vénézula en phase terminale Grèce en guérison
Posté : 15 novembre 2017 10:57
Vénézuela
Dans la descente aux enfers de la pauvreté, après avoir emprunté aux amis ou aux parents, vendu tout le vendable, fait de la cavalerie et jonglé avec les cartes de crédit, arrive le moment de la première traite impayée ou du premier chèque en bois. Il en est des pays comme des individus. Disposant des réserves pétrolières parmi les plus importantes au monde – 1 360 milliards de barils –, le Venezuela a été déclaré en défaut partiel par l'agence de notation S&P Global Ratings pour son incapacité à honorer le remboursement de deux obligations d'un montant total de 200 millions de dollars.
La remontée grecque
Un grand malade entre en phase terminale, un autre semble prendre le chemin de la guérison. Mardi, Alexis Tsipras a annoncé pour 2017 un excédent primaire (hors service de la dette) de 1,4 milliard d'euros. Une performance « bien supérieure » à l'objectif de 1,75 % du PIB fixé par les créanciers. Le surplus sera redistribué aux couches les plus démunies, qui ont payé un lourd tribut à la crise. Les Grecs n'ont pas de pétrole, mais ils ont pris la fâcheuse habitude de truquer leurs comptes publics.
Maintenant, nous serions heureux de voir les oiseaux de mauvaise augure ayant pédit la mort de la Grèce avec la politique de rigueur de la troïka .....et avoir leur avis sur les bienfaits du bolivarisme
Dans la descente aux enfers de la pauvreté, après avoir emprunté aux amis ou aux parents, vendu tout le vendable, fait de la cavalerie et jonglé avec les cartes de crédit, arrive le moment de la première traite impayée ou du premier chèque en bois. Il en est des pays comme des individus. Disposant des réserves pétrolières parmi les plus importantes au monde – 1 360 milliards de barils –, le Venezuela a été déclaré en défaut partiel par l'agence de notation S&P Global Ratings pour son incapacité à honorer le remboursement de deux obligations d'un montant total de 200 millions de dollars.
La remontée grecque
Un grand malade entre en phase terminale, un autre semble prendre le chemin de la guérison. Mardi, Alexis Tsipras a annoncé pour 2017 un excédent primaire (hors service de la dette) de 1,4 milliard d'euros. Une performance « bien supérieure » à l'objectif de 1,75 % du PIB fixé par les créanciers. Le surplus sera redistribué aux couches les plus démunies, qui ont payé un lourd tribut à la crise. Les Grecs n'ont pas de pétrole, mais ils ont pris la fâcheuse habitude de truquer leurs comptes publics.
Maintenant, nous serions heureux de voir les oiseaux de mauvaise augure ayant pédit la mort de la Grèce avec la politique de rigueur de la troïka .....et avoir leur avis sur les bienfaits du bolivarisme
Le Venezuela pleure, la Grèce sourit
Alors que la faillite du pays sud-américain est actée, Athènes donne des signes de reprise économique. Retour sur deux destins différents.
Dominique Dunglas
Publié le 15/11/2017 à 06:05 | Le Point.fr
Dans la descente aux enfers de la pauvreté, après avoir emprunté aux amis ou aux parents, vendu tout le vendable, fait de la cavalerie et jonglé avec les cartes de crédit, arrive le moment de la première traite impayée ou du premier chèque en bois. Il en est des pays comme des individus. Disposant des réserves pétrolières parmi les plus importantes au monde – 1 360 milliards de barils –, le Venezuela a été déclaré en défaut partiel par l'agence de notation S&P Global Ratings pour son incapacité à honorer le remboursement de deux obligations d'un montant total de 200 millions de dollars. Avec une dette extérieure estimée à 150 milliards de dollars, Caracas ne dispose plus que de 9,7 milliards de réserves et doit rembourser 1,47 milliard d'ici la fin de l'année et 8 milliards en 2018.
