nouveau raté de l'application SAIP, qui n'a jamais marché
Posté : 12 décembre 2017 19:58
Plusieurs milliers de personnes ont, à nouveau, reçu une alerte injustifiée sur leur téléphone portable ce mardi 12 décembre.
Une alerte envoyée par l'application SAIP, pour "système d'alerte et d'information des populations"... qui brille par son inefficacité depuis son lancement pour l'Euro 2016. Le système avait été commandé peu après les attentats du 13 novembre 2015.
Nos informaticiens d'état sont des nuls....rien d'autre a dire!
Une alerte envoyée par l'application SAIP, pour "système d'alerte et d'information des populations"... qui brille par son inefficacité depuis son lancement pour l'Euro 2016. Le système avait été commandé peu après les attentats du 13 novembre 2015.
http://www.leprogres.fr//faits-divers/2 ... ais-marche
En cas d'attentat, l'application pour smartphone est censée envoyer une alerte sur le téléphone des usagers qui l'ont installée, pour peu qu'ils se situent dans le périmètre concerné. Chaque utilisateur peut configurer jusqu'à huit villes prédéfinies.
L'alerte donné... 3 heures après l'attaque de Nice
Mais l'application n'a jamais fonctionné - ou du moins, pas correctement. Le soir du 14 juillet 2016, alors qu'un camion a écrasé des centaines de personnes sur la promenade des Anglais, à Nice, l'alerte n'est tombée... qu'à 1h34 du matin. Soit près de trois heures après l'attaque, survenue à 22h39. Le cahier des charges prévoit pourtant un délai maximal de 15 minutes.
En cause, une succession de pannes, survenues à partir du 13 juillet. Le ministère de l'Intérieur avait immédiatement convoqué le prestataire Deveryware, chargé, pour un budget de près de 400000 euros, de développer le système. Celui-ci avait promis des "mesures correctives" dès le 18 juillet.
Aucun vrai attentat signalé
Depuis, pourtant, les ratés se succèdent. Lors de l'attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritine), aucune alerte n'est envoyée. Pas plus que lorsqu'un militaire est agressé à la Tour Eiffel le 5 août 2017, ou encore quand des policiers sont attaqués sur les Champs-Élysées juste avant le premier tour de la présidentielle, en avril.
En revanche, le 17 septembre 2016, des millions d'utilisateurs reçoivent une alerte sur leur smartphone... lors d'une fausse alerte à Châtelet, au cœur de Paris. Pendant une demi-heure, la panique s'empare du quartier, amplifiée par la notification SAIP. Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur, le confirme peu après: c'était bien une fausse alerte.
Un an plus tard, le 13 octobre 2017, une nouvelle alerte SAIP est envoyée, faisant état d'un "exercice". Problème: l'alerte a été reçue bien au-delà des zones concernées et de nombreux utilisateurs ont fait état de bugs de l'application, qui "plante" dès que l'on tente d'avoir plus d'informations.
De fausses alertes récurrentes
Et ce 12 décembre, nouveau raté: sans préciser qu'il s'agit d'un exercice... à Rouen, des milliers d'utilisateurs reçoivent une alerte "Parc exposition". Sans plus de détails et, à nouveau, sans limitation de périmètre. Or l'exercice avait lieu dans la région de Rouen, toujours en Seine-Maritime - une préfecture assez friande de l'application.
En colère, des centaines d'usagers effrayés ont massivement dénoncé ce nouveau dysfonctionnement, d'une application qui multiplie les tests mais n'a, jusqu'ici, jamais fonctionné correctement lors d'un véritable attentat.
De fausses alertes reçues dans toute la France
D'autant que les alertes ont été reçues en Île-de-France, aussi bien qu'à Dijon (Côte-d'Or), Albi (Tarn) ou encore Marseille (Bouches-du-Rhône).
Le ministère de l'Intérieur a, de nouveau, dû rassurer en publiant un communiqué faisant état de ce nouveau raté. Les destinataires de la première "alerte" ont fini par recevoir, 2 heures après, une annonce de "fin d'exercice"... avec le numéro du département 76.
Nos informaticiens d'état sont des nuls....rien d'autre a dire!