Les pompiers de Paris dans la tourmente...
Posté : 29 juillet 2018 07:10
Trois enquêtes judiciaires suite à des plaintes pour harcèlement et agressions sexuelles mettent en lumière les violences endurées par les femmes qui intègrent le milieu très machiste des pompiers.
La Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), l’unité de l’armée de Terre, compte 8 500 membres… dont seulement 3% de femmes. Et dans ce huis clos extrêmement masculin, trois affaires judiciaires, révélées par une enquête du Monde, brisent l’omerta autour des nombreux cas de violences sexuelles et de harcèlement que subissent les recrues féminines.
Le Monde raconte notamment l’histoire d’Alizée*, une jeune recrue de 20 ans qui a débuté ses classes en 2016 au fort de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). Quotidiennement insultée et harcelée par ses collègues, elle est déclarée inapte trois mois plus tard par le service de santé des armées et quitte la brigade.
"Suceuse", "menteuse", "fouteuse de merde"
À l’automne 2017, après une tentative de suicide, elle porte plainte pour viol. Mais selon l’avocat de la jeune fille, cette dernière pourrait déposer une plainte avec constitution de partie civile, pour viol, harcèlement sexuel et moral, afin qu’un juge d’instruction soit désigné.
En effet, la jeune femme relate plusieurs événements déclencheurs de son mal-être. Comme cet entraînement à la piscine, lors duquel un membre de sa brigade lui aurait passé la main entre les fesses en lançant "Y’a de la place pour mettre deux b***** entre ces cuisses !", ou cette pause cigarette, lors de laquelle un collègue lui aurait proposé "d’aller faire ça dans un fossé".
"Suceuse", "lèche-bottes", "fille qui aime le sexe", pendant des mois, les insultes pleuvent, au motif qu’elle est "loin d’être dégueulasse".
Lorsqu’elle a tenté de dénoncer les comportements déplacés dont elle est victime, sa hiérarchie l’aurait traitée de "menteuse" et de "fouteuse de merde", assure la jeune femme. Quelques semaines plus tard, elle aurait été agressée sexuellement par un caporal à qui elle avait demandé de l’aide pour désinfecter une plaie, avant de quitter définitivement la brigade.
Un fléau "inadmissible":
Cette enquête intervient alors que le parquet de Paris est saisi de deux autres dossiers peu reluisants pour la BSPP. Deux femmes de la caserne de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ont elles aussi porté plainte en mars 2018.
"Je ne fais pas l’autruche, c’est un fléau, c’est inadmissible". Le général Jean-Claude Gallet
Dans le premier cas, révélé par Le Point, une femme accuse son caporal-chef de gestes déplacés à son égard, ainsi que d’avoir simulé un rapport sexuel avec elle fin 2016. Dans la deuxième enquête, un caporal et un première classe sont mis en cause pour faits de harcèlement et agressions sexuelles commis début 2018.
"Ces affaires sont indéfendables", admet le général Jean-Claude Gallet, à la tête de la brigade depuis septembre 2017. "Aujourd’hui, il est de ma responsabilité de détecter les signaux, pour taper tout de suite".
Source:Sud-Ouest.
https://www.sudouest.fr/2018/07/28/les- ... -10407.php
La Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), l’unité de l’armée de Terre, compte 8 500 membres… dont seulement 3% de femmes. Et dans ce huis clos extrêmement masculin, trois affaires judiciaires, révélées par une enquête du Monde, brisent l’omerta autour des nombreux cas de violences sexuelles et de harcèlement que subissent les recrues féminines.
Le Monde raconte notamment l’histoire d’Alizée*, une jeune recrue de 20 ans qui a débuté ses classes en 2016 au fort de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). Quotidiennement insultée et harcelée par ses collègues, elle est déclarée inapte trois mois plus tard par le service de santé des armées et quitte la brigade.
"Suceuse", "menteuse", "fouteuse de merde"
À l’automne 2017, après une tentative de suicide, elle porte plainte pour viol. Mais selon l’avocat de la jeune fille, cette dernière pourrait déposer une plainte avec constitution de partie civile, pour viol, harcèlement sexuel et moral, afin qu’un juge d’instruction soit désigné.
En effet, la jeune femme relate plusieurs événements déclencheurs de son mal-être. Comme cet entraînement à la piscine, lors duquel un membre de sa brigade lui aurait passé la main entre les fesses en lançant "Y’a de la place pour mettre deux b***** entre ces cuisses !", ou cette pause cigarette, lors de laquelle un collègue lui aurait proposé "d’aller faire ça dans un fossé".
"Suceuse", "lèche-bottes", "fille qui aime le sexe", pendant des mois, les insultes pleuvent, au motif qu’elle est "loin d’être dégueulasse".
Lorsqu’elle a tenté de dénoncer les comportements déplacés dont elle est victime, sa hiérarchie l’aurait traitée de "menteuse" et de "fouteuse de merde", assure la jeune femme. Quelques semaines plus tard, elle aurait été agressée sexuellement par un caporal à qui elle avait demandé de l’aide pour désinfecter une plaie, avant de quitter définitivement la brigade.
Un fléau "inadmissible":
Cette enquête intervient alors que le parquet de Paris est saisi de deux autres dossiers peu reluisants pour la BSPP. Deux femmes de la caserne de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ont elles aussi porté plainte en mars 2018.
"Je ne fais pas l’autruche, c’est un fléau, c’est inadmissible". Le général Jean-Claude Gallet
Dans le premier cas, révélé par Le Point, une femme accuse son caporal-chef de gestes déplacés à son égard, ainsi que d’avoir simulé un rapport sexuel avec elle fin 2016. Dans la deuxième enquête, un caporal et un première classe sont mis en cause pour faits de harcèlement et agressions sexuelles commis début 2018.
"Ces affaires sont indéfendables", admet le général Jean-Claude Gallet, à la tête de la brigade depuis septembre 2017. "Aujourd’hui, il est de ma responsabilité de détecter les signaux, pour taper tout de suite".
Source:Sud-Ouest.
https://www.sudouest.fr/2018/07/28/les- ... -10407.php

