La garde des Sceaux ne demande pas de sanction contre le juge d’instruction antiterroriste ayant élargi par erreur Oualid B.
La garde des Sceaux ne demande pas de sanction contre le juge d'instruction antiterroriste ayant élargi par erreur Oualid B.
L'affaire avait fait scandale en août dernier puisque Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, dénonçait un "dysfonctionnement grave", termes repris la ministre de la Justice Nicole Belloubet. Tout cela pour qualifier la bourde d'un juge d'instruction antiterroriste, en avril, qui avait omis de demander le renouvellement de la détention provisoire de Oualid B, djihadiste présumé. Compte tenu de la gravité des faits, une procédure disciplinaire allait-elle être engagée contre le juge ?
"La ministre de la Justice a décidé de ne pas saisir le Conseil supérieur de la Magistrature au terme du rapport rendu par l'Inspection générale de la justice concernant la remise en liberté par erreur d'un individu dans une procédure criminelle d'association de malfaiteur en lien avec une entreprise terroriste", a indiqué à L'Express une source officielle à la Chancellerie. En clair, Nicole Belloubet choisi de ne pas engager de poursuites disciplinaires, après plus de deux mois de réflexion pendant lesquels elle a pris connaissance du rapport d'inspection interne qu'elle avait demandé.
"Négligence grave" mais "un fait unique"
Pourquoi la ministre fait-elle preuve d'indulgence ? Elle qualifie de "négligence grave" l'oubli ayant conduit à la malencontreuse libération, mais elle explique sa mansuétude par le fait "qu'il s'agissait d'un fait unique dans une carrière exemplaire, ce qui devait être pris en compte". Sa décision intervient, et ce n'est certainement pas un hasard, après que Oualid B. a été condamné le 29 novembre par la cour d'assises à 5 ans d'emprisonnement dont 3 ans de sursis avec mise à l'épreuve. La malencontreuse erreur n'a donc pas empêché que la justice passe.
Mais la garde des Sceaux refuse de laisser les choses en l'état puisque cette affaire a révélé des dysfonctionnements graves. Nicole Belloubet a donc demandé un nouveau rapport, cette fois aux deux chefs de la cour d'appel de Paris, la première présidente Chantal Arens et la procureure générale Catherine Champrenault. Leur lettre de mission : "Prévenir le renouvellement de tels actes en prenant les mesures nécessaires pour identifier les bonnes pratiques et assurer la sécurité juridique des informations judiciaires". Les deux hauts magistrats doivent rendre leur copie "dans les prochains mois", sans autre précision.
L'USM et le SM opposés à une mutation-sanction
Voilà avant tout de quoi rassurer le juge antiterroriste au coeur de la tourmente estivale. Chose exceptionnelle, démontrant l'émotion suscitée par la mise en cause publique de leur collègue, le magistrat instructeur avait confié la défense de ses intérêts à la fois à l'Union syndicale des magistrats (majoritaire) et au Syndicat de la magistrature (gauche judiciaire). Ces deux organisations attendaient une telle décision. Elles considèrent en effet qu'il n'y a pas eu faute disciplinaire, car il aurait fallu démontrer qu'elle ait été commise intentionnellement. La décision de la ministre est donc aussi un signe d'apaisement vos-à-vis des syndicats de magistrats.
L'USM et le SM étaient aussi très remontés contre une tentative de sanction dissimulée. Le président du tribunal, Jean-Michel Hayat, avait en effet proposé au juge antiterroriste une mutation à la juridiction interrégionale spécialisée (criminalité organisée), ce que l'intéressé avait accepté. Avant de se rétracter. Le 12 juin dernier, la commission restreinte du tribunal avait ensuite reproché au président Hayat de s'arroger "un pouvoir disciplinaire qu'il n'a pas". Le patron du tribunal s'était alors défendu en soutenant qu'il avait voulu "préserver l'institution judiciaire d'une polémique pouvant nuire à son image".
