AAAgora a écrit : http://www.filoche.net/2017/06/10/la-mo ... aire-brut/
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Un inspecteur des impôts devrait s'y connaître en fiche de paye, non ?
Là il jette un pavé dans les vraies intentions de Macron.
Faut-il le croire ?
Macronistes convaincus s'abstenir de tout commentaire non argumenté.
la tendance voudrait qu'on le croie en partie : cela fait des dizaines d'années que les allègements de charges sont légion (contrats aidés, Fillon, CICE ...) générant dans le même temps une baisse des recettes des organismes sociaux
aujourd'hui, hors secteurs spécifiques (batiment, secteur associatif ..), le taux de charges patronales d'un smic est de 5.7% ..., et bientôt de 0% avec le programme Macron
l'Etat compense plus ou moins la baisse des recettes auprès des organismes sociaux. Qui peut croire que cela va durer éternellement ?
Il va de soi que ce "transfert" donne toute latitude à l'Etat d'influer sur notre niveau de protection sociale ; s'il décidait selon le contexte économique de réduire cette compensation, les organismes n'auront plus les moyens d'assurer notre protection sociale au niveau actuel, et la bascule se fera automatiquement sur des mutuelles ou autres assurances de plus en plus chères
et pourtant, la question à se poser est : Qui paie réellement les charges patronales au final ???
- dans un supermarché ou un magasin quelconque, où les prix sont impactés des salaires et charges patronales ?
- dans un restaurant ou dans un hôtel ? chez un concessionnaire auto ou un réparateur ?
- chez n'importe quel prestataire de services ?
Si on va plus loin dans le raisonnement, c'est encore pire si l'on considère les allègements de charges, parce qu'ils sont financés par NOS impôts ... ce qui veut dire que dans la plupart des cas de figure, le consommateur/contribuable paie 2 fois les charges patronales, la première fois sur les prix qu'il paie, la deuxième fois sur ses impôts qui financent les allègements de charges.
En bref, oui c'est plausible parce que c'est déjà partiellement le cas, peut être pas disparition totale des charges mais réduction significative encore à venir ; il y a de surcroît double arnaque à ce sujet, d'abord sur le payeur final réel de ces charges, ensuite sur la casse du système de protection sociale que cela risque d'engendrer.