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balance commerciale tj déficitaire comment y remédier?
Posté : 12 août 2017 10:18
par Peracetic
Bonjour à Vous tous
Sujet peu évoqué , économistes et ' politiques' préférant s' appesantir sur le fait que notre économie semble mieux se porter ; effectivement durant ces six premiers mois de 2017...L'alignement des planètes , comme ils disent , donne une conjecture dite favorable , néanmoins il semble manquer une planète dans cet alignement … !
Les douanes françaises viennent de publier les résultats du commerce extérieur. Ils se révèlent franchement mauvais. Le déficit commercial de la France atteint 34,4 milliards d’euros pour le premier semestre de 2017, le plus piètre résultat depuis 2012. Cela représente une baisse supplémentaire de plus de huit milliards d’euros, par rapport au second semestre 2016. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour notre pays
Dans le détail , si la facture énergétique accuse une hausse de 2 milliards d’euros au premier semestre 2017. élément à prendre en considération , mais ce facteur défavorable n’explique nullement la fatalité baissière de notre balance commerciale Durant les six premiers mois de 2017, ses exportations ont même progressé de 1,3% par rapport au second semestre. Seulement voilà... ! durant le même laps, les importations ont subi une hausse de 4,7%. Conclusion , la France continue à éprouver de la peine à vendre ses produits manufacturés sur le marché mondial et ne parvient pas à profiter de la bonne santé économique affichée par la plupart des pays européens.
L’une des causes du mal français semble se situer dans le manque de petites et moyennes industries en capacité d’exporter ? Observons que le tissu dense des PME qui explique en grande partie le dynamisme économique des voisins de la France comme la Suisse ou l’Allemagne.
Comment y remédier ?
Re: balance commerciale tj déficitaire Comment y remédier
Posté : 12 août 2017 10:42
par Moriarty
Peracetic a écrit : Bonjour à Vous tous
Sujet peu évoqué , économistes et ' politiques' préférant s' appesantir sur le fait que notre économie semble mieux se porter ; effectivement durant ces six premiers mois de 2017...L'alignement des planètes , comme ils disent , donne une conjecture dite favorable , néanmoins il semble manquer une planète dans cet alignement … !
Les douanes françaises viennent de publier les résultats du commerce extérieur. Ils se révèlent franchement mauvais. Le déficit commercial de la France atteint 34,4 milliards d’euros pour le premier semestre de 2017, le plus piètre résultat depuis 2012. Cela représente une baisse supplémentaire de plus de huit milliards d’euros, par rapport au second semestre 2016. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour notre pays
Dans le détail , si la facture énergétique accuse une hausse de 2 milliards d’euros au premier semestre 2017. élément à prendre en considération , mais ce facteur défavorable n’explique nullement la fatalité baissière de notre balance commerciale Durant les six premiers mois de 2017, ses exportations ont même progressé de 1,3% par rapport au second semestre. Seulement voilà... ! durant le même laps, les importations ont subi une hausse de 4,7%. Conclusion , la France continue à éprouver de la peine à vendre ses produits manufacturés sur le marché mondial et ne parvient pas à profiter de la bonne santé économique affichée par la plupart des pays européens.
L’une des causes du mal français semble se situer dans le manque de petites et moyennes industries en capacité d’exporter ? Observons que le tissu dense des PME qui explique en grande partie le dynamisme économique des voisins de la France comme la Suisse ou l’Allemagne.
Comment y remédier ?
Juste quelques questions; le fil directeur c'est; exporter ....c'est pas has been?
Les pégus(de la FNSEA) qui arrêtent les camions chargés de fraises espagnoles ....mais qui exportent leurs porcs bretons en Grèce.
Ca ne vous choque pas?
Les œufs contaminés qu'on trouve partout en Europe?
Les travailleurs pauvres de l'Allemagne qui a une supère balance commerciale?
Donc j'en reviens à mon fil directeur, exporter, ça ne bousille pas la planète? c'est pas basé sur une notion de croissance qui n'est pas soutenable d'un point de vue des ressources?
Ne vaudrait il pas mieux produire des fraises localement, du porc localement etc....des petites structures avec un commerce de proximité?