Quand je pense ce qui peut être reprocher a un enseignant ou un policier....avec sanctions graves a l'appui ...je me dis que la "justice" est vraiment une caste imperméable
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 18:19
par Anne32
Attendons d'autres détails sur les circonstances de cette "erreur judiciaire"
Je suppose que le Greffier et le Juge d'Instruction n'ont pas vérifié leur calendrier pour surveiller les dates de renouvellement de procédure.
Il faut connaître la complexité et la rigueur de ce calendrier des dates de renouvellement de maintien en détention, pour apprécier la nature et l'importance de "l'erreur"
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 18:26
par Crapulax
..Si le Juge a une centaine de dossiers à gérer il faut pouvoir admettre que l'erreur est humaine.
C'est clair que celle-là est de taille mais cela peut arriver à n'importe qui.
Je pense aussi que les Juges Français doivent tout de même se coltiner un paquet d'affaires à suivre ou à traiter....
..Et si ils avaient plus de moyens(humains par exemple) ce ne serait pas mieux?
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 18:28
par Fonck1
LOFOTEN a écrit : La garde des Sceaux ne demande pas de sanction contre le juge d’instruction antiterroriste ayant élargi par erreur Oualid B.
La garde des Sceaux ne demande pas de sanction contre le juge d'instruction antiterroriste ayant élargi par erreur Oualid B.
L'affaire avait fait scandale en août dernier puisque Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, dénonçait un "dysfonctionnement grave", termes repris la ministre de la Justice Nicole Belloubet. Tout cela pour qualifier la bourde d'un juge d'instruction antiterroriste, en avril, qui avait omis de demander le renouvellement de la détention provisoire de Oualid B, djihadiste présumé. Compte tenu de la gravité des faits, une procédure disciplinaire allait-elle être engagée contre le juge ?
"La ministre de la Justice a décidé de ne pas saisir le Conseil supérieur de la Magistrature au terme du rapport rendu par l'Inspection générale de la justice concernant la remise en liberté par erreur d'un individu dans une procédure criminelle d'association de malfaiteur en lien avec une entreprise terroriste", a indiqué à L'Express une source officielle à la Chancellerie. En clair, Nicole Belloubet choisi de ne pas engager de poursuites disciplinaires, après plus de deux mois de réflexion pendant lesquels elle a pris connaissance du rapport d'inspection interne qu'elle avait demandé.
"Négligence grave" mais "un fait unique"
Pourquoi la ministre fait-elle preuve d'indulgence ? Elle qualifie de "négligence grave" l'oubli ayant conduit à la malencontreuse libération, mais elle explique sa mansuétude par le fait "qu'il s'agissait d'un fait unique dans une carrière exemplaire, ce qui devait être pris en compte". Sa décision intervient, et ce n'est certainement pas un hasard, après que Oualid B. a été condamné le 29 novembre par la cour d'assises à 5 ans d'emprisonnement dont 3 ans de sursis avec mise à l'épreuve. La malencontreuse erreur n'a donc pas empêché que la justice passe.
Mais la garde des Sceaux refuse de laisser les choses en l'état puisque cette affaire a révélé des dysfonctionnements graves. Nicole Belloubet a donc demandé un nouveau rapport, cette fois aux deux chefs de la cour d'appel de Paris, la première présidente Chantal Arens et la procureure générale Catherine Champrenault. Leur lettre de mission : "Prévenir le renouvellement de tels actes en prenant les mesures nécessaires pour identifier les bonnes pratiques et assurer la sécurité juridique des informations judiciaires". Les deux hauts magistrats doivent rendre leur copie "dans les prochains mois", sans autre précision.
L'USM et le SM opposés à une mutation-sanction
Voilà avant tout de quoi rassurer le juge antiterroriste au coeur de la tourmente estivale. Chose exceptionnelle, démontrant l'émotion suscitée par la mise en cause publique de leur collègue, le magistrat instructeur avait confié la défense de ses intérêts à la fois à l'Union syndicale des magistrats (majoritaire) et au Syndicat de la magistrature (gauche judiciaire). Ces deux organisations attendaient une telle décision. Elles considèrent en effet qu'il n'y a pas eu faute disciplinaire, car il aurait fallu démontrer qu'elle ait été commise intentionnellement. La décision de la ministre est donc aussi un signe d'apaisement vos-à-vis des syndicats de magistrats.
