Allora a écrit : crepenutella a écrit : A noter que le Japon possède un chômage à 2.5% autant dire rien.

Comme quoi le chômage ça fait pas tout...et j'ai du mal à comprendre comment le marché, sans politique publique volontariste, pourrait remédier à cette situation de tel sorte à ce qu chaque être humain puisse bénéficier d'une douce fin de vie dans l'une des plus riches nation que la terre n'ai jamais porté.
Les
Victor sont peut-être aux commandes là bas : tout faire pour laisser crever les vieux le + vite possible
Ils sont très bizarre ces japonais. La compassion n'est pas trop leur fort. Ils me paraissent très axés sur l'efficacité, le productivisme, le matérialisme avant tout. Pourquoi pas, cela a fait leur succès. Mais cela fait maintenant plusieurs décennies qu'ils stagnent et que leurs problèmes s'accumulent.
Ce qui me gêne moi, chez ce peuple au demeurant passionnant et de grande qualité, c'est l'idée d'une course folle en avant vers on ne sait trop quoi...
A quoi bon tout ce travail? Tout ces efforts? Que veulent-ils? Au moins les américains on peut le comprendre, globalement ils jouissent de l'argent et du pouvoir, ils veulent tous plus de cul, plus de droguent et des grosses voitures, mais les japonais c'est différents. Ils me semblent qu'ils avancent en rang serré vers le succès économique...mais pourquoi? Et que faire maintenant qu'ils sont arrivés au bout du chemin et qu'ils se font inexorablement rattrapé par tout les autres?
Ils ne font plus d'enfant, doivent s'ouvrir à l'émigration faute de main d'oeuvre, et en même temps la croissance n'est qu'un vieux souvenir chez eux. L'augmentation des rendements, des heures supplémentaire jusqu'à la mort (oui oui ils ont même un mot pour ça mais je ne m'en souviens plus) n'y fait rien...ils stagnent...alors quoi? Pourquoi toujours cette rigueur? Vers où?
Je trouve cela effrayant.
Cela dit cela me rappelle ma compagne chinoise. Quand je lui demande ce qu'elle attend de la vie...elle me regarde gênée en me répondant: " euh...avoir une promotion et plus d'argent?" je lui demande en vue de quoi...: "euh ben comme ça, c'est tout." sans trop comprendre où je veux en venir...étrange mentalité. Mais qui a ses vertus indéniablement.
Peut-être qu'il s'agit là d'un antique instinct de survie, comme s'il s'était hypertrophié chez les japonais (et sans doute aussi les chinois) là ou la philosophie et la spiritualité avait fleurie chez les peuples européens. Cela est-il une force ou une faiblesse? Je ne sais pas...en tout cas je crois que le "supplément d'âme" si cher aux français, et complètement hermétique à ces peuples, n'est pas une faiblesse, mais est bien le sel de la vie.
Finalement la question est: "Quelle place dans le monde pour un japon déclassé, quelle vie y a t-il après la croissance et le productivisme? En particulier quand il n'y a rien d'autre à attendre qu'une place en cellule pour y crever...".