8% des chômeurs indemnisés ne cherchent pas d'emplois.
Posté : 22 août 2018 05:57
Douze pour cent des demandeurs inscrits à Pôle emploi ne cherchent pas activement. Ce taux chute à 8% chez les bénéficiaires de l’assurance chômage.
Des chômeurs qui ne cherchent pas d’emploi ? Le phénomène suscite toutes sortes d’hypothèses et de débats. Une étude mise en ligne lundi par Pôle emploi, qui a généralisé depuis 2015 ses équipes de contrôle de la recherche d’emploi, vient apporter un éclairage aussi précieux que précis sur son ampleur.
Selon de premiers résultats publiés fin 2017, 14% des personnes contrôlées avaient été radiées pour insuffisance de recherche d’emploi. Ces chiffres n’étaient pas représentatifs de l’ensemble des demandeurs d’emploi, car plus de la moitié des personnes contrôlées l’avaient été sur signalement ou parce qu’elles faisaient partie d’une population ciblée.
Cette fois, Pôle emploi s’est concentré sur les demandeurs d’emploi contrôlés de manière aléatoire, un échantillon jugé plus représentatif. Résultat : le taux de radiation descend à 12% et cache de fortes disparités selon les profils.
Si l’on s’en tient aux demandeurs d’emploi indemnisables par l’assurance chômage, ce sont seulement 8% qui ne cherchent pas activement d’emploi, contre 19% des demandeurs non indemnisables et 15% de ceux indemnisables par la solidarité nationale. Les hommes (14%) sont plus souvent pris en faute que les femmes (10%).
Les contrôles remobilisent les demandeurs découragés
Les demandeurs d’emploi les moins diplômés ou qualifiés sont les plus sanctionnés : 17% des chômeurs d’un niveau inférieur au CAP et des ouvriers non qualifiés, 15% des employés non qualifiés. A l’inverse, les seniors (9%), cadres (4%) et agents de maîtrise (7%), diplômés de niveau bac +2 (6%) et supérieur (5%) sont les moins sanctionnés.
Les partisans des contrôles font valoir qu’ils permettent de remobiliser les chômeurs découragés. Six mois après un contrôle, selon l’étude de Pôle emploi, un demandeur retrouve plus fréquemment un emploi durable que tous ceux qui ont un profil comparable (16% contre 14%). Les détracteurs des contrôles notent que ceux-ci risquent de surtout punir les personnes les plus éloignées de l’emploi, souvent pas en mesure de justifier leur recherche d’emploi, et de pousser les autres à accepter n’importe quel emploi.
Expérimentées dès 2013 et généralisées deux ans plus tard, les équipes de contrôle mobilisent 215 agents qui réalisent en moyenne 12 000 contrôles par mois, de manière aléatoire (42% des contrôles), au sein de populations ciblées (49%) ou sur signalements (9%).
Aujourd’hui, la quasi-totalité des chômeurs sanctionnés pour ce motif sont radiés pour 15 jours et peuvent se réinscrire ensuite. La sanction va passer à un mois pour un premier manquement, selon un nouveau barème présenté en mars.
Source:Le Parisien.
http://www.leparisien.fr/economie/choma ... 859481.php
Des chômeurs qui ne cherchent pas d’emploi ? Le phénomène suscite toutes sortes d’hypothèses et de débats. Une étude mise en ligne lundi par Pôle emploi, qui a généralisé depuis 2015 ses équipes de contrôle de la recherche d’emploi, vient apporter un éclairage aussi précieux que précis sur son ampleur.
Selon de premiers résultats publiés fin 2017, 14% des personnes contrôlées avaient été radiées pour insuffisance de recherche d’emploi. Ces chiffres n’étaient pas représentatifs de l’ensemble des demandeurs d’emploi, car plus de la moitié des personnes contrôlées l’avaient été sur signalement ou parce qu’elles faisaient partie d’une population ciblée.
Cette fois, Pôle emploi s’est concentré sur les demandeurs d’emploi contrôlés de manière aléatoire, un échantillon jugé plus représentatif. Résultat : le taux de radiation descend à 12% et cache de fortes disparités selon les profils.
Si l’on s’en tient aux demandeurs d’emploi indemnisables par l’assurance chômage, ce sont seulement 8% qui ne cherchent pas activement d’emploi, contre 19% des demandeurs non indemnisables et 15% de ceux indemnisables par la solidarité nationale. Les hommes (14%) sont plus souvent pris en faute que les femmes (10%).
Les contrôles remobilisent les demandeurs découragés
Les demandeurs d’emploi les moins diplômés ou qualifiés sont les plus sanctionnés : 17% des chômeurs d’un niveau inférieur au CAP et des ouvriers non qualifiés, 15% des employés non qualifiés. A l’inverse, les seniors (9%), cadres (4%) et agents de maîtrise (7%), diplômés de niveau bac +2 (6%) et supérieur (5%) sont les moins sanctionnés.
Les partisans des contrôles font valoir qu’ils permettent de remobiliser les chômeurs découragés. Six mois après un contrôle, selon l’étude de Pôle emploi, un demandeur retrouve plus fréquemment un emploi durable que tous ceux qui ont un profil comparable (16% contre 14%). Les détracteurs des contrôles notent que ceux-ci risquent de surtout punir les personnes les plus éloignées de l’emploi, souvent pas en mesure de justifier leur recherche d’emploi, et de pousser les autres à accepter n’importe quel emploi.
Expérimentées dès 2013 et généralisées deux ans plus tard, les équipes de contrôle mobilisent 215 agents qui réalisent en moyenne 12 000 contrôles par mois, de manière aléatoire (42% des contrôles), au sein de populations ciblées (49%) ou sur signalements (9%).
Aujourd’hui, la quasi-totalité des chômeurs sanctionnés pour ce motif sont radiés pour 15 jours et peuvent se réinscrire ensuite. La sanction va passer à un mois pour un premier manquement, selon un nouveau barème présenté en mars.
Source:Le Parisien.
http://www.leparisien.fr/economie/choma ... 859481.php