Page 1 sur 1

Des ex-collaborateurs de Trump inquiétés par la justice.

Posté : 31 octobre 2017 05:02
par Crapulax
George Papadopoulos, ex-conseiller de Trump durant la campagne, a été mis en accusation et a plaidé coupable d'avoir menti au FBI. Dans le même temps, Paul Manafort, ex-directeur de campagne, a été mis en examen pour douze chefs d'inculpation et assigné à résidence. Ce sont les premières personnalités inculpées dans l'affaire de l'ingérence russe durant l'élection américaine de 2016.

Sont-ils les premiers d'une longue liste? Un ex-membre de l'équipe de campagne de Donald Trump, George Papadopoulos, a été mis en accusation et a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs du FBI, a annoncé lundi le procureur spécial chargé de l'enquête russe à Washington. Chargé des questions de politique étrangère, il a par ses fausses déclarations «entravé l'enquête en cours du FBI sur l'existence de liens ou de coordination éventuels entre des personnes associées à la campagne et le gouvernement russe pour interférer dans l'élection présidentielle de 2016», souligne l'acte d'accusation signé par le procureur Robert Mueller.

Retour sur la tentaculaire affaire russe qui embarrasse Donald Trump:

George Papadopoulos est accusé d'avoir menti sur les contacts qu'il entretenu à partir du mois de mars 2016 avec des intermédiaires du gouvernement russe. L'un de ces intermédiaires présenté comme «le professeur» a affirmé en avril 2016 à George Papadopoulos que les Russes détenaient de quoi «salir» la candidate Hillary Clinton sous la forme de «milliers d'emails», peut-on lire dans l'acte d'accusation. Il a alors tenté «à de multiples reprises» de mettre en contact la campagne de Donald Trump et des officiels russes et a travaillé à une possible rencontre entre Vladimir Poutine et le candidat républicain, qui n'a pas eu lieu.
La Maison-Blanche a réagi en indiquant que George Papadopoulos avait «un rôle extrêmement limité dans la campagne» et qu'il prodiguait ses conseils «bénévolement». Pour ce qui est des relations qu'il aurait entretenu avec des dirigeants russes, de tels actes étaient réalisés «de sa propre initiative», répond Washington.
L'ex-directeur de campagne de Trump mis en examen

Par ailleurs, l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort , et son associé Rick Gates ont été formellement inculpés lundi de complot contre les États-Unis. Ils sont également mis en examen pour onze autres chefs d'inculpation dans le cadre de l'enquête sur une possible ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016, a annoncé lundi le procureur spécial Robert Mueller.

L'acte d'inculpation de Paul Manafort, signé par Robert Mueller, ne suggère toutefois pas de collusion entre l'équipe du candidat républicain et les autorités russes qui aurait pu fausser l'élection présidentielle de 2016. Paul Manafort, en compagnie de son associé Richard Gates, fait l'objet de 12 chefs d'inculpation, parmi lesquels complot contre les Etats-Unis, blanchiment, fausses déclarations et non déclarations de comptes détenus à l'étranger, a annoncé le porte-parole de Robert Mueller. Paul Manafort a été assigné à résidence par une juge fédérale, après avoir plaidé non coupable des accusations qui le visent.

Âgé de 68 ans, Paul Manafort a dirigé la campagne de Trump entre juin et août 2016. Il a démissionné après la publication d'articles affirmant qu'il avait eu des activités non déclarées de lobbyiste et consultant, notamment auprès de l'ancien président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch. Selon l'acte d'accusation, Gates et lui auraient dissimulé au fisc plus de 75 millions de dollars, en échange de leurs activités de conseil en Ukraine. Par des comptes offshore, Paul Manafort est accusé d'en avoir blanchi à lui seul 18 millions.
Dans un tweet, le président américain a assuré qu'il n'y avait «AUCUNE COLLUSION». «Désolé, mais c'était il y a des années, avant que Paul Manafort ne fasse partie de la campagne Trump», a-t-il encore écrit. «Pourquoi Hillary la crapule et les démocrates ne sont-ils pas visés?????», a-t-il ajouté. Dans un communiqué, la Maison-Blanche a par la suite précisé qu'il n'a «aucune intention» de remettre en cause le procureur spécial Robert Mueller.

Quoi qu'il arrive, ce n'est que le début:

Depuis l'élection présidentielle, le dossier pollue la vie politique à Washington. Dimanche, Donald Trump a encore réfuté la moindre «collusion» avec la Russie durant la campagne, dans une série de tweets dont il a le secret. «Toutes ces histoires russes juste quand les républicains s'attaquent à une baisse et réforme historiques des impôts. Est-ce une coïncidence? NON!» a-t-il tweeté.