Vous pensez vraiment encore qu'un pays prospère est un pays qui exporte? pas moi.
Re: balance commerciale tj déficitaire Comment y remédier
Posté : 12 août 2017 11:15
par GEORGES
La France est un Hôtel d'après le "chancelier" de l'ombre Attali.
C'est exportable le tourisme ???
Rassurez-moi ? que je rigole.
Re: balance commerciale tj déficitaire Comment y remédier
Posté : 12 août 2017 11:22
par Peracetic
Moriarty a écrit : Peracetic a écrit : Bonjour à Vous tous
Sujet peu évoqué , économistes et ' politiques' préférant s' appesantir sur le fait que notre économie semble mieux se porter ; effectivement durant ces six premiers mois de 2017...L'alignement des planètes , comme ils disent , donne une conjecture dite favorable , néanmoins il semble manquer une planète dans cet alignement … !
Les douanes françaises viennent de publier les résultats du commerce extérieur. Ils se révèlent franchement mauvais. Le déficit commercial de la France atteint 34,4 milliards d’euros pour le premier semestre de 2017, le plus piètre résultat depuis 2012. Cela représente une baisse supplémentaire de plus de huit milliards d’euros, par rapport au second semestre 2016. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour notre pays
Dans le détail , si la facture énergétique accuse une hausse de 2 milliards d’euros au premier semestre 2017. élément à prendre en considération , mais ce facteur défavorable n’explique nullement la fatalité baissière de notre balance commerciale Durant les six premiers mois de 2017, ses exportations ont même progressé de 1,3% par rapport au second semestre. Seulement voilà... ! durant le même laps, les importations ont subi une hausse de 4,7%. Conclusion , la France continue à éprouver de la peine à vendre ses produits manufacturés sur le marché mondial et ne parvient pas à profiter de la bonne santé économique affichée par la plupart des pays européens.
L’une des causes du mal français semble se situer dans le manque de petites et moyennes industries en capacité d’exporter ? Observons que le tissu dense des PME qui explique en grande partie le dynamisme économique des voisins de la France comme la Suisse ou l’Allemagne.
Comment y remédier ?
Juste quelques questions; le fil directeur c'est; exporter ....c'est pas has been?
Les pégus(de la FNSEA) qui arrêtent les camions chargés de fraises espagnoles ....mais qui exportent leurs porcs bretons en Grèce.
Ca ne vous choque pas?
Les œufs contaminés qu'on trouve partout en Europe?
Les travailleurs pauvres de l'Allemagne qui a une supère balance commerciale?
Donc j'en reviens à mon fil directeur, exporter, ça ne bousille pas la planète? c'est pas basé sur une notion de croissance qui n'est pas soutenable d'un point de vue des ressources?
Ne vaudrait il pas mieux produire des fraises localement, du porc localement etc....des petites structures avec un commerce de proximité?
Vous pensez vraiment encore qu'un pays prospère est un pays qui exporte? pas moi.
Re
Bonjour
Vous vivez dans un monde qui a évolué et dont vous n'avez pas pris la mesure , et vous considérez à juste titre les mauvais coté de cette mondialisation .Mais contrairement à ce que vous croyez aucun pays ne peut plus 'revenir en arrière' et vivre complètement en autotarcie économique comme il y a 2 siécles et c'est ainsi !
Commerce de proximité ..OK mais croyez vous que de part la concentration urbaine existante , bcp de citadins puissent élever qq poules dans leur immeubles et même pour certains y développer un poulailler à usage commercial de proximité , une culture de fraises etc … Vous oubliez un autre fait beaucoup d'entre nous souhaitent légitimement des biens courant par exemple en électro ménager et cela passe par des importations
Autre question politique en marge : Quant au pb des travailleurs pauvres des pays qui ont choisi la flexibilité du travail ...notez qu'en France il y a toujours autant de travailleurs pauvres ...Faut il poursuivre dans cette voie ?
Re: balance commerciale tj déficitaire Comment y remédier
Posté : 12 août 2017 11:22
par Georges61
Ne vaudrait il pas mieux produire des fraises localement, du porc localement etc....des petites structures avec un commerce de proximité?
