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Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 05:44
par Crapulax

Le gouvernement envisage de réformer le système de quotas limitant le nombre d’étudiants en deuxième année de médecine.

Le gouvernement pourrait décider lors de la présentation de la réforme des systèmes de santé, le 18 septembre, de transformer les études de médecine, modifiant notamment le numerus clausus instauré en 1972. En lançant la concertation préalable à cette réforme qui entend transformer le système de santé, le gouvernement avait promis en février «une réflexion sans tabou sur le numerus clausus», qui fixe chaque année le quota d’étudiants admis en deuxième année de médecine à l’issue d’un concours exigeant qui élimine 80 % des candidats. Le gouvernement aurait «deux options sur la table» selon France Info: soit remplacer le numerus clausus par un «numerus apertus», c’est-à-dire un nombre minimal de places défini à l’échelle nationale et qui pourrait varier selon les régions, soit laisser le choix aux universités de former autant de médecins qu’elles le souhaitent.

«Une solution pour l’avenir»

Sans surprise, si elle se dit «favorable à une refonte des études de médecine», la CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, s’est déclarée mercredi «opposée à une dérégulation totale du nombre de médecins formés», appelant à «une grande concertation». Pour le député LaREM Olivier Véran (voir ci-dessous), si la suppression du numerus clausus n’est certes pas «une solution de court terme pour les déserts médicaux, c’est une solution pour l’avenir». De fait, si on augmente aujourd’hui le numerus clausus, les médecins sortiront de l’université en 2030, alors que la démographie médicale aura de nouveau augmenté, affirment les syndicats de médecins…

Même une dérégulation du numerus clausus «ne suscitera pas un appel d’air très important. Il n’est évidemment pas question de multiplier les étudiants par deux. Ce n’est ni souhaitable, ni faisable», estime Frédéric Dardel, président de l’université Paris-V. Les universités sont limitées par leurs capacités d’accueil pédagogique et par les possibilités de stages dans les centres hospitaliers, même si les partisans de cette réforme plaident pour la multiplication des stages en médecine libérale, par exemple. Le président de Paris-V estime ne pas pouvoir intégrer plus d’étudiants, mais d’autres universités plus récentes comme Bobigny ou Saint-Quentin-en-Yvelines seraient en revanche en capacité de le faire «dans une certaine mesure, comme elles le font déjà régulièrement depuis quelques années», observe-t-il.

La question du coût des étudiants en médecine pèse aussi dans la balance, rappellent les universitaires. Et il ne plaide pas en faveur d’une forte augmentation des places. La formation annuelle d’un interne représente environ 50.000 euros par an à l’État.

Des partiels à la place du concours:

Il faut néanmoins sortir du numerus clausus actuel, insatisfaisant, trop coercitif et qui laisse au bord de la route de très bons étudiants, estime Jean Sibilia, président de la conférence des doyens de médecine, qui propose «plus de flexibilité mais dans un système régulé». «Certaines régions, les Hauts-de-France par exemple, peuvent décider d’accueillir plus d’étudiants en médecine.» Et tenter ensuite de les retenir par divers moyens incitatifs, comme des contrats d’installation ou encore des cellules d’aide à l’installation incluant les acteurs universitaires, le Conseil de l’ordre des médecins, les collectivités.

Reste qu’aujourd’hui près de 50 % des étudiants qui passent ensuite l’internat (ECN) changent de région et donc sortent de l’université et du territoire qui les ont formés pendant leurs études. L’affaire n’est pas simple. «La réforme n’aura d’effet que si un dialogue direct de qualité se noue avec les collectivités», insiste Jean Sibilia. La réforme gouvernementale sera une réforme d’ordre «pédagogique bien plus que démographique», avertit-il. L’enjeu, aujourd’hui, c’est d’adapter la formation aux besoins de la médecine de demain «qui sera plus ambulatoire et davantage pluridisciplinaire». C’est aussi d’adoucir l’entrée dans les études de médecine.

Pour remplacer le système actuel, le concours pourrait aussi être remplacé par des partiels. La véritable sélection n’interviendrait qu’à l’issue d’une licence de santé orientant les étudiants vers les différentes professions de santé et paramédicales: médecin, kinésithérapeute, infirmier, dentiste, sage-femme, etc.

