rentabilité. Je ne suis pas certain que cela soit encore le cas, surtout dans le neuf.
Il faut bien comprendre qu'aujourd'hui dans le neuf, sans les dispositifs de défiscalisation, la rentabilité d'un investissement immobilier (dans les régions tendues où le prix au m2 est élevé) n'est pas assurée.
Donc je ne suis pas persuadé que les loyers puissent réellement aujourd'hui baisser sans remettre en cause l'investissement immobilier.
Re: Macron et aide au logement
Posté : 11 juillet 2017 13:48
par gare au gorille
Kelenner a écrit : En effet, mais c'est tellement moche aussi.