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Un troisème mandat présidentiel pour Viktor Orban?

Posté : 08 avril 2018 05:00
par Crapulax
Il est environ 17h30 vendredi, sur la jolie place centrale de Szekesfehervar, haut lieu historique situé à une heure de route de Budapest, où les rois de Hongrie furent longtemps couronnés, avant l'occupation turque. Des milliers de personnes se sont réunies sous un soleil printanier pour écouter le premier ministre Viktor Orban, leur héros, qui a grandi et étudié ici, et y dispose d'un soutien important.

Alors que le maire de la ville vient de «chauffer» la foule, en l'appelant à préférer «la prévisibilité et stabilité» incarnée par le pouvoir actuel au «chaos» qu'apporterait supposément l'opposition, un chanteur monté sur une estrade tendue de grandes tentures aux couleurs verte blanche et rouge du drapeau national, a entonné un chant qui parle avec poésie de l'identité nationale et du destin tragique des Hongrois séparés de la mère patrie après le traité de Trianon de 1918. «Comme un jardin ravagé par le vent, comme le promeneur qui cherche son foyer, on ne comprend pas cette vie si on n'a pas eu une vie difficile», entonne-t-il, tandis que beaucoup de personnes, sur la place, joignent spontanément leur voix à la sienne. «Comme une fleur qui a été déracinée et est en train de mourir, comme les 5 millions de Hongrois éparpillés hors des frontières, si tu ne fais pas attention, cela peut aussi t'arriver», poursuit le barde. «Nous sommes du même sang, peu importe ce qui se passe dans nos vies ; le même sang coule dans nos veines», chante-t-il, tandis que les applaudissements fusent et que les drapeaux tournoient dans le soir qui tombe lentement.

Mais voilà que le premier ministre Viktor Orban monte sur scène pour son dernier meeting avant les élections législatives à suspense qui se tiendront ce dimanche. Malgré la base politique solide qu'il s'est constituée au travers du parti Fidesz en défendant une «révolution conservatrice antilibérale» soucieuse de protéger l'Etat nation hongrois contre «l'idéologie des frontières ouvertes» de Bruxelles, l'homme charismatique semble anxieux de mobiliser ses troupes dans la dernière ligne droite de la campagne. Est-ce parce que cet animal politique incroyablement doué pour ressentir l'humeur de ses concitoyens, pressent une possible levée de boucliers dans les urnes contre les excès autoritaires et les scandales de corruption du système politique qu'il a mis en place à l'aide d'une majorité absolue des deux tiers au parlement? Difficile à dire. Mais Orban, qui fut l'un des leaders historiques de la bataille contre le communisme et le premier, ce qui est tout à son honneur, à exiger le retrait des troupes soviétiques en 1989 lors d'un discours resté célèbre, appelle ce soir à lutter «jusqu'à la dernière minute pour assurer la victoire», parlant d'«un moment historique qui décidera de l'avenir du pays pour longtemps». «On n'a pas l'intention de clôturer la campagne, même si c'est mon dernier meeting, lance-t-il. Nous allons mener notre ultime combat…pendant ces 48 heures, car c'est toujours à la dernière minute que les choses se décident».

Utilisant des mots clés tels que dignité, liberté, indépendance, identité nationale, Orban peint un bilan positif de ses huit ans, en insistant sur ce qu'il a fait pour remettre l'économie et le pays sur pied. L'angle d'attaque est clair. Se présenter, un peu comme Trump et d'autres leaders anti-système l'ont fait dans leurs pays respectifs, en rempart des petites gens et des classes moyennes, contre le diktat des banques et du FMI. Un argument qui trouve un fort écho car son gouvernement a effectivement mis fin aux hypothèques en francs suisses qu'exigeaient les banques suisses des propriétaires d'appartements hongrois qui s'étaient endettés auprès d'elles, nous expliquait jeudi dernier le président de l'Université centrale européenne de Budapest Michael Ignatieff.

