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Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 03 août 2017 20:15
par lotus95
tout se fait dans la plus totale opacité, avec une application provisoire de la plupart des mesures prévue dès le 21 septembre
pas de débat national, pas de consultation citoyenne, où sont notre démocratie et notre souveraineté ??
malgré la ratification de l'accord au niveau européen, chaque état membre peut encore faire échouer ce traité en refusant la ratification nationale ; cela implique que les citoyens doivent manifester massivement leur opposition à cet accord, interpeller les élus, signer les pétitions, exiger une consultation impliquant véritablement les citoyens :
http://www.fondation-nature-homme.org/a ... Gwod0HMCbw

Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri
Par Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis (France insoumise) — 1 août 2017 à 15:59

Le 31 juillet, le Conseil constitutionnel a rendu son jugement suite à la saisie de 153 parlementaires : le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada est compatible avec notre Constitution. Pour Clémentine Autain, députée de La France insoumise, ce texte aurait des effets désastreux sur la santé, l’environnement et l’extension du champ de la concurrence.

En plein cœur de l’été, ni vu ni connu, le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, dit CETA, fraye tranquillement son chemin. Que les consciences relâchées ne s’y fourvoient pas : les changements potentiellement induits par le CETA concernent notre santé, l’environnement, l’extension du champ de la concurrence toujours plus libre et non faussée. Et fondamentalement, il est question de notre souveraineté. A bas bruits. Trop bas bruits....

Le 31 juillet, le Conseil constitutionnel a rendu son jugement suite à la saisie de 153 parlementaires : le CETA est compatible avec notre Constitution, nous disent les sages. Là où des garde-fous républicains pouvaient être espérés, attendus, cet avis de nature juridique ouvre la voie à une possible ratification du CETA. Il indique sans doute combien notre Constitution se trouve, ici comme dans d’autres domaines, inadaptée à nous défendre face aux défis du temps présent. La marche devrait être celle d’un processus constituant pour une nouvelle République, capable d’accroître les droits, la démocratie, la protection de l’écosystème comme nos capacités à résister à un néolibéralisme mondialisé si prédateur. Mais les «marcheurs» étant à la révolution ce que le poisson rouge est à la bicyclette, nous sommes priés de faire avec, pour l’instant.

C’est pourquoi nous devons construire un rapport de force politique, social, citoyen, pour empêcher que le CETA ne devienne une réalité. L’affaire est en cours mais le mur du silence est dur à percer. Or le gouvernement Macron/Philippe se fera un plaisir de faire aboutir le CETA loin des caméras, dans les cénacles bien fermés de la globalisation. A nous d’allumer les éclairages, plutôt des spots que des bougies. Car l’histoire de la négociation du CETA est faite d’ombres et de secrets.
Le 15 février 2017 dernier, le Parlement européen a ratifié dans un silence assourdissant ce traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. Pire, au mépris de toutes valeurs démocratiques et sans consultation préalable de la représentation nationale, près de 90% des mesures prévues dans ce traité seront applicables dès le 21 septembre prochain, alors même que nos concitoyens ne connaissent pas réellement les effets désastreux de cet accord !

Chèque en blanc aux multinationales
Les conséquences du CETA, notre pays les paierait en termes de déréglementation des normes sociales, écologiques et alimentaires. Les services publics seraient inéluctablement démantelés, concurrencés par les firmes privées canadiennes. La concurrence avec les fermes-usines canadiennes amplifierait la crise agricole ainsi que l’abaissement de la qualité des produits cultivés par les agriculteurs français. Cette concurrence aurait des répercussions directes sur la santé des consommateurs, alors que le principe de précaution, principe fondateur de notre Constitution, n’est pas reconnu par le CETA. Enfin, le traité se révélerait en désaccord complet avec les principes mêmes de l’accord de Paris, car le CETA ne prévoit aucun dispositif contraignant pour assurer la protection de l’environnement ou pour lutter contre le réchauffement climatique. Au total, sa mise en œuvre pourrait même mener à la suppression de 200 000 emplois en Europe, dont plus de 45 000 en France et frapperait en priorité les catégories de population les plus vulnérables, déjà fragilisées par les ordonnances sur le code du travail. Ce traité ne serait rien d’autre qu’un chèque en blanc aux multinationales ! Ces dernières pourraient poursuivre les États via une structure d’arbitrage privée et seraient même consultées dans l’élaboration de nos lois via un organe de coopération réglementaire. Autant dire que la privatisation de l’exercice de la justice serait ainsi organisée.