L'USM et le SM étaient aussi très remontés contre une tentative de sanction dissimulée. Le président du tribunal, Jean-Michel Hayat, avait en effet proposé au juge antiterroriste une mutation à la juridiction interrégionale spécialisée (criminalité organisée), ce que l'intéressé avait accepté. Avant de se rétracter. Le 12 juin dernier, la commission restreinte du tribunal avait ensuite reproché au président Hayat de s'arroger "un pouvoir disciplinaire qu'il n'a pas". Le patron du tribunal s'était alors défendu en soutenant qu'il avait voulu "préserver l'institution judiciaire d'une polémique pouvant nuire à son image".
Quand je pense ce qui peut être reprocher a un enseignant ou un policier....avec sanctions graves a l'appui ...je me dis que la "justice" est vraiment une caste imperméable
à un enseignant il risque pas grand chose.
un policier non plus.
mise à part si ça engage la vie d'autrui....
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 18:32
par vivarais
Anne32 a écrit : Attendons d'autres détails sur les circonstances de cette "erreur judiciaire"
Je suppose que le Greffier et le Juge d'Instruction n'ont pas vérifié leur calendrier pour surveiller les dates de renouvellement de procédure.
Il faut connaître la complexité et la rigueur de ce calendrier des dates de renouvellement de maintien en détention, pour apprécier la nature et l'importance de "l'erreur"
quand vous pensez que pour l'affaire d'outreau où des accusés innocents se sont suicidés , le juge n'a pas été sanctionné
alors il ne faut pas s'attendre à des sanctions pour d'autres fautes professionnelles
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 19:23
par coincetabulle
on peut se montrer tolérant et admettre que l'erreur est humaine. en particulier dans le cas ou la charge de travail de ce juge serait excessive.
on peut aussi se montrer strict sur le principe et admettre qu'une erreur de ce genre est impardonnable à ce niveau de responsabilité.
le point important dans cette affaire ce sont les conséquences. si le type avait ensuite commis un acte terroriste, pas de quartier dans la mesure ou la responsabilité du juge sera pleine et entière. si au contraire l'erreur peut être rattrapée par la suite sans qu'il y ait eu de grave conséquences, on peut envisager la clémence.
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 19:30
par Anne32
vivarais a écrit :
Anne32 a écrit : Attendons d'autres détails sur les circonstances de cette "erreur judiciaire"
Je suppose que le Greffier et le Juge d'Instruction n'ont pas vérifié leur calendrier pour surveiller les dates de renouvellement de procédure.
Il faut connaître la complexité et la rigueur de ce calendrier des dates de renouvellement de maintien en détention, pour apprécier la nature et l'importance de "l'erreur"
quand vous pensez que pour l'affaire d'outreau où des accusés innocents se sont suicidés , le juge n'a pas été sanctionné
alors il ne faut pas s'attendre à des sanctions pour d'autres fautes professionnelles
Ne mélangez pas tout en vous jetant tête baissée dans des accusations plus ou moins vérifiables
J'essaie d'être objective et ce n'est pas parce que Madame Beloubet fait partie du gouvernement qu'elle a automatiquement tort
Je le répète, pour l'avoir pratiquée pendant 5 ans, cette vérification du renouvellement des dates, est un cauchemar pour tout magistrat, car le délai est très court, et on se doit de les vérifier quotidiennement
Crapulax a raison de souligner le manque de magistrats et la lourdeur et le nombre de dossiers qui leur sont soumis
Etre aussi vétilleux et pointilleux démontre une parfaite méconnaissance de cette corporation,il est vrai que hurler avec les loups est sans danger......