S’il s’agit d’une aberration pour Frédéric Dardel - «Comment se réorienteraient les étudiants recalés au bout de trois ans?» -, il s’agit d’une piste à étudier sérieusement, selon Jean Sibilia, pour qui ces professions vont être de plus en plus amenées à travailler ensemble. Les doyens de médecine parient aussi sur l’expérimentation francilienne qui impose cette année la fin du redoublement en première année de médecine. Ces jeunes pourront aussi de nouveau postuler pour rejoindre les études de santé à l’issue d’une deuxième ou troisième année de licence d’une autre discipline. Cette deuxième chance profitera aussi à des jeunes qui ont besoin d’un temps de maturité plus long. Et devrait permettre d’inclure des profils un peu différents parmi les futurs médecins.
Source:Le figaro.

http://sante.lefigaro.fr/article/reform ... a-l-etude/

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 07:38
par vivarais
une bonne chose
avec le numérus clausus ne passaient en seconde année que les 6500 étudiants qui avaient les meilleurs notes
une année la note la plus basse pouvant être 16.25 pouvant passer et pas celui ayant 16.24
et l'année suivante la plus basse pouvant etre 14.25 pouvant passer et 14.24 recalé
le quottât du numérus clausus étant totalement stupide entrainant en plus un déficit en médecin
pour une fois si macron le fait ce sera quelque chose d'intelligent
mais j'ai du mal à croire quelqu'un qui ne tint que les promesses anti sociale

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 07:56
par Anne32
Enfin, voilà une bonne idée

Les avis sont assez partagés dans le monde médical.Un progrès, de la com?
Personnellement, je vois dans la suppression de cette barrière, la possibilité d'avoir davantage de médecins, surtout dans les campagnes où le vide est préoccupant

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 08:05
par mic43121
vivarais a écrit : une bonne chose
avec le numérus clausus ne passaient en seconde année que les 6500 étudiants qui avaient les meilleurs notes
une année la note la plus basse pouvant être 16.25 pouvant passer et pas celui ayant 16.24
et l'année suivante la plus basse pouvant etre 14.25 pouvant passer et 14.24 recalé
le quottât du numérus clausus étant totalement stupide entrainant en plus un déficit en médecin
pour une fois si macron le fait ce sera quelque chose d'intelligent
mais j'ai du mal à croire quelqu'un qui ne tint que les promesses anti sociale


Bien faite ta remarque…
comme quoi un étudiant qui a obtenu plus de 16 est recalé;; et un qui avait obtenu 14 est retenu..
Tu as raison c'est stupide..
:super:

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 08:15
par vivarais
Anne32 a écrit : Enfin, voilà une bonne idée

Les avis sont assez partagés dans le monde médical.Un progrès, de la com?
Personnellement, je vois dans la suppression de cette barrière, la possibilité d'avoir davantage de médecins, surtout dans les campagnes où le vide est préoccupant

ce qu'il faut aussi savoir c'st que dans le numéris clausus il y avait 2 groupes dont un de 1500 réservé aux étudiants étrangers
et là aussi le dernier admis de chaque groupe pouvait avoir une note totalement différente
la note du dernier admis pouvant etre de 17 pour un groupe et 14 pour l'autre
notez que pour ne pas être taxé de nauséabond par quelqu'un je n'ai pas dit qui pouvait avoir y 17 et qui pouvait avoir eu 14 :)

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 09:17
par evariste
Nous payons la connerie de Chirac quand il a décidé de baisser le numérus clausus pour satisfaire les critères de Maastricht et maintenant nous en payons le prix fort car il n'y a plus de médecin en province

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 11:34
par Labrecche
Ceci est surement court pour lutter contre les déserts médicaux, mais il s'impose parce que la moitié des médecins vont être en retraite d'ici 2030.

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 12:03
par Stounk
Il était temps de s'attaquer à cette question, espérons qu'ils aillent jusqu'au bout, mais la question du numerus clausus ne suffira pas à régler à elle seule le problème des déserts médicaux et des grandes disparités territoriales. Si on se contente de faire sauter le numerus clausus, on risque de former plus de médecins qui voudront pour beaucoup aller s'installer au soleil. :twisted:

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 13:20
par Jarod1
Stounk a écrit : Il était temps de s'attaquer à cette question, espérons qu'ils aillent jusqu'au bout, mais la question du numerus clausus ne suffira pas à régler à elle seule le problème des déserts médicaux et des grandes disparités territoriales. Si on se contente de faire sauter le numerus clausus, on risque de former plus de médecins qui voudront pour beaucoup aller s'installer au soleil. :twisted:
Très juste.