Complétement d'accord avec toi, mais tout le système contribue à faire le contraire, car ce que tu proposes irait contre les intérêts de l'agriculture intensive, contre les hypermarchés et les multinationales de la mal bouf, des Monsantos et autres pourris de ce genre.
Re: balance commerciale tj déficitaire Comment y remédier
Posté : 12 août 2017 13:06
par lotus95
Peracetic a écrit : Bonjour à Vous tous
Sujet peu évoqué , économistes et ' politiques' préférant s' appesantir sur le fait que notre économie semble mieux se porter ; effectivement durant ces six premiers mois de 2017...L'alignement des planètes , comme ils disent , donne une conjecture dite favorable , néanmoins il semble manquer une planète dans cet alignement … !
Les douanes françaises viennent de publier les résultats du commerce extérieur. Ils se révèlent franchement mauvais. Le déficit commercial de la France atteint 34,4 milliards d’euros pour le premier semestre de 2017, le plus piètre résultat depuis 2012. Cela représente une baisse supplémentaire de plus de huit milliards d’euros, par rapport au second semestre 2016. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour notre pays
Dans le détail , si la facture énergétique accuse une hausse de 2 milliards d’euros au premier semestre 2017. élément à prendre en considération , mais ce facteur défavorable n’explique nullement la fatalité baissière de notre balance commerciale Durant les six premiers mois de 2017, ses exportations ont même progressé de 1,3% par rapport au second semestre. Seulement voilà... ! durant le même laps, les importations ont subi une hausse de 4,7%. Conclusion , la France continue à éprouver de la peine à vendre ses produits manufacturés sur le marché mondial et ne parvient pas à profiter de la bonne santé économique affichée par la plupart des pays européens.
L’une des causes du mal français semble se situer dans le manque de petites et moyennes industries en capacité d’exporter ? Observons que le tissu dense des PME qui explique en grande partie le dynamisme économique des voisins de la France comme la Suisse ou l’Allemagne.
Comment y remédier ?
Bonjour Peracetic,
Débat et chiffres faussés par la réalité fiscale ; je remets le lien vers un article très intéressant posté par saint thomas sur un autre fil à propos de l'Irlande et son dumping fiscal ; s'il faut remédier à quelque chose, il faudrait au préalable rétablir la fiabilité des données étudiées
http://leseconomistesatterres.blogs.lib ... rlandaise/
26,3 %, c’est la croissance officielle du PIB irlandais en 2015 selon les données Eurostat. Vous ne rêvez pas. Il existe en zone euro un petit pays résistant incroyablement bien au marasme économique qui sévit ailleurs en Europe. C’est bien simple, l’île d’Emeraude a connu cette année-là la plus forte croissance au monde.
Mais ces fabuleuses statistiques ne s’arrêtent pas là. La production industrielle irlandaise a bondi de 65,7% entre 2013 et 2015. Les exportations, qui plafonnaient à moins de 160 milliards d’euros jusqu’en 2009 ont plus que doublé, l’Irlande ayant exporté pour 317 milliards d’euros de biens et services en 2015, soit presque autant que l’Espagne (357 milliards d’euros). Vous pensiez que l’Allemagne était la grande puissance exportatrice d’Europe ? Détrompez-vous, cette grande puissance c’est l’Irlande !
Si la France et le Royaume-Uni exportent l’équivalent de 22 500 euros par emploi, l’Allemagne parvient au chiffre éminemment respectable de 35 000 euros. Mais l’Irlande surclasse tout le monde, et de loin : chaque emploi irlandais exporte en moyenne l’équivalent de 151 000 euros de biens et services. D’ailleurs, c’est bien simple, depuis 2000 la production industrielle irlandaise a été multipliée par 2,3 alors qu’elle a baissé de 12,7 % en France et stagné en moyenne dans la zone euro.
Des chiffres paradoxaux
Quel est donc le secret de ce petit pays périphérique en Europe ? Et d’abord où se trouvent les centaines de milliers d’ouvriers et les banlieues industrielles qui produisent toutes ces richesses ?