Donc j'approuve la Garde des Sceaux
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 19:37
par Micka
coincetabulle a écrit :
le point important dans cette affaire ce sont les conséquences. si le type avait ensuite commis un acte terroriste, pas de quartier dans la mesure ou la responsabilité du juge sera pleine et entière. si au contraire l'erreur peut être rattrapée par la suite sans qu'il y ait eu de grave conséquences, on peut envisager la clémence.
Je ne suis pas sur qu'il faille tant que choisir une sanction sur les conséquences de l'erreur, je regarderai plutôt l'intérêt de la sanction (son but). Il aurait commis une infraction, je dis pas... mais la c'est une simple erreur.
La sanction vise en premier lieu à dissuader de commettre une infraction, mais elle sert également en grande partie à écarter une personne de la société (dans le cas de l'emprisonnement) ou réparer des dommages via les dommages et intérêts.
Mais dans le cas d'une erreur judiciaire, je ne vois absolument pas ce que pourrait apporter une sanction... ça ne profitera à personne, ça ne sera d'aucune utilité...
Ou à la limite un petit passage disciplinaire devant le Conseil National de la Magistrature pour marquer le coup.
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 19:38
par The Rat Pack
Anne32 a écrit :
vivarais a écrit :
quand vous pensez que pour l'affaire d'outreau où des accusés innocents se sont suicidés , le juge n'a pas été sanctionné
alors il ne faut pas s'attendre à des sanctions pour d'autres fautes professionnelles
Ne mélangez pas tout en vous jetant tête baissée dans des accusations plus ou moins vérifiables
J'essaie d'être objective et ce n'est pas parce que Madame Beloubet fait partie du gouvernement qu'elle a automatiquement tort
Je le répète, pour l'avoir pratiquée pendant 5 ans, cette vérification du renouvellement des dates, est un cauchemar pour tout magistrat, car le délai est très court, et on se doit de les vérifier quotidiennement
Crapulax a raison de souligner le manque de magistrats et la lourdeur et le nombre de dossiers qui leur sont soumis
Etre aussi vétilleux et pointilleux démontre une parfaite méconnaissance de cette corporation,il est vrai que hurler avec les loups est sans danger......
Donc j'approuve la Garde des Sceaux
Permettez-moi de ne pas être totalement d'accord avec vous... Dans le cas qui nous occupe (laisser passer une date), c'est une question d'organisation (ou plutôt de mauvaise organisation). A l'heure du numérique, il n'est pas idiot de penser qu'on se met des alertes journalières sur son PC pour ne pas laisser passer une date...
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 19:40
par mic43121
Crapulax a écrit : ..Si le Juge a une centaine de dossiers à gérer il faut pouvoir admettre que l'erreur est humaine.
C'est clair que celle-là est de taille mais cela peut arriver à n'importe qui.
Je pense aussi que les Juges Français doivent tout de même se coltiner un paquet d'affaires à suivre ou à traiter....
..Et si ils avaient plus de moyens(humains par exemple) ce ne serait pas mieux?
Bien sur..
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 19:40
par Lion blanc
Crapulax a écrit : ..Si le Juge a une centaine de dossiers à gérer il faut pouvoir admettre que l'erreur est humaine.
C'est clair que celle-là est de taille mais cela peut arriver à n'importe qui.
Je pense aussi que les Juges Français doivent tout de même se coltiner un paquet d'affaires à suivre ou à traiter....
..Et si ils avaient plus de moyens(humains par exemple) ce ne serait pas mieux?
Ces dossiers là ne sont pas des machins banals, il faut quand même y apporter une attention particulière, et là on vois bien le résultat.
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 22:17
par ombrageux
Ce genre d'affaire développe le sentiment d'injustice en France par le peuple, pourquoi ayant fait une erreur il n'est pas sanctionné alors que la moindre erreur, retard de pv, d'impôts, etc ... ce solde immédiatement par une sanction à laquelle vous ne pouvez pas échapper ?