La dégringolade du cours du pétrole à partir de 2014 a porté un coup fatal à l'économie vénézuélienne, artificiellement dopée par la rente pétrolière. Car depuis 1922, date du début de l'exploitation du pétrole, le Venezuela est devenu au fil des décennies de plus en plus dépendant de l'or noir. Ainsi, les cours du pétrole ne cessant de monter, le pays était devenu le plus riche d'Amérique latine. Avec l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chávez, les revenus du pétrole ont été utilisés pour financer la révolution bolivarienne. Si les classes les plus démunies en ont, dans les premières années, bénéficié, l'accaparement des ressources s'est fait au détriment du tissu industriel. L'entreprise privée est devenue l'ennemi de classe du régime. 95 % des exportations du pays proviennent désormais du pétrole. Le populisme sans limite d'Hugo Chávez, puis de Nicolás Maduro, n'a pas hésité à sacrifier les infrastructures pétrolières, qui tombent en ruine et voient leur productivité chuter.
Inflation de 800 %
Aujourd'hui, le Venezuela est un champ de ruines. En 2017, l'inflation a atteint 800 %. Le PIB a chuté de 19 % en 2016 et de 12 % en 2017. Le pays manque de biens de première nécessité, notamment de nourriture et de médicaments, qu'on ne trouve qu'au marché noir. Le régime ne doit sa survie qu'à la fidélité de l'armée, qui se paie sur la bête. La corruption coûte des dizaines de milliards de dollars et le mot Venezuela est le plus cité dans les Panama Papers. Aux mains des « malandros » (délinquants) et des « colectivos », les milices chavistes, le Venezuela est le pays en paix – si l'on peut dire – le plus dangereux au monde avec 30 000 homicides par an. L'utopie chaviste se termine en tragédie.
La remontée grecque
Un grand malade entre en phase terminale, un autre semble prendre le chemin de la guérison. Mardi, Alexis Tsipras a annoncé pour 2017 un excédent primaire (hors service de la dette) de 1,4 milliard d'euros. Une performance « bien supérieure » à l'objectif de 1,75 % du PIB fixé par les créanciers. Le surplus sera redistribué aux couches les plus démunies, qui ont payé un lourd tribut à la crise. Les Grecs n'ont pas de pétrole, mais ils ont pris la fâcheuse habitude de truquer leurs comptes publics. Après l'euphorie du début des années 2000, la gueule de bois a été sévère en 2008. Ils se sont réveillés en 2014 avec une dette de 177 % du PIB. Intolérable pour l'Europe, qui fait débarquer la Troïka à Athènes et met la Grèce sous tutelle. Entre 2010 et 2015, sept plans d'austérité successifs ont largement réduit les avantages accordés par clientélisme par la droite et la gauche : retraites à 40 ans, fonction publique pléthorique, fisc très accommodant ou absent. Lorsque Tsipras arrive au pouvoir en 2015, le mammouth est déjà bien dégraissé.
Après la tragicomédie du référendum de juillet 2015 et le retour sous l'autorité de la Troïka, le leader de Syriza est contraint de satisfaire aux objectifs de finance publique fixés par Bruxelles. Il choisit – mais avait-il d'autres solutions ? – d'augmenter lourdement les impôts de la classe moyenne. Au printemps 2017, les premiers bons chiffres tombent. L'excédent budgétaire de 2016 est de 0,7 % du PIB, soit 8 fois les objectifs fixés par la Troïka ! Les prévisions tablent sur une croissance de 1,7 % en 2017. Bruxelles met fin à la procédure d'infraction pour déficit excessif. En juillet, la Grèce lève sur les marchés 3 milliards d'euros sur 5 ans au taux de 4,62 %. Le chômage est passé de 27 % en 2013 à 21 % cette année. L'excédent primaire de 2017, annoncé mardi, confirme la tendance positive.
http://www.lepoint.fr/monde/le-venezuel ... 433_24.php