C’est pourquoi j’ai interpellé le Premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement du 19 juillet 2017. Mal à l’aise, se grattant frénétiquement la barbe à partir des 1’49 de mon intervention, Edouard Philippe a préféré se désister et envoyer Madame la ministre des Affaires européennes au charbon – on le voit souffler à l’administration : «Loiseau». Nathalie Loiseau, ancienne directrice de l’ENA, a répondu sur le ton du «circulez, il n’y a rien à voir», renvoyant à la création d’une commission d’experts chargée de statuer sur l’impact du traité. Cette réponse technocratique n’est pas de nature à rassurer les millions de Français et de citoyens européens hostiles aux traités de libre-échange. De nombreuses ONG ont d’ores et déjà pointé la partialité de cette commission, dont la composition a été révélée par le Premier ministre le 6 juillet dernier.

Ma conviction est qu’il n’existe pas en France de majorité en faveur du CETA. Au nom de la démocratie et de la vie suffisamment bonne pour le grand nombre, la bataille doit être menée pour empêcher ce traité de sévir. D’arrache-pied.

Clémentine Autain députée de Seine-Saint-Denis (France insoumise)
http://www.liberation.fr/debats/2017/08 ... ri_1587545

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 03 août 2017 20:26
par berger141
Si j'ai bien compris le CETA va s'appliquer, toutefois les parlements nationaux pourront plus tard s'y opposer. En attendant on devra supporter le CETA avec ses conséquences néfastes, notamment pour notre agriculture

C'est comme ça que fonctionne la démocratie au sein de l'UE

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 04 août 2017 01:13
par Fonck1
que des généralités pour changer....on ne parle jamais des avantages c'est bizarre non?

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 04 août 2017 11:11
par lotus95
berger141 a écrit : Si j'ai bien compris le CETA va s'appliquer, toutefois les parlements nationaux pourront plus tard s'y opposer. En attendant on devra supporter le CETA avec ses conséquences néfastes, notamment pour notre agriculture

C'est comme ça que fonctionne la démocratie au sein de l'UE
oui, mais les citoyens ont encore le pouvoir de s'opposer à cette fumisterie ... pour cela, il faut se bouger !

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 04 août 2017 11:15
par Georges61
Fonck1 a écrit : que des généralités pour changer....on ne parle jamais des avantages c'est bizarre non?
qu'elles avantages et pour qui ?

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 04 août 2017 11:19
par lotus95
Fonck1 a écrit : que des généralités pour changer....on ne parle jamais des avantages c'est bizarre non?
ils sont où les avantages Fonck, à part sur le plan financier ?

tu t'en fous toi d'être contraint à la malbouffe, aux perturbateurs endocriniens, à la baisse des normes, au fait qu'une justice parallèle pourra avoir mot à dire sur nos lois, nos principes de précaution et sanctionner la France le cas échéant ?
et le fait que notre santé soit bradée au profit des intérêts des multinationales ?

que dire de nos agriculteurs qui se retrouveront encore davantage pressurisés par une concurrence déloyale ?

j'en reviens pas d'un tel aveuglement ... :shock:

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 05 août 2017 09:52
par GEORGES
Georges61 a écrit :
Fonck1 a écrit : que des généralités pour changer....on ne parle jamais des avantages c'est bizarre non?
qu'elles avantages et pour qui ?
J'attends impatiemment Fonck que tu énumères les avantages que cette merde de traité va nous apporter tout comme le TAFTA si jamais il était accepté.
Comme mouton macronien tu périclites dangereusement. :mdr3: :mdr3: :mdr3:

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 05 août 2017 11:02
par lotus95
Un petit exemple des scandales sanitaires qui pourraient nous tomber sur la tête par milliers si les traités de libre-échange passent en France ; on n'a pas besoin de ça en plus ...
http://tempsreel.nouvelobs.com/economie ... peens.html
Scandale du fipronil : des millions d'oeufs retirés des supermarchés européens

Le scandale des oeufs contaminés s'étend à plusieurs pays européens, qui ont lancé préventivement la traque dans les rayons de supermarchés à plusieurs millions d'oeufs néerlandais suspectés de contenir des traces d'insecticide.

