les braqueurs belges étaient de vrais pieds nickelés
Posté : 24 octobre 2018 07:41
Belgique : le commerçant dit à ses braqueurs de repasser à 18h30 et… ils reviennent !
Un vendeur de cigarettes électroniques de la région de Charleroi a eu affaire samedi à de vrais pieds nickelés.
Il y a les braquages planifiés avec méthode, préparés avec minutie et dont chaque détail est étudié sous tous les angles. Et puis il y a les braquages un peu moins élaborés, comme celui tenté samedi dans un magasin de cigarettes électroniques par six pieds nickelés à Montignies-sur-Sambre, dans la région de Charleroi, en Belgique. Voyant qu’il n’avait pas affaire à des clients ordinaires, Didier, le vendeur, a tout simplement demandé aux braqueurs de revenir plus tard… ce qu’ils ont fait ! Malheureusement pour eux, les policiers, prévenus par Didier, étaient également présents pour les cueillir, comme le raconte
Il propose à ses braqueurs de revenir plus tard et ils l'ont fait !
Il est environ 15 heures lorsque les braqueurs font irruption dans la boutique. Certains portent une arme à la taille et dérobent des boîtes. Didier décide de la jouer au culot. « Je leur dis que c’est à 18h30 qu’il faut me braquer : “Tu vas me prendre 1 000 balles, si tu reviens le soir, tu vas peut-être me prendre plus” ». Le coup de bluff fonctionne.
Les braqueurs partis, Didier appelle la police. Les forces de l’ordre ont du mal à croire que les malfaiteurs vont revenir. Le vendeur leur explique qu’il « n’est pas tombé sur des lumières ». La suite des événements lui donne raison. Mais les braqueurs refont leur apparition à 17h30, et non 18h30. Didier tente un nouveau coup de bluff et leur dit « d’acheter une montre ». Quand les malfaiteurs pénètrent pour la troisième fois de la journée dans le magasin, les policiers sont aussi au rendez-vous. Cinq personnes sont interpellées, dont un mineur.
Insolite, l’histoire aurait aussi pu très mal tourner, souligne Vincent Fiasse, procureur de Charleroi. « On peut très bien avoir une scène de ce genre-là qui dégénère avec une prise d’otage », a-t-il réagi.