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La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 05:28
par Crapulax
Ces adolescentes qui se prostituent : "c’est une mode, tout le monde fait ça"

L'association Agir contre la prostitution des enfants parlait en 2013 de 5.000 à 8.000 mineures.

La prostitution adolescente s’amplifie considérablement ces dernières années. Des professionnels du monde judiciaire et des associations déplorent une banalisation et un "phénomène Zahia".

Julia le faisait pour mettre de l’argent de côté "pour plus tard après l’école", Pauline est tombée dedans parce "que tout le monde le fait". Deux victimes parmi beaucoup d’autres d’une nouvelle prostitution adolescente qui s’amplifie considérablement en région parisienne.

"100 euros l’heure, 50 la demi-heure":

À 17 ans, Julia (tous les prénoms sont modifiés) se prostituait les week-ends, pendant les vacances scolaires, le mercredi après-midi quand elle n’avait pas cours. Comme souvent dans ces affaires, elle est tombée amoureuse d’un garçon qui lui a vite proposé de devenir "escort". Il trouvera les clients, fixera les tarifs – 100 euros l’heure, 50 la demi-heure – et ils partageront les gains. Comme souvent aussi, elle n’en a guère vu la couleur.

Pourquoi accepter ? Comment se retrouve-t-on à enchaîner cinq clients le samedi après-midi ? "J’ai du mal à répondre", dira la lycéenne aux enquêteurs après l’interpellation du couple. "Parfois ça se passe bien, parfois je pense qu’au temps qui passe et à l’argent que je me fais".

Chloé n’en menait pas large…récupérée par son père:

À la différence de Julia qui vit chez ses parents, la plupart de ces adolescentes, 14–18 ans en moyenne, sont déscolarisées, en foyer ou en fugue. Comme Pauline, arrivée seule en région parisienne à 17 ans. "J’avais une copine qui faisait ça avec un mec, elle me l’a présenté". Elle décrit les microréseaux éphémères tenus par des petits délinquants, les recrutements sur les réseaux sociaux, les "plans" que les filles s’échangent, les garçons qui "testent" et se repassent les "bosseuses". Ils gèrent les annonces, clients, réservations d’hôtel, et la "sécurité" depuis la salle de bain. Des petites mains ramènent à manger, des drogues et l’alcool pour les filles.

Pauline raconte les clients – "il y a de tout, des petits jeunes des cités, des employés en costume" -, les filles parfois très jeunes avec qui elle a partagé une chambre au gré de réseaux qui ne durent parfois que deux, trois jours. "Elles se mettent des faux cils, une couche de maquillage… Y a pas moyen de voir qu’elles ont 13 ans", dit-elle. Chloé, elle, fuguait régulièrement quand elle a été recrutée à 14 ans par une copine qui lui avait promis "une tonne d’argent", avait-elle expliqué devant le tribunal de Créteil où elle était venue témoigner il y a un peu plus d’un an. Petite blonde en legging et baskets, visage d’enfant, elle n’en menait pas large entre les juges et son père. C’est lui qui l’a récupérée dans un hôtel en se faisant passer pour un client.

"Phénomène Zahia":

Ce "proxénétisme des quartiers" s’est accentué de manière "considérable" ces dernières années, explique Raphaëlle Wach, substitute de la procureure et référente sur le sujet au parquet de Créteil, qui traite en ce moment une trentaine de ces affaires. En région parisienne, au moins 145 enquêtes ont été recensées entre juillet 2016 et fin 2018. "La partie émergée de l’iceberg", selon Lorraine Questiaux du Mouvement du Nid, qui lutte contre la prostitution et regrette l’absence de chiffres officiels sur la question.

Le Nid estimait en 2015 à 37.000 le nombre global de prostituées en France, l’association Agir contre la prostitution des enfants parlait en 2013 de 5.000 à 8.000 mineures. Des adolescentes très fragiles et vulnérables, en "grand manque d’estime de soi et en quête d’affection" de par leur histoire personnelle – violences, familles compliquées, harcèlement – selon son secrétaire général Arthur Melon.

Zahia, "un modèle de femme qui a réussi":

Pour certaines de ces filles, la prostitution est par ailleurs "banalisée", "glamour", explique Mme Wach, parlant des dégâts du "phénomène Zahia", du nom de l'ancienne escort – alors mineure – devenue célèbre pour avoir été le "cadeau d’anniversaire" du footballeur Franck Ribéry en 2009 avant de se reconvertir dans la création de lingerie de luxe. Pour elles, "c’est un modèle de femme qui a réussi".