Défendre la frontière sud du pays:

«On s'est libérés de cet esclavage et on a donné l'argent aux familles en taxant les banques», assène Orban. Puis le premier ministre en vient au cœur de son argumentaire, en déclarant que son gouvernement a «protégé la culture nationale et l'indépendance du pays» et qu'il est le seul capable de continuer à le faire en défendant la frontière sud du pays contre les migrations qui guettent. «Nous sommes seuls à pouvoir empêcher les partis qui veulent détruire la clôture (construite sur la frontière sud en 2015 pendant le grand exode venu notamment de Syrie, NDRL) et instaurer des quotas de migrants qui priveront notre pays de son identité», martèle-t-il, faisant comme si les formations concurrentes prônaient le démantèlement du mur érigé, ce qui est faux. «Si la digue que nous avons érigée est brisée ; on ne pourra faire partir la roue de l'Histoire en sens inverse», avertit Orban. Il dit qu'il a décidé de tenir cet ultime meeting à Szekesferhervar parce que c'est «sa maison» mais aussi parce que c'est le lieu où l'Etat chrétien hongrois a été fondé et où il est possible de «sentir le regard de nos ancêtres». «En 1688, nous avons libéré ici la Hongrie de l'occupation turque et il est temps de transmettre cet héritage à nos enfants», lance-t-il tandis que la foule, sur la place, approuve.

Orban parle encore des «dangers qui rôdent tout autour, à travers l' Europe». «Le danger le plus aigu, est l'arrivée des immigrés à nos frontières, malheureusement les dirigeants de l'UE veulent les laisser entrer. Nous devons parler sans réserve de ce qui se passe à Bruxelles, et chez Soros, l'alchimiste de ce processus», affirme encore le premier ministre, désignant une fois de plus le milliardaire hongrois américain de 88 ans, qui a dépensé sa fortune à soutenir la démocratisation de l'Europe centrale et octroyé une bourse à Orban, comme le principal ennemi de la Hongrie. «Dites à tout le monde que la migration mangera notre pays et mangera nos retraites si nous laissons faire», ajoute-t-il, affirmant qu'il ne pliera pas mais qu'il a besoin des Hongrois pour s'opposer «aux partis de Soros». «Le vote de millions de Hongrois, c'est ce qui permettra de faire face à des millions de dollars», ose Viktor Orban. «Nous avons le même sang dans les veines, les mêmes souvenirs, nos loyautés, notre patri. Nous n'avons pas à avoir peur de nos puissants ennemis», conclut-il.

La tirade, qui met dans un même sac Soros, le grand capital et Bruxelles, fait frémir Vera Revaï, une intellectuelle de Budapest, qui votera pour l'opposition mais qui est venue assister au meeting par curiosité. «C'est très dangereux, dit-elle, j'ai l'impression qu'Orban n'aurait pas eu de mal à manipuler cette foule, dans les années 30. Les Hongrois sont encore dans un mode paternaliste, parce que la bourgeoisie n'y est pas solidement installée. Ils se font donc facilement manipuler et convaincre que la Hongrie a beaucoup souffert et que nous allons maintenant sauver l'Europe chrétienne de ses nouveaux «ennemis»». Elle évoque une photo répugnante de cochon tué, sur laquelle le nom de Soros a été écrit, et qui a été propagée par un député du Fidesz sur son compte Facebook.

Mais parmi les manifestants venus au meeting, les avis sont tout à fait contraires, et le soutien à Orban sans faille. «Si l'opposition gagnait, ce serait tragique, dit par exemple Geza Mod, 66 ans, un retraité venu d'un village voisin. Orban a raison. On ne peut accueillir des dizaines de milliers de migrants, sinon, comment paiera-t-on nos retraites?». Geza pense que l'Union européenne ne doit pas imposer ses vues et ses quotas à la Hongrie, qui a le droit de décider qui vivra sur son territoire, même s'il reconnaît que la Hongrie bénéficie de sa présence dans l'Union. «Les Turcs, les Autrichiens, les Soviétiques ont toujours voulu nous imposer leur loi. Et maintenant l'UE veut le faire aussi!», dit-il. Geza a le sentiment que l'Histoire joue pour la vision d'Orban, car toute l'Europe commence à bouger sur la question de la migration. «L'Italie, la Grèce, les Danois et Suédois en ont marre!»


