Peracetic a écrit : Bonjour jimmy
« En l'occurrence, je ne vois pas comment nous pouvons refuser des Libyens, des Afghans, des Irakiens et des Syriens (par-exemple) après ce que nous avons fait à leurs pays. Ils devraient être les bienvenus en Occident »
Excusez moi d'être aussi long sur le phénoméne de repentance ..
Nos hommes politiques et les médias qui les soutiennent n’ont eu de cesse de cultiver le mythe de la culpabilité nationale : Colonisation… Repentance… Soumission…ect ...
Comme le disait Charles Péguy, « qu’il y a des contritions plus sales que les péchés ». C’est pourquoi, le « remords » aidant, ils s’interdisent (et nos magistrats avec eux) toute action systématique de reconduite à la frontière qui pourrait être interprétée par le lobby pro-immigrationniste comme un acte raciste… Et de cette façon, la misère s’ajoute à la misère… Ainsi, inexorablement, toutes les traditions historiques qui ont fait la grandeur de la France sont en train de se dissoudre dans un pluralisme qui admet tout et comprend tout et qui n’est que trop voisin de la lâcheté pure et simple. Elle s’accuse elle-même et se déclare honteuse de son passé guerrier, impérialiste et colonialiste, oubliant toutefois que le passé des autres nations n’est ni plus paisible, ni plus vertueux…
Dénigrer l’histoire de son pays, de son passé, sa grandeur et le sacrifice de ses aînés est un acte criminel. Nous n’avons pas à tronquer notre histoire pour faire plaisir à telle minorité, telle association au « cœur sur la main » ou tel parti politique. « Dans cette rumination morose, les nations européennes oublient qu’elles, et elles seules, ont fait l’effort de surmonter leur barbarie pour la penser et s’en affranchir » écrivait Pascal Bruckner. Que ceux qui s’adonnent à ce type d’autoflagellation jouissive n’oublient pas cette mise en garde de Henri de Montherlant : « Qui a ouvert l’égout périra par l’égout. »
Ce dénigrement perpétuel de la France et de son passé colonial par nos « bien pensants », martyrocrates de profession, faussaires de l’antiracisme, est le pire danger auquel elle est confrontée. L’historien Max Gallo, dans son essai « Fier d’être Français », déclare : « Il faut bien que quelqu’un monte sur le ring et dise : “Je suis fier d’être français”. Qu’il réponde à ceux qui condamnent la France pour ce qu’elle fut, ce qu’elle est, ce qu’elle sera : une criminelle devenue vieillerie décadente. […] Ils exigent que la France reconnaisse qu'elle les opprime, qu'elle les torture, qu'elle les massacre. Seule coupable ! Pas de héros dans ce pays ! Renversons les statues, déchirons les légendes. Célébrons Trafalgar et Waterloo et renions Austerlitz ! Ils veulent que la France s’agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse ses crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d’insultes, de crachats, heureuse qu’on ne la “nique” qu’en chanson et qu’on ne la brûle que symboliquement chaque nuit !
Et Malika Sorel, française d’origine algérienne, de renchérir : «Au Maghreb, les gens sont consternés par ce qui se passe en France. Pour eux, la situation est liée à cette « repentance » et la responsabilité en incombe aux adultes français qui passent leur temps à se prosterner et être à genoux…»
Salut à méditer
Bonjour Peracetic.
Si je peux revenir sur deux éléments. Tout d'abord concernant le fait qu'il s'agirait d'un mal que de porter un regard critique sur son passé. Je pense, au contraire, qu'il s'agit de l'honneur d'une nation que d'oser se confronter aux maux qu'elle a créés. Qu'il n'y a pas plus vertueux que celui qui reconnait ses torts et s'en inspire afin de progresser en retenant les mécanismes qui l'ont conduit dans ces eaux troubles.
Ainsi celui qui ne se remet nullement en question et célèbre aussi bien ses défaite (morales) que ses victoires ne peut qu'avoir l'assurance de persister à opérer des choix qui le mèneront encore et encore sur des routes tortueuses qui ne pourront que l'amoindrir.
La France a fait beaucoup de mal au monde dans son histoire. Elle a aussi fait de bonnes actions il est vrai mais nier ce mal et même en ressentir de la fierté, c'est prendre le risque de perpétuer des erreurs qui pourraient finir par lui être fatale.
Y faire face ce n'est pas minorer la France, c'est au contraire l'élever.
Imaginez, ne serait-ce qu'une seconde, l'Allemagne s'enorgueillir des camps, la France de l'esclavage, les Anglais du traitement des Amérindiens etc...
A quoi bon étudier l'histoire, l'analyser si ce n'est pas, entre autres, pour en retenir des leçons ?
Enfin, dernier élément. Je parle d'actions présentes dans mon post. Je parle de la guerre en Libye qui a détruit tout un pays et jeté sur les routes des millions d'individus que nous ne souhaitons même pas accueillir après avoir mis le feu à leur maison. Je parle d'entreprises comme Total, Areva, de groupes comme Bolloré qui pillent des nations en passant des contrats avec des hommes d'état corrompus et ce au détriment des populations sur place qui ne profitent pas de leurs ressources qui s'envolent en occident sans qu'ils n'en voient la couleur.
Je parle de pays qui sont dotés de nos armes et qui par leurs biais massacrent des populations (Arabie Saoudite par-exemple) tendant à appauvrir toujours plus certaines sociétés.
Tant que ce néo-colonialisme persistera, alors la pauvreté, les guerres, les instabilités continueront dans ces pays et les gens prendront la route du départ sur laquelle ils finiront inexorablement par nous trouver.
Nous ne pouvons pas éternellement repousser à une frontière des gens qui n'ont pas peur de la mort pour échapper à une mort qui s'avère, elle, certaine. Seul le développement conjoint pourra constituer une solution à ce phénomène.
Mais si nous nous évertuons à appauvrir ces sociétés, alors celles-ci s'évertueront à nous envoyer leurs enfants.