Les français sont trés bon en IA
Posté : 28 mars 2019 11:26
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Actualité Débats Les chroniqueurs du Point Une idée derrière la tech
Un Français lauréat du prix Turing, avec deux autres pionniers de l'IA
Découvrez le parcours et les avancées des trois lauréats du prestigieux prix, mais aussi leurs mises en garde sur les progrès de l'Intelligence artificielle. par Guillaume Grallet
Modifié le 27/03/2019 à 21:55 - Publié le 27/03/2019 à 18:19 | Le Point.fr
Yan Le Cun est professeur à la New York University et en charge de la recherche sur l'Intelligence artificielle chez Facebook.
© Brian Ach / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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La plus importante société savante d'informatique, Association for Computing Machinery, a attribué le prix Turing a trois chercheurs en Intelligence artificielle. Plus précisément, des pionniers du « deep learning » (« apprentissage profond »). Le Français Yann Le Cunfait partie du trio. Natif de Soisy-sous-Montmorency (Val-d'Oise), Yann Le Cun est professeur à la New York University. Il a aussi en charge la recherche sur l'Intelligence artificielle chez Facebook, à la tête d'une équipe d'une centaine de doctorants et chercheurs – installés entre Menlo Park, dans la Silicon Valley, New York et Paris, qu'il dirige depuis son portable Lenovo équipé du système d'exploitation libre Ubuntu Linux.
Enfant, le chercheur était déjà passionné d'informatique et de modélisme. Lorsqu'il est en terminale, il s'offre – pour 2 400 francs – un SYM-1. C'était un circuit imprimé sans écran, un délice de bidouilleurs. Adolescent, il va voir au cinéma le chef-d'œuvre d'anticipation de Stanley Kubrick 2001, l'Odyssée de l'espace. Il en ressort bouleversé. « Tous mes sujets d'intérêt étaient traités simultanément : le voyage spatial, la place de l'humanité dans le futur... » expliquait-il au Point il y a deux ans.
Lire aussi Yann Le Cun, le Monsieur Intelligence artificielle de Facebook
Jean Piaget et Noam Chomsky à propos de l'inné et l'acquis
L'homme a également été marqué par la retranscription du dialogue qui a lieu en 1975 entre le psychologue suisse Jean Piaget et le linguiste américain Noam Chomsky à propos de la part de l'inné et de l'acquis. Yann Le Cun a d'abord intégré l'école d'électronique ESIEE à Paris en 1983 avant de rejoindre l'université Pierre-et-Marie-Curie, où il a obtenu un DEA et un doctorat. Sa thèse portait sur une variante de l'algorithme de « rétropropagation du gradient », qui permet l'apprentissage des réseaux de neurones. En 1987, il rejoint l'université de Toronto puis, un an plus tard, les labos du géant des télécoms américains, AT&T. En 2016, Le Cun obtient par ailleurs la responsabilité d'une chaire au Collège de France. (retrouvez ici sa leçon inaugurale)
Lire aussi Yann Le Cun, un geek au Collège de France
Le chercheur apprend aux machines à réfléchir, comme on apprend à un enfant à comprendre notre langage
Sur quoi planche-t-il aujourd'hui ? Sur l'apprentissage réseau, c'est-à-dire les « architectures de réseaux de neurones artificiels qui apprennent à représenter les données de manière hiérarchique ». Pas assez clair ? « Les machines apprennent ainsi à représenter le monde avec de multiples niveaux d'abstraction. » Le chercheur apprend aux machines à réfléchir, comme on apprend à un enfant à comprendre notre langage, puis à parler et, enfin, à prendre les meilleures décisions au meilleur moment. En clair, Le Cun réfléchit à mettre au point des algorithmes d'apprentissage correspondant à ces architectures. Récemment, il a écrit avec le neuroscientifique Stanislas Dehaene La Plus Belle Histoire de l'intelligence, paru chez Robert Laffont, et a accordé une interview vidéo au Point dans laquelle il a donné une intéressante définition de l'intelligence.