Leur réalité se joue pourtant dans des hôtels bas de gamme de région parisienne. Un réceptionniste décrit les filles "assises dans les escaliers" pendant la passe de la copine et raconte le manège habituel : "Le jeune homme arrive, il prend la clef, il s’en va, puis il y a une jeune fille qui arrive, on voit les allers-retours et là, on comprend." Yanis, employé dans un appart hôtel francilien en bord d’échangeur autoroutier, reconnaît les clients – "perdus et qui baissent les yeux", parfois les proxénètes. Mais "s’ils ont des cartes d’identité et ont réservé en ligne, on est obligé de donner la chambre". Dans les chambres sommaires, dit une femme de ménage, on retrouve préservatifs usagés, paquets de chips et bouteilles vides, parfois du sang sur les draps.
"C’est mon corps"

C’est une mode, tout le monde fait ça:

Quand on lui demande comment elle gérait cette vie, Pauline hausse les épaules : "Ça va… On rentre dans une bulle, on s’habitue. C’est de l’argent facile. On peut se faire 500 euros en une journée, le lendemain on se repose." Elle n’a jamais récupéré une grande partie des sommes qu’elle a gagnées pour son dernier mac, dont elle était amoureuse, mais ne se considère toujours pas comme victime deux ans plus tard. "C’était un accord, personne n’est forcé", soutient-elle. "Les filles, elles demandent à faire ça, c’est elles qui viennent. C’est une mode, tout le monde fait ça."

Même défense pour les proxénètes. "Je suis pas un mac. J’ai pas tapé, je les ai pas mises sur le trottoir, je les ai jamais forcées", s’était énervé lors de son procès le chef d’un microréseau de 22 ans, condamné à Créteil à quatre ans de prison.

"Elles ne se rendent pas compte de la violence de ce phénomène d’emprise" qui les pousse parfois même à envoyer ce qu’elles gagnent à leurs "loverboys" en prison, explique Mme Wach. Face aux policiers qui les entendent, les jeunes filles, souvent arrogantes et agressives, nient être des victimes. Elles ne se disent jamais prostituées, mais "escort" consentantes. "Elles nous disent 'je fais ce que je veux, c’est mon corps’", dit une enquêtrice en région parisienne. "Quand on leur dit 'mais en fait tu fais la pute’, elles se mettent en colère", raconte-t-elle. "Elles se prennent pour des princesses. Nous on dit 'non t’es pas une princesse, tu vends ton corps pour de l’argent et en plus on te prend 50% de ce que tu gagnes'".
Source:Sud-Ouest.
https://www.sudouest.fr/2019/04/05/ces- ... -10407.php

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 07:04
par mic43121
Et le barbeau des pissoires qui prend les rendez vous pour ces filles …qui les drogue et les asservie ?
Il va en prison ? ou bien il cherche d'autres filles ?
:XD:

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 07:29
par Anne32
Il ne faut pas s'en étonner, à partir du moment où on prend les adolescents pour des adultes responsables, il est normal que ces filles fassent ce que bon leur semble.
Soit on leur explique dès leur plus jeune âge qu'il y a des interdits, des lignes à ne pas franchir, soit on laisse faire, au nom de la maturité qu'on leur prête..... depuis le berceau...... :content36
Rappelez vous "Il est interdit d'interdire"
Le rôle des parents est primordial.Ne sont ils pas au départ, responsables de l'éducation de leurs enfants ????

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 18:16
par crepenutella
Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. D’un côté on ne peut nier qu’il y a une demande...Et puis ça où bosser à mcdo pour financer sa scolarité (a la fac en tout cas), ça se vaut.

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 18:40
par gare au gorille
En tout cas ces jeune filles ont vite fait de trancher le débat. Il est clair que c'est plus tentant pour elles de gagner en une journée et dans la position allongée autant que de trimer un mois chez Mac Do. Bon la morale réprouve, mais c'est peut être pas leur problème immédiat et je pense que ça va être difficile de leur expliquer qu'il vaut mieux aller trimer un mois durant que de jouer un court instant à la dame avec les messieurs.

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 18:48
par Brouette
Baisse de la morale
Misère
Inutilité des forces de l'ordre et de la justice
Clientèle clairement existante
Et bien sûr l'ultra sexualisation de nos ados et de notre société en général.


Et oui clairement entre Mcdo et ça je pense qu'aujourd'hui le choix est vite fait pour nombre d'entre elles.


Le chemin que prend notre société est déprimant.

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 18:50
par mic43121
crepenutella a écrit : Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. D’un côté on ne peut nier qu’il y a une demande...Et puis ça où bosser à mcdo pour financer sa scolarité (a la fac en tout cas), ça se vaut.


Ha toi tu aurais une fille qui te dit :je suis une pute... ça ne te choque pas .. :]
C'est vrai que du moment que tu bosses c'est l'essentiel..
:content79

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 18:50
par Stounk
Ce qui m'étonnera toujours, c'est le nombre de bonhommes prêts à payer pour s'envoyer une môme de 16 ans. On n'est vraiment pas tous faits pareils...

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 18:55
par mic43121
Stounk a écrit : Ce qui m'étonnera toujours, c'est le nombre de bonhommes prêts à payer pour s'envoyer une môme de 16 ans. On n'est vraiment pas tous faits pareils...


