La France investit 1,5 milliard d'euros dans l'A.I.
Posté : 30 mars 2018 05:33
Après les idées, les chiffres. Emmanuel Macron a annoncé jeudi que le gouvernement allait investir 1,5 milliard d'euros pour le développement de l'intelligence artificielle en France d'ici 2022. Cette annonce, faite après la remise du rapport du mathématicien et député Cédric Villani, a conclu une journée de conférences au Collège de France. Elle a été précédée de plusieurs engagements d'entreprises privées, françaises et étrangères, pour investir elles aussi dans des initiatives en faveur de l'intelligence artificielle en France.
«L'intelligence artificielle est une révolution technologique mais aussi économique, sociale et éthique», a expliqué le président de la République. «Elle ne se produira pas dans cinq ans ou dans cinquante ans. Elle est en train d'arriver. Des opportunités et des choix s'offrent déjà à nous.». L'implication du gouvernement, elle, se fait sous forme d'une mosaïque d'annonces plus ou moins majeures. Cette stratégie - «inachevée», de l'aveu du président - semble pour le moment beaucoup s'appuyer sur le secteur privé. Dans cette enveloppe, 100 millions d'euros seront consacrés à l'amorçage de start-up en intelligence artificielle, et 70 millions seront confiés à la Banque publique d'investissement pour le développement d'entreprises dans les «deep technologies». Enfin, 400 millions seront consacrés à des appels à projet divers.
Le président a aussi fait deux annonces plus spécifiques à deux industries: les transports et la santé. La France va se doter d'un cadre législatif permettant la circulation de voitures autonomes d'ici 2022. Enfin, elle souhaite la création d'un centre de données de santé exploitables par des programmes d'intelligence artificielle, provenant d'hôpitaux, de la médecine de ville et de l'Assurance Maladie. Ce «hub» sera géré par l'Institut Des Données de Santé (INDS).
Un plan national pour l'intelligence artificielle:
Au niveau de la recherche, Emmanuel Macron a aussi notamment annoncé le lancement d'un programme national pour l'intelligence artificielle, coordonné par l'INRIA. Le président a insisté sur les relations nécessaires entre l'industrie et la recherche publique. Les chercheurs pourront bientôt passer 50% de leur temps dans une entreprise privée, au lieu des 20% maximum autorisés actuellement. Aucune annonce, en revanche, sur le niveau de leur salaire. Le rapport de Cédric Villani recommandait notamment de doubler la rémunération des chercheurs en début de carrière, jugée beaucoup trop faible pour les retenir dans le secteur public. Emmanuel Macron a aussi fait le vœu de «doubler le nombre d'étudiants en intelligence artificielle», sans donner plus détails. Il a assuré que ces initiatives dans le domaine de l'éducation et la recherche publique seraient financées, sans qu'on ne sache le montant investi pour le moment.
Ces déclarations font suite à la publication du rapport de Cédric Villani, mathématicien et député LaREM, sur l'intelligence artificielle. Ce document, de 233 pages, fait état de propositions sur six axes: les données, la recherche, le travail, l'écologie, l'éthique et la diversité. Le mathématicien et son équipe proposaient de concentrer les investissements français sur quatre secteurs clés, dans la défense, les transports, l'environnement et la santé. Le rapport imaginait aussi plusieurs projets ambitieux, comme la mise en place d'un supercalculateur à la disposition des chercheurs français, le lancement d'un fonds commun de données, la constitution d'une équipe d'experts en algorithmes pour mener des enquêtes judiciaires, ou la création de doubles cursus universitaires, mélangeant intelligence artificielle et d'autres matières.
L'enveloppe annoncée par Emmanuel Macron fait partie du fonds pour l'innovation de 10 milliards d'euros, déjà annoncé par le gouvernement depuis plusieurs mois. Son montant correspond à celle qu'avait promise François Hollande, son prédécesseur. En 2017, l'ancien président de la République avait lui aussi commandé un rapport sur l'intelligence artificielle. Cette initiative, baptisée France IA, avait donné lieu à la publication d'une cinquantaine de propositions, sur lesquelles s'est d'ailleurs appuyé
Cédric Villani dans son travail.
