L'agresseur(fiché S) de l'agriculteur remis en liberté.
Posté : 29 janvier 2018 12:33
Comment a-t-il pu être remis en liberté ? A Laroque-Timbaut, la commune où a eu lieu l'agression le 18 juin dernier, personne ne comprend pourquoi, ni comment Kamal Belbakkal, l'auteur présumé de l'agression au couteau et fiché S par les services de sécurité intérieure, a pu bénéficier d'un contrôle judiciaire et d'un régime de liberté surveillée.
"Je suis le cul par terre !" expliquait le maire de la localité Lionel Falcoz (LR) dès samedi. "Je ne comprends pas" lui répond Yves Boussuge, cet agriculteur de 50 ans qui porte encore les stigmates des coups de couteau qu'il n'a pu éviter ce dimanche-là alors qu'il moissonnait pas très loin de sa ferme. En début de soirée, les deux hommes en sont venus aux mains. Selon le paysan et un ami qui l'aidait dans sa tâche, Belbakkal aurait crié Allahu akbar.
Une première explication est fournie ce lundi matin. En appel, Kamal Belbakkal a été relaxé de la diffusion de vidéos et documents photos de Daesh le 4 janvier dernier. Le tribunal correctionnel l'avait condamné à deux ans fermes. Il était dans les premiers jours de l'année toujours en détention provisoire.
Pas possible de le maintenir en détention:
Le 19 juillet, ce même tribunal avait ordonné son placement en détention provisoire "jusqu'à sa comparution devant un juge d'instruction." Selon son avocat Laurent Bruneau, il n'était pas possible de le maintenir derrière les barreaux au-delà des délais légaux, selon le Code de procédure pénale. La juge d'instruction ne pouvait pas faire autrement que de le remettre en liberté. Les services du procureur de la République n'avaient même pas la possibilité de faire appel.
"Il faut arrêter de le décrire comme un monstre" a réagi ce matin Me Laurent Bruneau. "C'est un homme comme les autres, il faut arrêter de le salir." Pour l'avocat de Belbakkal - les deux hommes se sont vus ce lundi matin - "la justice a décidé de le relaxer dans le dossier de la diffusion, la justice devait le remettre en liberté. Il n'y a pas lieu de douter de la justice. Il n'est pas jugé pour les faits qui lui sont reprochés, il n'est pas remis en liberté pour ça."
Assigné à résidence à Agen:
Ce père de famille de 40 ans est placé sous contrôle judiciaire et doit signer la feuille d'émargement trois fois par jour. Il ne peut quitter la ville d'Agen. Le 18 juin dernier, alors qu'il état assigné à résidence avec le même protocole de contrôle judiciaire, il avait rejoint Villeneuve-sur-Lot au volant de son Scénic, avec un ami. La suite est connue.
Source:La Dépêche.
"Je suis le cul par terre !" expliquait le maire de la localité Lionel Falcoz (LR) dès samedi. "Je ne comprends pas" lui répond Yves Boussuge, cet agriculteur de 50 ans qui porte encore les stigmates des coups de couteau qu'il n'a pu éviter ce dimanche-là alors qu'il moissonnait pas très loin de sa ferme. En début de soirée, les deux hommes en sont venus aux mains. Selon le paysan et un ami qui l'aidait dans sa tâche, Belbakkal aurait crié Allahu akbar.
Une première explication est fournie ce lundi matin. En appel, Kamal Belbakkal a été relaxé de la diffusion de vidéos et documents photos de Daesh le 4 janvier dernier. Le tribunal correctionnel l'avait condamné à deux ans fermes. Il était dans les premiers jours de l'année toujours en détention provisoire.
Pas possible de le maintenir en détention:
Le 19 juillet, ce même tribunal avait ordonné son placement en détention provisoire "jusqu'à sa comparution devant un juge d'instruction." Selon son avocat Laurent Bruneau, il n'était pas possible de le maintenir derrière les barreaux au-delà des délais légaux, selon le Code de procédure pénale. La juge d'instruction ne pouvait pas faire autrement que de le remettre en liberté. Les services du procureur de la République n'avaient même pas la possibilité de faire appel.
"Il faut arrêter de le décrire comme un monstre" a réagi ce matin Me Laurent Bruneau. "C'est un homme comme les autres, il faut arrêter de le salir." Pour l'avocat de Belbakkal - les deux hommes se sont vus ce lundi matin - "la justice a décidé de le relaxer dans le dossier de la diffusion, la justice devait le remettre en liberté. Il n'y a pas lieu de douter de la justice. Il n'est pas jugé pour les faits qui lui sont reprochés, il n'est pas remis en liberté pour ça."
Assigné à résidence à Agen:
Ce père de famille de 40 ans est placé sous contrôle judiciaire et doit signer la feuille d'émargement trois fois par jour. Il ne peut quitter la ville d'Agen. Le 18 juin dernier, alors qu'il état assigné à résidence avec le même protocole de contrôle judiciaire, il avait rejoint Villeneuve-sur-Lot au volant de son Scénic, avec un ami. La suite est connue.
Source:La Dépêche.