Lui-même ne semble pas directement visé par l'enquête. L'acte d'inculpation de 31 pages ne fait d'ailleurs aucune référence à la campagne présidentielle de Donald Trump. Il ne suggère pas non plus une quelconque collusion entre l'équipe du candidat républicain et les autorités russes visant à fausser le résultat du scrutin.
Tout comme l'a assuré le gouverneur républicain du New Jersey Chris Christie, un allié, dimanche: «Le président ne fait pas l'objet d'une enquête.» «Personne ne lui a dit qu'il l'était», a-t-il déclaré.

Vladimir Poutine nie toute ingérence dans les campagnes française et américaine:

Côté démocrate, on jubile. «Quoi qu'il arrive, ce n'est que le début», a estimé le sénateur indépendant Angus King, apparenté au groupe démocrate, sur CNN. Robert Mueller, a-t-il assuré, est «un pro» qui «remontera les faits, où qu'ils mènent».

Patron du FBI de 2001 à 2013, Robert Mueller a été nommé le 17 mai par le numéro deux du ministère de la Justice pour enquêter sur la campagne présidentielle. Il a été nommé après le limogeage du directeur du FBI James Comey. Il ne s'est jamais exprimé publiquement sur l'enquête ultrasensible dont il est chargé, afin d'en garantir l'indépendance. Ces investigations sont distinctes des trois enquêtes principales menées par trois commissions du Congrès.



Source:Le Figaro.

Re: Des ex-collaborateurs de Trump inquiétés par la justice.

Posté : 31 octobre 2017 17:00
par saint thomas
Trump a eu raison d'aller voir les hackers russes pour avoir les mails de Clinton
Cette femme a mis la sécurité du pays en danger selon Comey et n'est pas inquiétée , je trouve ça curieux
Obama pas inquiété non plus alors qu'elle était secrétaire d'état et qu'il savait qu'elle ne sécurisait pas ses mails pour qu'ils ne soient pas archivés et qu'elle puisse en supprimer certains

La fondation Clinton est une nébuleuse vraiment pas nette et pas d'enquête

C'est trés curieux

Re: Des ex-collaborateurs de Trump inquiétés par la justice.

Posté : 06 novembre 2017 05:13
par Crapulax
Après les révélations sur le Secrétaire Américain au Trésor Wilbur Ross,Donald Trump prend ses distances avec d'anciens collaborateurs...



Dans une interview diffusée à la télévision américaine dimanche, Donald Trump dit avoir remercié Paul Manafort pour éviter de «potentiels conflits» d’intérêts.

«C’était un ami à moi», une «bonne personne». Malgré cette «amitié» pour Paul Manafort, le président américain Donald Trump ne lui a pas rendu service en affirmant, dans un entretien diffusé dimanche, avoir renvoyé à l’été 2016 son directeur de campagne pour éviter des «conflits potentiels» d’intérêts avec «certaines nations».

Paul Manafort et son associé Richard Gates ont été assignés à résidence après leur inculpation le 30 octobre par le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l’enquête fédérale sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016. Ils ont plaidé non coupables.
Selon des documents remis samedi à la justice américaine et mentionnés par Reuters, Paul Manafort a proposé 12 millions de dollars sous forme de biens immobiliers et d’assurance vie pour mettre fin à son assignation à résidence.

«Nous avons découvert quelque chose»

Trois commissions parlementaires enquêtent également sur ces soupçons de collusion entre l’entourage du candidat milliardaire et des responsables russes.

Le président Trump, lui, dément toutes ces accusations. «Je pense que nous avons découvert quelque chose» sur la façon dont Paul Manafort «pourrait être impliqué avec toutes… avec certaines nations et je ne sais même pas exactement ce que c’était en particulier», a déclaré le président, selon des extraits d’un entretien accordé à l’émission «Full Measure» diffusé dimanche.
«Mais il est arrivé un point où on a juste senti que ce serait mieux pour Paul» de partir, «parce que nous ne voulons pas avoir de nombreux potentiels conflits» d’intérêts, a-t-il poursuivi, insistant sur le fait que «Paul n’a pas été là très longtemps».

«Je ne suis véritablement pas impliqué»

Paul Manafort a intégré l’équipe de campagne du magnat de l’immobilier républicain fin mars 2016 et a démissionné en août de cette même année à la suite de révélations selon lesquelles il faisait l’objet d’une enquête pour avoir reçu plusieurs millions de dollars de l’ex-président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch. Il menait notamment des activités de conseil auprès d’oligarques milliardaires liés à Moscou.

Dans ce même entretien, Donald Trump a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de renvoyer Robert Mueller. «J’espère qu’il traite tout de manière équitable et, si c’est le cas, je vais être très heureux parce que lorsque l’on parle d’innocence, je ne suis véritablement pas impliqué dans une quelconque forme de collusion avec la Russie», a affirmé le président américain. «Croyez-moi, c’est bien la dernière chose dans laquelle je puisse penser être impliqué.»

Il a précisé ne pas être au courant d’un éventuel projet de Robert Mueller de l’interroger. «En ce qui me concerne, on ne m’a pas dit que nous faisions l’objet d’une enquête, je ne suis pas visé par une enquête.»


Source:Le Parisien.