Avant la France, d'autres pays dans le monde ont dévoilé leur stratégie en termes d'intelligence artificielle. L'année dernière, la Chine avait annoncé son intention de créer une industrie d'une valeur de 150 milliards de dollars d'ici 2030, sans donner plus de détails. Le gouvernement britannique a lui annoncé un investissement de 75 millions de livres (85 millions d'euros) dans l'intelligence artificielle, sur son budget total pour l'année 2018.
Source:Le Figaro.
«L'intelligence artificielle est une révolution technologique mais aussi économique, sociale et éthique», a expliqué le président de la République. «Elle ne se produira pas dans cinq ans ou dans cinquante ans. Elle est en train d'arriver. Des opportunités et des choix s'offrent déjà à nous.». L'implication du gouvernement, elle, se fait sous forme d'une mosaïque d'annonces plus ou moins majeures. Cette stratégie - «inachevée», de l'aveu du président - semble pour le moment beaucoup s'appuyer sur le secteur privé. Dans cette enveloppe, 100 millions d'euros seront consacrés à l'amorçage de start-up en intelligence artificielle, et 70 millions seront confiés à la Banque publique d'investissement pour le développement d'entreprises dans les «deep technologies». Enfin, 400 millions seront consacrés à des appels à projet divers.
Le président a aussi fait deux annonces plus spécifiques à deux industries: les transports et la santé. La France va se doter d'un cadre législatif permettant la circulation de voitures autonomes d'ici 2022. Enfin, elle souhaite la création d'un centre de données de santé exploitables par des programmes d'intelligence artificielle, provenant d'hôpitaux, de la médecine de ville et de l'Assurance Maladie. Ce «hub» sera géré par l'Institut Des Données de Santé (INDS).
Un plan national pour l'intelligence artificielle:
Au niveau de la recherche, Emmanuel Macron a aussi notamment annoncé le lancement d'un programme national pour l'intelligence artificielle, coordonné par l'INRIA. Le président a insisté sur les relations nécessaires entre l'industrie et la recherche publique. Les chercheurs pourront bientôt passer 50% de leur temps dans une entreprise privée, au lieu des 20% maximum autorisés actuellement. Aucune annonce, en revanche, sur le niveau de leur salaire. Le rapport de Cédric Villani recommandait notamment de doubler la rémunération des chercheurs en début de carrière, jugée beaucoup trop faible pour les retenir dans le secteur public. Emmanuel Macron a aussi fait le vœu de «doubler le nombre d'étudiants en intelligence artificielle», sans donner plus détails. Il a assuré que ces initiatives dans le domaine de l'éducation et la recherche publique seraient financées, sans qu'on ne sache le montant investi pour le moment.
Ces déclarations font suite à la publication du rapport de Cédric Villani, mathématicien et député LaREM, sur l'intelligence artificielle. Ce document, de 233 pages, fait état de propositions sur six axes: les données, la recherche, le travail, l'écologie, l'éthique et la diversité. Le mathématicien et son équipe proposaient de concentrer les investissements français sur quatre secteurs clés, dans la défense, les transports, l'environnement et la santé. Le rapport imaginait aussi plusieurs projets ambitieux, comme la mise en place d'un supercalculateur à la disposition des chercheurs français, le lancement d'un fonds commun de données, la constitution d'une équipe d'experts en algorithmes pour mener des enquêtes judiciaires, ou la création de doubles cursus universitaires, mélangeant intelligence artificielle et d'autres matières.
L'enveloppe annoncée par Emmanuel Macron fait partie du fonds pour l'innovation de 10 milliards d'euros, déjà annoncé par le gouvernement depuis plusieurs mois. Son montant correspond à celle qu'avait promise François Hollande, son prédécesseur. En 2017, l'ancien président de la République avait lui aussi commandé un rapport sur l'intelligence artificielle. Cette initiative, baptisée France IA, avait donné lieu à la publication d'une cinquantaine de propositions, sur lesquelles s'est d'ailleurs appuyé
Cédric Villani dans son travail.
Avant la France, d'autres pays dans le monde ont dévoilé leur stratégie en termes d'intelligence artificielle. L'année dernière, la Chine avait annoncé son intention de créer une industrie d'une valeur de 150 milliards de dollars d'ici 2030, sans donner plus de détails. Le gouvernement britannique a lui annoncé un investissement de 75 millions de livres (85 millions d'euros) dans l'intelligence artificielle, sur son budget total pour l'année 2018.
Source:Le Figaro.