Montée du salafisme en France
Posté : 16 avril 2018 23:08
Une origine saoudienne
experts du monde arabe, diplomates et services de renseignement occidentaux s’accordent pour affirmer que les pétrodollars saoudiens sont la principale source de financement de cette mouvance. "Il existe un ensemble important de faisceaux d’indices indéniables qui ne laisse aucun doute sur le fait que des capitaux saoudiens financent les mouvements salafistes"
Depuis les deux chocs pétroliers des années 1970 et l’enrichissement de l’Arabie saoudite, "les Saoudiens n’ont fait qu’exporter le wahhabisme, la religion d’État du royaume", expliquait récemment à FRANCE 24 le politologue Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des pays arabes, basé à Paris.
Un financement dissimulé
"Traditionnellement, le canal de financement de ces mouvances salafistes se fait par le biais d’organisations humanitaires et caritatives islamiques, ou présentées comme telles, ou via des membres de la famille royale, des hommes d’affaires ou des responsables religieux", explique à FRANCE 24 Karim Sader, politologue et consultant spécialisé dans les pays du Golfe.
Un autre biais, moins opaque, privilégié par les pétrodollars saoudiens, consiste à aider à la construction d’édifices et de centres religieux à l’étranger dans lesquels est souvent prêché le wahhabisme, sachant que tous les salafistes ne sont pas wahhabites, mais que tous les wahhabites sont salafistes.
En France, par exemple, la mouvance salafiste, décrite par les spécialistes comme relativement jeune, n’est pas directement financée par des fonds en provenance d’Arabie saoudite. "Le financement des salafistes français se fait justement par le biais de bourses d’études, c’est un phénomène de plus en plus fréquent", précise Samir Amghar.
Un discours salafiste politisé
"Il ne faut pas commettre l’erreur de résumer l’action de l’Arabie saoudite ou celle de certaines parties dans le royaume à une simple dimension religieuse, car celle-ci n’est qu’une des composantes d’une politique plus globale", met en garde Mohamed Adraoui, politologue spécialiste de l'islam, contacté par FRANCE 24.
Leurs objectifs sont plus complexes, dans le sens où ils visent surtout à consolider leur influence politique et idéologique en mettant en place des réseaux de clientèle et d’allégeance à même de défendre ou d’agir en fonction des intérêts stratégiques et économiques du royaume".
Une lutte d'influence avec le Qatar
"Il existe une concurrence entre les Saoudiens et les Qataris sur le terrain de la finance des partis islamistes, remarque le politologue Karim Sader. Tandis que le richissime petit émirat finance la confrérie dite plus modérée et urbanisée, certaines franges de la famille royale wahhabite déversent ses pétrodollars sur les milieux islamistes défavorisés et les couches populaires des zones rurales reculées, jugées plus dociles, le terrain de jeu des salafistes, afin notamment de contrebalancer l’influence grandissante des Frères musulmans".
http://www.france24.com/fr/20120926-sal ... -saoudite/
Conclusion : on a des copains qui ressemblent beaucoup au serpent de Moogli :Aie confianssssssssssssssss
experts du monde arabe, diplomates et services de renseignement occidentaux s’accordent pour affirmer que les pétrodollars saoudiens sont la principale source de financement de cette mouvance. "Il existe un ensemble important de faisceaux d’indices indéniables qui ne laisse aucun doute sur le fait que des capitaux saoudiens financent les mouvements salafistes"
Depuis les deux chocs pétroliers des années 1970 et l’enrichissement de l’Arabie saoudite, "les Saoudiens n’ont fait qu’exporter le wahhabisme, la religion d’État du royaume", expliquait récemment à FRANCE 24 le politologue Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des pays arabes, basé à Paris.
Un financement dissimulé
"Traditionnellement, le canal de financement de ces mouvances salafistes se fait par le biais d’organisations humanitaires et caritatives islamiques, ou présentées comme telles, ou via des membres de la famille royale, des hommes d’affaires ou des responsables religieux", explique à FRANCE 24 Karim Sader, politologue et consultant spécialisé dans les pays du Golfe.
Un autre biais, moins opaque, privilégié par les pétrodollars saoudiens, consiste à aider à la construction d’édifices et de centres religieux à l’étranger dans lesquels est souvent prêché le wahhabisme, sachant que tous les salafistes ne sont pas wahhabites, mais que tous les wahhabites sont salafistes.
En France, par exemple, la mouvance salafiste, décrite par les spécialistes comme relativement jeune, n’est pas directement financée par des fonds en provenance d’Arabie saoudite. "Le financement des salafistes français se fait justement par le biais de bourses d’études, c’est un phénomène de plus en plus fréquent", précise Samir Amghar.
Un discours salafiste politisé
"Il ne faut pas commettre l’erreur de résumer l’action de l’Arabie saoudite ou celle de certaines parties dans le royaume à une simple dimension religieuse, car celle-ci n’est qu’une des composantes d’une politique plus globale", met en garde Mohamed Adraoui, politologue spécialiste de l'islam, contacté par FRANCE 24.
Leurs objectifs sont plus complexes, dans le sens où ils visent surtout à consolider leur influence politique et idéologique en mettant en place des réseaux de clientèle et d’allégeance à même de défendre ou d’agir en fonction des intérêts stratégiques et économiques du royaume".
Une lutte d'influence avec le Qatar
"Il existe une concurrence entre les Saoudiens et les Qataris sur le terrain de la finance des partis islamistes, remarque le politologue Karim Sader. Tandis que le richissime petit émirat finance la confrérie dite plus modérée et urbanisée, certaines franges de la famille royale wahhabite déversent ses pétrodollars sur les milieux islamistes défavorisés et les couches populaires des zones rurales reculées, jugées plus dociles, le terrain de jeu des salafistes, afin notamment de contrebalancer l’influence grandissante des Frères musulmans".
http://www.france24.com/fr/20120926-sal ... -saoudite/
Conclusion : on a des copains qui ressemblent beaucoup au serpent de Moogli :Aie confianssssssssssssssss