Les deux principales chaînes de supermarchés suisses, Coop et Migros, ont annoncé qu'elles retiraient tous les oeufs d'importation de la vente, une mesure de précaution, ont-elles souligné. A plus petite échelle, les autorités sanitaires suédoises et belges ont également commencé ce vendredi à tracer et retirer des lots d'oeufs suspects.

Dès jeudi, les supermarchés néerlandais et allemands avaient commencé à retirer en masse des millions d'oeufs de leurs rayons. L'objectif : empêcher la commercialisation ou l'arrivée dans les frigos des clients de ces lots d'oeufs livrés par les Pays-Bas et contenant une molécule interdite, bien que jugée peu nocive pour la santé des consommateurs à petite dose.

A l'origine de l'affaire, des éleveurs néerlandais de volailles ont fait appel à Chickfriend, une société spécialisée dans l'éradication du pou rouge, qui a employé dans son produit du fipronil, une molécule prohibée dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire.

Le scandale des oeufs contaminés s'étend à plusieurs pays européens, qui ont lancé préventivement la traque dans les rayons de supermarchés à plusieurs millions d'oeufs néerlandais suspectés de contenir des traces d'insecticide.

Les deux principales chaînes de supermarchés suisses, Coop et Migros, ont annoncé qu'elles retiraient tous les oeufs d'importation de la vente, une mesure de précaution, ont-elles souligné. A plus petite échelle, les autorités sanitaires suédoises et belges ont également commencé ce vendredi à tracer et retirer des lots d'oeufs suspects.

Dès jeudi, les supermarchés néerlandais et allemands avaient commencé à retirer en masse des millions d'oeufs de leurs rayons. L'objectif : empêcher la commercialisation ou l'arrivée dans les frigos des clients de ces lots d'oeufs livrés par les Pays-Bas et contenant une molécule interdite, bien que jugée peu nocive pour la santé des consommateurs à petite dose.

A l'origine de l'affaire, des éleveurs néerlandais de volailles ont fait appel à Chickfriend, une société spécialisée dans l'éradication du pou rouge, qui a employé dans son produit du fipronil, une molécule prohibée dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire.

"Modérément toxique"
En grande quantité, le fipronil est considéré comme "modérément toxique" pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
La Commission européenne a déclaré "suivre l'affaire de très près", considérant comme "prioritaires les questions touchant à la santé publique", a affirmé la porte-parole Anna-Kaisa Itkonen à des journalistes jeudi.

"Nous sommes en relation permanente" avec les pays touchés, "les élevages ont été identifiés et les oeufs infectés sont retirés du marché", a-t-elle poursuivi, arguant que la "situation (était) sous contrôle."

Pertes de "plusieurs millions d'euros"
Aux Pays-Bas, la chaîne de supermarchés la plus importante du pays, Albert Heijn, a stoppé la commercialisation de 14 types d'oeufs. Mais la crise prend surtout une tournure économique avec des éleveurs frappés de plein fouet.

Les pertes s'élevent déjà à "plusieurs millions d'euros", selon le syndicat néerlandais des éleveurs de volailles. La Haye a annoncé plancher sur le déblocage d'un plan d'aide d'urgence pour les éleveurs de volaille touchés par le scandale du fipronil, a indiqué l'agence de presse néerlandaise ANP.

L'Office suisse de la sécurité alimentaire (OSAV) a indiqué dans un communiqué que "les quantités constatées jusqu'à présent ne mettent pas en danger la santé des consommateurs".

En Suède, l'Agence de sécurité alimentaire a annoncé n'avoir connaissance que d'un seul lot d'oeufs contaminés et qui a été livré à un petit grossiste.

Le scandale pourrait encore prendre de l'ampleur si d'autres produits transformés s'avèrent contenir des oeufs contaminés. En Allemagne, six salades industrielles faites d'oeufs en morceaux ou de mayonnaise ont été rappelées vendredi soir par leur fabriquant. L'enseigne de supermarchés belge Colruyt a reconnu avoir déjà retiré en juillet des oeufs provenant de deux fournisseurs, dont les fermes étaient suspectées par les autorités belges d'être contaminées à l'insecticide.