Par quels ports de taille mondiale transitent ces exportations faramineuses ? Premier paradoxe : le plus grand port irlandais, celui de Dublin par lequel transitent les deux tiers du commerce n’apparaît dans aucun classement international. Son activité commerciale est bien plus faible que celle des grands ports espagnols. Comment l’Irlande, qui est une île, parvient-elle à exporter presque autant que l’Espagne avec une infrastructure portuaire aussi limitée ?
Deuxième paradoxe : depuis 2000, l’emploi industriel irlandais a chuté de 22,1 %, soit à peu près autant qu’en France (-23,9 %), et bien plus qu’en Allemagne (-3,4 %). Comment, avec une telle régression de sa population ouvrière, l’économie irlandaise a-t-elle pu multiplier sa production industrielle ?
Enfin, troisième paradoxe : depuis la reprise de 2013, l’emploi en Irlande n’a augmenté que de 3,9 %. Comment se fait-il que l’activité économique ait pour sa part augmenté de 37 % ?
Chez les économistes libéraux, il est de bon ton de montrer à quel point l’industrie française va mal en comparaison de celle des autres pays européens et d’en appeler aux sempiternelles réformes structurelles dont la France aurait besoin et qui passent évidemment par une baisse du coût du travail et de la fiscalité des entreprises. En octobre dernier, lors d’une journée d’étude sur les politiques industrielles européennes, j’avais entendu l’un d’entre eux souligner les magnifiques performances de l’Irlande sans jamais s’interroger sur la signification réelle des chiffres qu’il présentait. À la fin de sa présentation une discussion eut lieu : « croyez vraiment aux chiffres de l’Irlande ? » demandais-je. Il s’offusqua : « bien sûr, Eurostat est un organisme sérieux. Et sinon avec quels autres chiffres voulez-vous travailler ? »
Les conséquences d’un dumping fiscal agressif
Les statisticiens d’Eurostat sont sans doute très sérieux, mais les chiffres de l’Irlande sont absurdes. On ne peut pas, en deux ans, augmenter de 37 % le PIB d’un pays sans une forte augmentation du volume de travail. Ces chiffres n’expriment pas la réalité économique du pays mais une réalité comptable. Or, à la différence de la réalité, la comptabilité peut parfaitement se travestir. On trouve même des sociétés qui se spécialisent dans ce genre d’opérations, comme l’ont dévoilé récemment les « Panama papers »1. Ainsi, une société française qui souhaiterait minimiser ses impôts peut par exemple créer une filiale en Irlande afin de diminuer sa base fiscale. L’opération est extrêmement simple : en jouant sur les prix de transferts, c’est-à-dire en vendant sa production très peu cher à sa filiale irlandaise elle fera disparaitre ses profits en France. Si cette production est revendue au double du prix d’achat par sa filiale irlandaise à une autre filiale française, les profits seront, de fait, transférés en Irlande.Cerise sur le gâteau : cette opération n’engendre aucun coût logistique puisque les achats et les ventes ne sont que des opérations comptables qui ne nécessitent pas que les marchandises soient effectivement déplacées.
Mais si ces opérations ne laissent pas de traces physiques, elles laissent évidemment des traces comptables.
La première est que la filiale irlandaise, qui n’a pas la moindre activité réelle, va réaliser un important chiffre d’affaires. D’un point de vue statistique, l’unique employé qui s’occupe de réceptionner le courrier et de faire vivre une entité fictive génèrera plus de valeur ajoutée et de production industrielle que l’ensemble des salariés qui travaillent en France.
La deuxième concerne les balances commerciales. Puisque la société française a exporté en Irlande des marchandises qui ne valaient presque rien et les a rachetées au double du prix, la France verra sa balance commerciale se dégrader et l’Irlande ses exportations exploser et sa balance commerciale s’améliorer.
Enfin, troisième conséquence, la société française échappera à tout impôt puisqu’elle ne fera pas de bénéfice, tandis que la filiale irlandaise, qui fait de confortables profits à partir d’une production virtuelle, devra payer l’impôt au taux irlandais de 12,5 % (au lieu de 34,4 % en France)… sauf si elle négocie avec le fisc irlandais, un rescrit fiscal lui permettant d’obtenir une taxation forfaitaire bien en-dessous du taux officiel de l’impôt sur les sociétés.