Adam Katona, 24 ans, un inconditionnel d'Orban, qui est venu au meeting avec son père, loue les qualités du premier ministre, qui incarne «les valeurs hongroises». Il se dit persuadé que le discours anti-Soros de Fidesz est tout à fait approprié et dit qu'il a lu un livre sur le milliardaire qui corrobore cette vision. «Il est tout le temps à Bruxelles, pour assister aux réunions», affirme-t-il, ajoutant que l'âge de Soros est la seule bonne chose que l'on peut dire de lui…

Et puis, il y a Gyorgi Bekefi, un architecte de Budapest, plus sophistiqué dans sa vision, mais tout aussi convaincu par Orban. «Je souhaite de tout mon cœur qu'il gagne, nous confie-t-il car cela est crucial pour l'Europe». Gyorgi pense que le modèle d'ouverture prôné par l'UE n'est pas viable sur la question des migrants. «Je suis chrétien et je défends l'idée d'aider notre prochain mais là où il en a besoin. L'amour ne signifie pas de laisser entrer n'importe qui dans nos maisons», affirme-t-il. Il parle de sa peur d'une immigration incontrôlée qui «change le visage de l'Europe». Un état d'esprit qui pousse par exemple l'expert de l'Europe centrale Jeff Gedmin à souligner dans le Blog the Atlanticist ce vendredi, que les thèmes défendus par Orban resteront de vive actualité, même s'il subit une défaite ou un revers ce dimanche. «Orban n'est pas un alien venu de l' espace, écrit-il. Il a tapé dans le mille des préoccupations des Hongrois ordinaires, qui ne sont pas tous des xénophobes d'extrême droite», avertit Gedmin, appelant les libéraux à prendre en compte le débat sur l'Etat nation et la question des frontières, pour contrer la manière dangereusement simpliste dont le premier ministre l'instrumentalise.



Source:Le Figaro.

Re: Un troisème mandat présidentiel pour Viktor Orban?

Posté : 08 avril 2018 08:32
par Nitram
On verra ce qu'il en est des résultats, apparemment Orban pourrait perdre quelques sièges.

Orban est quand même sauvé par l'absence totale d'opposition crédible (par exemple l'ancien premier ministre qui avait avoué, en caméra caché, avoir menti aux Hongrois sur la crise économique dirige toujours un parti d'opposition alors qu'il est profondément détesté). Parce que les Hongrois ne sont pas tellement satisfaits de leur situation.

C'était un sondage Ipsos de février
- seulement 24% des Hongrois déclare que la Hongrie va dans la bonne direction.
- Les principales préoccupations des Hongrois sont la santé (72% d'inquiets), la pauvreté (56%) et la corruption (56%, Orban en tient une belle dans ce domaine). Les obsessions d'Orban sur l'immigration et la défense des valeurs morales sont bien loin dans les préoccupations des Hongrois.

Re: Un troisème mandat présidentiel pour Viktor Orban?

Posté : 08 avril 2018 08:46
par Lion blanc
Ben merde, je savais pas que Victor était un président.
Pauvre pays.. :mdr3: :arrow: :arrow:

Re: Un troisème mandat présidentiel pour Viktor Orban?

Posté : 08 avril 2018 09:39
par Peracetic
Bonjour
Il est certain que les résultats de la Hongrie seront scrutés par 'Bruxelles' ,Orban est leur épines du pied en tant que leader charismatique du groupe de Visegrad ( Hongrie, Pologne, Slovaquie et Pologne ) lesquelles sont attachées à une Europe qui finance leur développement , mais considèrent qu'elle est peu solidaire face aux migrants dont ils sont la porte d'entrée et enfin une Europe respectant leur souveraineté.
L'enjeu de ces élections sera de voir sur les 8 millions d'électeurs ,si Orban remportera un succès lui permettant d'avoir une majorité absolue ...Face à lui il y a de partis d'opposition mais assez disparates dont le seul slogan 'unitaire ':Tout sauf Orban

Re: Un troisème mandat présidentiel pour Viktor Orban?

Posté : 08 avril 2018 10:15
par bister
sur la jolie place centrale de Szekesfehervar

Székesfehérvár.. trois fautes déjà, pour un seul mot :( .. l'orthographe européen se perd.. c'est plus ce que s'était

Re: Un troisème mandat présidentiel pour Viktor Orban?

