Suicide de M. Biskupski,Présidente des Policiers en colère
Posté : 13 novembre 2018 13:30
Suicide de Maggy Biskupski : la policière évoquait des problèmes avec son association:
http://www.leparisien.fr/faits-divers/s ... 941549.php
Source:Le Parisien.
13 décembre 2016 à Paris. Maggy Biskupski, présidente de Mobilisation des policiers en colère, avait fait état d’accusations portées à son encontre par des collègues pour « détournement de fonds ».
La présidente de l’association Mobilisation des policiers en colère, qui s’est donné la mort mardi soir, avait confié à ses proches subir des « pressions » relatives à des problèmes de gestion de son mouvement.
Qu’est-ce qui a poussé Maggy Biskuspsy, policière médiatique engagée contre le mal-être dans sa profession, à se donner la mort à son tour avec son arme de service ? Alors qu’une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), après le suicide mardi soir de la présidente de l’association Mobilisation des policiers en colère (MPC) à son domicile des Yvelines, les premières investigations révèlent des conflits internes au sein de son mouvement.
Selon nos informations, la gardienne de la paix de 36 ans avait envoyé le week-end écoulé plusieurs SMS à ses proches faisant état d’accusations portées à son encontre par des collègues pour des « détournements de fonds ». Des policiers du MPC lui auraient reproché sa mauvaise gestion financière de l’association, qui a lancé récemment des appels aux dons.
« Elle se sentait dépassée par la situation, explique un proche du dossier. Pour préserver l’image de l’association, ses collègues la poussaient à ce qu’elle se dénonce publiquement car ils craignaient que leurs soucis financiers soient rendus publics. Maggy Biskupsy, elle, voulait seulement rembourser. » Les sommes en question seraient toutefois dérisoires.
Une policière dans le collimateur de l’IGPN
La policière, décrite comme « honnête », aurait mal supporté cette « pression » de ses collègues. Une lettre expliquant son geste fatal a été retrouvée à son domicile. Maggy Biskupsy se serait aussi sentie dépassée par la gestion de la communication des « policiers en colère » auprès des médias alors qu’elle ne dispose d’aucun mandat syndical.
Pour être sortie ainsi de son devoir de réserve - elle avait créé son association après la grave attaque contre des policiers à Viry-Châtillon (Essonne) en 2016 -, la gardienne de la paix avait été un temps dans le collimateur de l’IGPN. Une sanction sous forme d’avertissement avait un temps été évoquée, mais la hiérarchie policière avait décidé de ne pas y faire suite. « Rien n’a changé après Viry-Châtillon », expliquait-elle encore début novembre dans nos colonnes.
Il y a six mois, Maggy Biskupsy avait publié une lettre ouverte sur Facebook sur le suicide dans la police après le passage à l’acte du garde du corps de Muriel Pénicaud. Lequel aurait mis en cause sa hiérarchie. « Un suicide, un acte pour nous qui reste très difficile… Une famille détruite, des questions sans réponse qui vous hantent, écrivait-elle. Et toujours la même p***** réponse de notre administration : cause familiale. Avec tout le respect que je vous dois, monsieur le directeur général de la police nationale, je vous dis non ! » Et d’expliquer que les causes sont souvent plus profondes…
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