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Un Français lauréat du prix Turing, avec deux autres pionniers de l'IA
Découvrez le parcours et les avancées des trois lauréats du prestigieux prix, mais aussi leurs mises en garde sur les progrès de l'Intelligence artificielle. par Guillaume Grallet
Modifié le 27/03/2019 à 21:55 - Publié le 27/03/2019 à 18:19 | Le Point.fr
Yan Le Cun est professeur à la New York University et en charge de la recherche sur l'Intelligence artificielle chez Facebook.
© Brian Ach / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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La plus importante société savante d'informatique, Association for Computing Machinery, a attribué le prix Turing a trois chercheurs en Intelligence artificielle. Plus précisément, des pionniers du « deep learning » (« apprentissage profond »). Le Français Yann Le Cunfait partie du trio. Natif de Soisy-sous-Montmorency (Val-d'Oise), Yann Le Cun est professeur à la New York University. Il a aussi en charge la recherche sur l'Intelligence artificielle chez Facebook, à la tête d'une équipe d'une centaine de doctorants et chercheurs – installés entre Menlo Park, dans la Silicon Valley, New York et Paris, qu'il dirige depuis son portable Lenovo équipé du système d'exploitation libre Ubuntu Linux.
Enfant, le chercheur était déjà passionné d'informatique et de modélisme. Lorsqu'il est en terminale, il s'offre – pour 2 400 francs – un SYM-1. C'était un circuit imprimé sans écran, un délice de bidouilleurs. Adolescent, il va voir au cinéma le chef-d'œuvre d'anticipation de Stanley Kubrick 2001, l'Odyssée de l'espace. Il en ressort bouleversé. « Tous mes sujets d'intérêt étaient traités simultanément : le voyage spatial, la place de l'humanité dans le futur... » expliquait-il au Point il y a deux ans.
Lire aussi Yann Le Cun, le Monsieur Intelligence artificielle de Facebook
Jean Piaget et Noam Chomsky à propos de l'inné et l'acquis
L'homme a également été marqué par la retranscription du dialogue qui a lieu en 1975 entre le psychologue suisse Jean Piaget et le linguiste américain Noam Chomsky à propos de la part de l'inné et de l'acquis. Yann Le Cun a d'abord intégré l'école d'électronique ESIEE à Paris en 1983 avant de rejoindre l'université Pierre-et-Marie-Curie, où il a obtenu un DEA et un doctorat. Sa thèse portait sur une variante de l'algorithme de « rétropropagation du gradient », qui permet l'apprentissage des réseaux de neurones. En 1987, il rejoint l'université de Toronto puis, un an plus tard, les labos du géant des télécoms américains, AT&T. En 2016, Le Cun obtient par ailleurs la responsabilité d'une chaire au Collège de France. (retrouvez ici sa leçon inaugurale)
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Le chercheur apprend aux machines à réfléchir, comme on apprend à un enfant à comprendre notre langage
Sur quoi planche-t-il aujourd'hui ? Sur l'apprentissage réseau, c'est-à-dire les « architectures de réseaux de neurones artificiels qui apprennent à représenter les données de manière hiérarchique ». Pas assez clair ? « Les machines apprennent ainsi à représenter le monde avec de multiples niveaux d'abstraction. » Le chercheur apprend aux machines à réfléchir, comme on apprend à un enfant à comprendre notre langage, puis à parler et, enfin, à prendre les meilleures décisions au meilleur moment. En clair, Le Cun réfléchit à mettre au point des algorithmes d'apprentissage correspondant à ces architectures. Récemment, il a écrit avec le neuroscientifique Stanislas Dehaene La Plus Belle Histoire de l'intelligence, paru chez Robert Laffont, et a accordé une interview vidéo au Point dans laquelle il a donné une intéressante définition de l'intelligence.