Posté : 08 avril 2018 13:59
par Allora
bister a écrit : sur la jolie place centrale de Szekesfehervar

Székesfehérvár.. trois fautes déjà, pour un seul mot :( .. l'orthographe européense perd.. c'est plus ce que s'était
orthographe nom féminin donc orthographe européenne

en effet .. C'était mieux avant :evil:
Lion blanc a écrit : Ben merde, je savais pas que Victor était un président.
Pauvre pays.. :mdr3: :arrow: :arrow:
ah ah fallait pas la rater celle -là :content12

Re: Un troisème mandat présidentiel pour Viktor Orban?

Posté : 09 avril 2018 05:31
par Crapulax
Il faut demander à ce Poutine d'Europe de l'Est de rendre les fonds Européens qu'il a détourné aux profits de ses proches,de ses Amis et de sa famille...
Fonds destinés par exemple aux développements structurels,aux écoles etc etc....

Son beau-frère en est une parfaite illustration avec les prises de marchés publics qui lui sont accordées et qui sont sponsorisées par l'UE.......

Si je l'appelle le Poutine de l'Est européen c'est que la méthode de favoritisme,de détournements et d'attributions sont identiques..Sans parler de leurs convictions politiques ou la façon de diriger leur Pays qui sont à peu près similaires.

Eux par exemple il serait bon de les dégager de l'UE....Après qu'ils aient remboursé ce qu'ils doivent bien entendu...D'ailleurs il ne faudrait plus rien leur donner....

L'UE sans le vouloir(?) entretient un régime d'extrême-droite Européen.....

Re: Un troisème mandat présidentiel pour Viktor Orban?

Posté : 09 avril 2018 05:41
par Crapulax
...................................Victoire pour Viktor Orban.....................................



Les électeurs magyar se sont rendus massivement aux urnes ce dimanche. D’après des résultats encore partiels, le Premier ministre national-conservateur Viktor Orban conserverait une majorité des deux-tiers au Parlement, comme en 2010 et en 2014.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, icône des droites populistes européennes, est en passe de décrocher un troisième mandat d'affilée à la tête du pays. Un raz-de-marée pour le Fidesz, son parti national-conservateur semble se profiler dimanche soir à Budapest.

Selon de premiers résultats officiels partiels publiés par le Bureau national électoral (NVI), le Fidesz de l’actuel Premier ministre Viktor Orban arriverait en tête et recueillerait 49,42% des voix après le dépouillement de 81% des bulletins. Le parti d'extrême droite Jobbik serait en seconde position avec 20,14% des suffrages, devant la liste de gauche MSZP-P (11,85%) et la formation écologiste LMP (6,51%).

Ce résultat, s'il devait se confirmer, marquerait une progression du Fidesz et de ses alliés chrétiens-démocrates, qui avaient recueilli au total 45% des voix lors des précédentes législatives en 2014. Une victoire d’autant plus légitime que la participation a été massive. Le résultat officiel complet ne sera connu qu'en cours de semaine, après le décompte de centaines de milliers de suffrages d'électeurs issus de la diaspora ainsi que des expatriés.

Les valeurs chrétiennes contre l’afflux des migrants:

Pendant sa campagne, Viktor Orban s'est plus que jamais posé en garant des valeurs chrétiennes de son pays face à l'afflux de migrants. Admirateur revendiqué du président russe Vladimir Poutine et chantre d’une démocratie « illibérale », il a assumé un style de gouvernement limitant certaines libertés au nom de l' «intérêt national», reprise en main de l’économie, des médias et de la justice à la clé.

L’opposition et de nombreux observatoires internationaux accusent ces réformes d’avoir porté atteinte à l’Etat de droit et entraîné un recul des valeurs démocratiques. Le dirigeant a aussi multiplié les bras de fer avec l’Union européenne, notamment sur la question migratoire et pour sa loi controversée sur les universités, qui visait plus particulièrement un établissement privé fondé par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros.

Le taux de participation. La participation s’est élevée à 68,80% contre 61,24% il y a quatre ans. Un taux historiquement élevé.