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 13:21
par Jarod1
evariste a écrit : Nous payons la connerie de Chirac quand il a décidé de baisser le numérus clausus pour satisfaire les critères de Maastricht et maintenant nous en payons le prix fort car il n'y a plus de médecin en province
Quel rapport entre Chirac, Maastricht et le numerus clausus des étudiants français en médecine ? :shock:

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 13:47
par evariste
Jarod1 a écrit :
evariste a écrit : Nous payons la connerie de Chirac quand il a décidé de baisser le numérus clausus pour satisfaire les critères de Maastricht et maintenant nous en payons le prix fort car il n'y a plus de médecin en province
Quel rapport entre Chirac, Maastricht et le numerus clausus des étudiants français en médecine ? :shock:
faire des économies , et ensuite Bruxelles a misé sur la politique de moins de médecins , moins de soins , moins de déficit moins de dettes c'est une politique purement comptable ! la parité du deutschemark euro était à ce prix et comme on se voulait le moteur de l'Europe on a appliqué cette connerie de numérus clausus , comme maintenant avec les retraites que Macron va supprimer pratiquement

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 14:33
par Anne32
Stounk a écrit : Il était temps de s'attaquer à cette question, espérons qu'ils aillent jusqu'au bout, mais la question du numerus clausus ne suffira pas à régler à elle seule le problème des déserts médicaux et des grandes disparités territoriales. Si on se contente de faire sauter le numerus clausus, on risque de former plus de médecins qui voudront pour beaucoup aller s'installer au soleil. :twisted:
La difficulté de recruter des médecins dans les campagnes tient aussi au fait que la plupart des conjoints ont aussi un métier, et qu'il n'est pas certain qu'ils trouvent une égalité dans tel ou tel coin de France
Il y a aussi le désir de profiter pleinement des avantages d'une ville où la vie est plus animée, où il y a des distractions qui n'existent pas dans les bleds.
Dans mon département, les maires rivalisent d'originalité pour tenter de séduire les jeunes médecins, et ce n'est pas gagné
Pourquoi n 'existerait il pas une sorte de quota comme pour les pharmaciens,ce qui les obligerait à s'installer dans des villes de moindre importance, et même dans des villages où l'on prend encore le temps de vivre, où on ne galope pas à longueur de journée, où l'air est encore respirable, et où la convivialité est encore présente?????

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 14:39
par Labrecche
Anne32 a écrit :

La difficulté de recruter des médecins dans les campagnes tient aussi au fait que la plupart des conjoints ont aussi un métier, et qu'il n'est pas certain qu'ils trouvent une égalité dans tel ou tel coin de France
Il y a aussi le désir de profiter pleinement des avantages d'une ville où la vie est plus animée, où il y a des distractions qui n'existent pas dans les bleds.
Dans mon département, les maires rivalisent d'originalité pour tenter de séduire les jeunes médecins, et ce n'est pas gagné
Pourquoi n 'existerait il pas une sorte de quota comme pour les pharmaciens,ce qui les obligerait à s'installer dans des villes de moindre importance, et même dans des villages où l'on prend encore le temps de vivre, où on ne galope pas à longueur de journée, où l'air est encore respirable, et où la convivialité est encore présente?????
La médecine libérale n'attire plus aussi, les nouveaux médecins cherchent d'abord des emplois salariés. Dans l'avenir, les collectivités locales doivent mettre en place les structures comme les maisons de santé.

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 14:42
par Skeptical Guy
Labrecche a écrit :
La médecine libérale n'attire plus aussi, les nouveaux médecins cherchent d'abord des emplois salariés. Dans l'avenir, les collectivités locales doivent mettre en place les structures comme les maisons de santé.
J'ignore si la médecine libérale n'intéresse plus. En revanche, il est vrai que les collectivités sont contraintes de créer des maisons de santé pour inciter à l'implantation de médecins dans les zones rurales ou périurbaines. Le problème cependant, c'est qu'avec des moyens budgétaires toujours plus limités, ces initiatives vont devenir de plus en plus difficiles à se concrétiser.

Re: Le Numerus clausus sur la sellette....

Posté : 06 septembre 2018 14:53
par Georges61
Certains jeunes médecins, dont mon fils, on trouvé un compromis, ils travaillent 3 jours de 12 à 15H par semaine dans leur cabinet dans un village, (logé gratuitement par la commune) et passent les autres 4 jours chez eux dans une grande ville. Les 3 autres jours sont assurés par un de ses collègues.