L'Allemagne hausse le ton
L'Allemagne a été la plus massivement touchée. Le ministère de l'Agriculture a estimé dans un communiqué "qu'au moins trois millions d'oeufs contaminés" avaient été livrés dans le pays. Plusieurs grandes enseignes de supermarchés comme REWE ou Aldi ont annoncé depuis jeudi retirer des oeufs de la vente.

Le ministre allemand de l'Agriculture, Christian Schmidt, a expliqué que la première alerte était partie le 20 juillet de Belgique, mais que Berlin n'avait été avertie qu'en fin de semaine dernière par les autorités néerlandaises.

"Quelqu'un a clairement procédé avec une énergie criminelle pour frelater (des oeufs) avec un produit interdit", a déclaré le ministre dans un entretien avec le quotidien "Bild" publié vendredi dans la nuit.

"J'attends des autorités compétentes qu'elles élucident (ce dossier) rapidement et minutieusement. En particulier la Belgique et les Pays-Bas en ont ici l'obligation." (avec AFP)

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 05 août 2017 11:05
par voileux
Fonck1 a écrit : que des généralités pour changer....on ne parle jamais des avantages c'est bizarre non?
Bizarrement tu n'apportes rien de concret, défendre sans armes et sans arguments , c'est le comble du rien proposer...
Je vais de ce pas consulter le CETA avantages et inconvénients

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 05 août 2017 15:35
par Georges61
Quand on pèse 100 kg, c'est sûr que la mal bouffe on connaît.

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 05 août 2017 20:01
par GEORGES
voileux a écrit :
Fonck1 a écrit : que des généralités pour changer....on ne parle jamais des avantages c'est bizarre non?
Bizarrement tu n'apportes rien de concret, défendre sans armes et sans arguments , c'est le comble du rien proposer...
Je vais de ce pas consulter le CETA avantages et inconvénients
A part nous dire que c'est hors sujet. Les paris sont ouverts.

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 06 août 2017 08:16
par Labrecche
Le Ceta a au moins l'avantage de faire perdre du terrain à tous ces communistes ou facho-communistes qui veulent nous bloquer dans leur idéologie nauséabonde, quand à son contenu il n'est surement pas aussi nocif que cette bande de nuisibles, quand il consiste à mettre en commun certaines réglementations et normes qui sont valables aussi bien au Canada qu'en Europe, pour faciliter le fonctionnement des entreprises et donc la baisse des coûts:
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/art ... 55770.html

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 06 août 2017 10:07
par berger141
Le CETA bon ou mauvais?
Quelle que soit la réponse, le CETA a été imposé aux pays européens sans leur demander leur avis.

C'est comme ça que fonctionne la démocratie en Europe.

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 06 août 2017 11:59
par lotus95
Labrecche a écrit : Le Ceta a au moins l'avantage de faire perdre du terrain à tous ces communistes ou facho-communistes qui veulent nous bloquer dans leur idéologie nauséabonde, quand à son contenu il n'est surement pas aussi nocif que cette bande de nuisibles, quand il consiste à mettre en commun certaines réglementations et normes qui sont valables aussi bien au Canada qu'en Europe, pour faciliter le fonctionnement des entreprises et donc la baisse des coûts:
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/art ... 55770.html
l'idéologie nauséabonde est plutôt de votre côté, vous qui croyez que l'appât du gain peut tout justifier et êtes prêt à mettre en danger la santé de millions d'individus pour engranger encore et toujours plus de fric malade-3
mettre en commun certaines réglementations et normes ne fait que les abaisser, notamment en France où elles sont plus strictes qu'ailleurs
la guerre du toujours moins cher a des limites ; dans ce monde de surconsommation, un accord qui encouragerait à consommer moins et mieux aurait bien plus de sens ...

Re: Le CETA, nouveau cheval de Troie d’un néolibéralisme chéri

Posté : 06 août 2017 15:09
par berger141
Nos agriculteurs risquent de payer très cher l'application du CETA