Près de 8 millions d’inscrits. Quelque 7,9 millions de Hongrois étaient appelé aux urnes ce dimanche 8 avril pour des élections législatives afin de renouveller pour quatre ans les 199 membres de l'Assemblée nationale de la Hongrie. Le scrutin à un tour, qui a favoriser Viktor Orban, combine majorité simple par circonscription et proportionnelle. Les explications du Courrier d’Europe centrale :

Des électeurs en Roumanie et en Serbie. Les membres de la diaspora hongroise vivant dans certains pays voisins -conséquence du traité de Trianon de 1920 qui a réduit la superficie du pays des deux tiers- peuvent voter par correspondance aux élections après la décision de Viktor Orban de leur accorder la nationalité et le droit de vote, une décision critiquée par l’opposition de gauche. Ainsi en 2014, quelque 130 000 «nouveaux» citoyens à double nationalité, principalement en Roumanie et en Serbie, avaient voté massivement pour le Fidesz, le parti au pouvoir, l'aidant à remporter une majorité des deux tiers. Ils devraient être dimanche deux fois plus nombreux à voter, espère le Fidesz. En revanche, quelque 50 000 Hongrois ayant émigré ces dernières années et a priori moins favorables à Orban, doivent se rendre dans une ambassade ou un consulat pour voter.

Peu de chômeurs mais un pouvoir d’achat insuffisant. Cet ancien pays communiste de 9,8 millions d’habitants, entré dans l’UE en 2004 a un taux de chômage très bas passé sous la barre à 3,8 % en 2017 avec un taux de croissance économique de 4 %. La Hongrie est l’un des principaux bénéficiaires des fonds européens qui ont contribué à son dynamisme économique retrouvé, après la crise de la fin des années 2000. Mais l’opposition dénonce le clientélisme, la déliquescence des services publics et un pouvoir d’achat insuffisant qui conduit de nombreux Hongrois à s’expatrier.

Les autres candidats:

Gabor Vona et le Jobbik. Il y a encore six ans, ses partisans brûlaient des drapeaux européens, stigmatisaient les juifs et se livraient à des défilés d'intimidation dans les quartiers roms. Mais à 39 ans, Gabor Vona, qui a créé en 2003 le parti ultranationaliste Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie), assure qu'il a changé et a présenté ses excuses pour ses excès passés. Il a fait campagne contre la corruption et milite pour l'amélioration des services publics. Au point d'apparaître en mesure de bénéficier du vote tactique de certains électeurs de gauche. Dans une vidéo postée dimanche sur Facebook, le leader du Jobbik, Gabor Vona, et la candidate écologiste Bernadett Szél se sont serré la main dimanche devant le Parlement, se souhaitant cordialement «bonne chance ».

Karacsony, le chef de file de la gauche. Nouveau venu sur le devant de la scène politique, Gergely Karacsony se présente comme le chef de file de la gauche hongroise, à la tête d'une liste formée par le Parti socialiste (MSZP) et le parti écologiste de centre-gauche Parbeszed (Dialogue), qu'il a créé en 2013. S’il est très populaire, sa liste n'est pas assurée de recueillir plus de 15% des suffrages.

Bernadett Szel du parti La politique peut être différente. Ce parti se définit comme un mouvement écologiste de centre gauche. Fondé en 2009, il entent lutter contre la corruption.

Le « parti du chien à deux queues ». Enregistré officiellement depuis 2014, ce parti dénonce par la satire la mainmise de Viktor Orban sur la Hongrie. Il est particulièrement grinçant sur les thèmes nationalistes et patriotiques en mélangeant l’art à la politique.

Une multitude de petites listes. Treize petits partis «venus de nulle part» se présentent aux élections, « comme le Parti pour une Hongrie sportive et saine (SEM), celui des gens pauvres (SZEM, qui signifie «œil»), du dénominateur commun (Közös nevező), des Roms catholiques européens, de l’unité (Összefogás)... », explique Slate. Autant de partis qui bénéficient de subsides de l’Etat et peuvent «siphonner» des voix qui iraient à des partis d’opposition. «Outre l’argent en jeu, cette profusion de forces étranges embrouille les citoyens et favorise le pouvoir actuel. L’ampleur des sommes engagées sur le dos du contribuable serait beaucoup moins dérangeante si elle finançait véritablement la démocratie. Or ce n’est pas le cas», relève le site Átlátszó, cité par Slate.



Source:Le Parisien.