Le niveau de vie des retraités en baisse de 2% en 2018.
Posté : 12 mars 2019 13:51
Selon une étude de l'Insee, l'augmentation du cours du pétrole a annulé les gains des réformes sur les prélèvements sociaux.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2019 ... n-2018.php
Source:Le Figaro.
Les calculs de l'Insee sont nets: entre janvier et octobre, le niveau des ménages français a baissé de 0,4 % en moyenne, en raison, d'une part de la remontée des cours du pétrole, et d'autre part des mesures gouvernementales: hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et bascule des cotisations sociales vers la Contribution sociale généralisée (CSG).
Les 0,4 % de baisse de niveau de vie représente un recul de 7 euros qui se décompose de la manière suivante: perte de 8 euros liée à la hausse du cours du brut, perte de 4 euros due à la remontée de la fiscalité énergétique, contrebalancées par un gain de 5 euros lié au jeu de bascule entre la CSG et les charges sociales. Pour mémoire, la CSG avait augmenté de 1,7 point au 1er janvier, tandis que les cotisations sociales étaient supprimées pour les actifs en deux temps, au 1er janvier et au 1er octobre.
Les retraités ruraux: grands perdants en 2018:
«Ces évolutions touchent différemment les personnes en fonction de leur statut d'activité, du type de territoire dans lesquelles elles vivent et de leur position dans l'échelle des niveaux de vie», rappellent les auteurs de l'étude. Les retraités, qui n'ont par définition pas bénéficié de la suppression des cotisations, sont les plus grands perdants. Leur niveau de via a décroché de 2 % durant ces dix mois, ce qui représente une perte de 39 euros. La hausse des prix du pétrole pèse pour 12 euros et celle de la CSG pour 27 euros.
À l'inverse, les ménages en emploi ressortent très légèrement gagnants (+0,2 %) grâce à la suppression des cotisations. Géographiquement, les personnes habitant en territoire rural ou dans des petites villes sont davantage pénalisées car leurs dépenses en carburant et en fioul domestique sont plus élevées que dans les métropoles.
L'étude de l'Insee confirme donc le ressenti des ménages retraités ruraux qui s'étaient mobilisés dès le début 2018 pour manifester leur désapprobation de la politique de la majorité. Ils sont bien les grands perdants de la combinaison entre l'évolution des cours et les mesures fiscales et sociales du gouvernement.
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