En effet l'erreur est humaine mais pour l'humain lambda elle se paye cash pour le juge par contre elle ne se paye pas même d'une petite tape sur les doigts.
Deux France, celle des politiques des médias et des juges, celle du peuple, la première en a profité et a exploité la deuxième pendant des décennie, il semblerait que celle-ci ne soit plus disposer à se laisser faire à l'avenir.
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 23:04
par The Rat Pack
vivarais a écrit :
Anne32 a écrit : Attendons d'autres détails sur les circonstances de cette "erreur judiciaire"
Je suppose que le Greffier et le Juge d'Instruction n'ont pas vérifié leur calendrier pour surveiller les dates de renouvellement de procédure.
Il faut connaître la complexité et la rigueur de ce calendrier des dates de renouvellement de maintien en détention, pour apprécier la nature et l'importance de "l'erreur"
quand vous pensez que pour l'affaire d'outreau où des accusés innocents se sont suicidés , le juge n'a pas été sanctionné
alors il ne faut pas s'attendre à des sanctions pour d'autres fautes professionnelles
Si, il a été sanctionné: Le vendredi 24 avril 2009, le Conseil supérieur de la magistrature lui a infligé une « réprimande avec inscription au dossier », la plus faible des sanctions disciplinaires.
Quant à son avancement, ça va bien: Le 1er septembre 2011, Fabrice Burgaud a été nommé magistrat du premier grade à la Cour de cassation, en qualité d'auditeur, c'est-à-dire chargé de préparer les dossiers soumis à la Cour. Il est responsable du bureau de droit européen au Service de documentation, des études et du rapport (SDER).
Par décret du 21 décembre 2017 , Fabrice Burgaud est promu avocat général référendaire à la Cour de cassation, il est affecté à la troisième chambre civile. Cette promotion a été critiquée en raison de son caractère exceptionnel et pour ce qu'elle serait révélatrice d'un refus de l'institution judiciaire de s'interroger sur ses erreurs et ses fautes
Dormez en paix, braves gens, y a rien à voir...!
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 23:29
par Anne32
The Rat Pack a écrit :
Anne32 a écrit :
Ne mélangez pas tout en vous jetant tête baissée dans des accusations plus ou moins vérifiables
J'essaie d'être objective et ce n'est pas parce que Madame Beloubet fait partie du gouvernement qu'elle a automatiquement tort
Je le répète, pour l'avoir pratiquée pendant 5 ans, cette vérification du renouvellement des dates, est un cauchemar pour tout magistrat, car le délai est très court, et on se doit de les vérifier quotidiennement
Crapulax a raison de souligner le manque de magistrats et la lourdeur et le nombre de dossiers qui leur sont soumis
Etre aussi vétilleux et pointilleux démontre une parfaite méconnaissance de cette corporation,il est vrai que hurler avec les loups est sans danger......
Donc j'approuve la Garde des Sceaux
Permettez-moi de ne pas être totalement d'accord avec vous... Dans le cas qui nous occupe (laisser passer une date), c'est une question d'organisation (ou plutôt de mauvaise organisation). A l'heure du numérique, il n'est pas idiot de penser qu'on se met des alertes journalières sur son PC pour ne pas laisser passer une date...
De mon temps, le numérique en etait à ses balbutiements
Que ce soit en consultant aujourd'hui son écran ou hier les dossiers, il faut un contrôle humain très attentif pour surveiller ce renouvellement des dates.Etant donné le nombre de dossiers sur les bureaux,le manque de personnel, je pense qu'il faut être indulgent envers le greffier ou le magistrat qui est la cause de cet oubli
Re: Erreur d'un juge....pas de sanction !
Posté : 12 décembre 2018 23:52
par berger141
Un ingénieur qui commet une faute professionnelle qui conduit par exemple à la destruction d'un pont va être condamné par la justice voire faire de la prison; Mais un juge qui commet une faute grave ne risque en général rien.
Ainsi le lamentable juge d'instruction de l'affaire d'Outreau qui a emprisonné des innocents, brisé des vies a juste été muté.