Moi ça ne m'étonne pas
…j'ai fait l'Algérie.. ::d
Un proverbe "Arabe" que j'ai déja cité ..
"On voit plus souvent un ciel sans nuages qu'une fille de 13 ans avec son pucelage"
Comme quoi 16 ans c'est une vieille..
:hello:

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 19:10
par crepenutella
Je préfère que ma fille soit une "pute" plutôt qu'une femme de ménage, ou une ouvrière à la chaîne, oui. Au moins elle rentabiliserait son temps...alors que récurer les chiottes pour 8e de l'heure...Après il y a des "prostitués" de tout genre...évidemment faire le tapin pour dix balles et être tabassé par un mac c'est inadmissible. Mais là on ne parle pas de ces cas extrêmes qui n'existent que parce que la prostitution est illégale et que les femmes en question n'ont pas de papier.

Gagner sa vie avec son corps ce n'est pas mal, tout les ouvriers le font.

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 19:13
par Mickey
Ces gonzesses sont condamnées, car si maintenant elles ont plus ou moins le choix du client, plus tard elles devront enchaîner les passes avec le tout-venant et la coke comme stimulant.

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 19:15
par crepenutella
Mickey a écrit : Ces gonzesses sont condamnées, car si maintenant elles ont plus ou moins le choix du client, plus tard elles devront enchaîner les passes avec le tout-venant et la coke comme stimulant.
Effectivement, il s'agit de gosses déscolarisées, c'est cela le problème. Le problème n'est pas moral en fait, c'est seulement la misère qui pénètre encore d'avantage la société française. Les bidonvilles sont même de retour alors que la France était le seul pays au monde avec la Russie à les avoir abolis. Ont regresse socialement c'est effrayant.

En revanche se prostituer pour payer ses études au lieu de bosser comme un esclave servile me parait une très bonne idée. D'ailleurs je pense que les filles devraient toujours se faire payer avant de coucher avec un pote étudiant, ou une rencontre en boite...il n'y a pas de petites économies.

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 19:44
par Brouette
crepenutella a écrit : Je préfère que ma fille soit une "pute" plutôt qu'une femme de ménage, ou une ouvrière à la chaîne, oui. Au moins elle rentabiliserait son temps...alors que récurer les chiottes pour 8e de l'heure...Après il y a des "prostitués" de tout genre...évidemment faire le tapin pour dix balles et être tabassé par un mac c'est inadmissible. Mais là on ne parle pas de ces cas extrêmes qui n'existent que parce que la prostitution est illégale et que les femmes en question n'ont pas de papier.

Gagner sa vie avec son corps ce n'est pas mal, tout les ouvriers le font.
Après ya une question de bien-être d’intégration social est-ce vraiment pire femme de ménage que pute, je crois avoir lu qu'au niveau mondial l’espérance de vie d'une prostitué c'est 40ans.


Phrase bateau : le mieux ça serait de pouvoir bien vivre même en récurant des chiottes, c'est asses terrible de ce dire qu'une grande partie des job les plus "dur" sont aussi très mal payer, femme de ménage, aide soignante ...

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 22:06
par Stounk
crepenutella a écrit : Je préfère que ma fille soit une "pute" plutôt qu'une femme de ménage, ou une ouvrière à la chaîne, oui. Au moins elle rentabiliserait son temps...alors que récurer les chiottes pour 8e de l'heure...Après il y a des "prostitués" de tout genre...évidemment faire le tapin pour dix balles et être tabassé par un mac c'est inadmissible. Mais là on ne parle pas de ces cas extrêmes qui n'existent que parce que la prostitution est illégale et que les femmes en question n'ont pas de papier.

Gagner sa vie avec son corps ce n'est pas mal, tout les ouvriers le font.
A ma connaissance, la prostitution n'est pas illégale. Les prostituées ne se font pas arrêter et paient même des impôts. Par contre, c'est différent pour le client...

C'est d'ailleurs assez ubuesque comme situation. C'est un peu comme si il était autorisé de vendre un produit, mais pas de l'acheter. :confus25

Re: La "mode" des adolescentes qui se prostituent.

Posté : 06 avril 2019 22:37
par gare au gorille
Mickey a écrit : Ces gonzesses sont condamnées, car si maintenant elles ont plus ou moins le choix du client, plus tard elles devront enchaîner les passes avec le tout-venant et la coke comme stimulant.
Pas forcément. J'ai des voisines qui vivent de la prostitution, elles font ça depuis des lustres, choisissent leurs clients et ça à l'air de se passer très bien pour elles et pour rien au monde elles iraient faire des ménages. Après c'est un peu comme l'alcool, tu peux en profiter pour faire une bonne soirée, un bon repas en tirer le meilleur et tu peux tomber dedans aller vers la déchéance et le pire. Je pense que les pour les courtisanes c'est un peu pareil.
Mais Crepenutella à raison, pour la plupart d'entre nous nous gagnons tous notre vie avec notre corps, le sexe c'est pas forcément ce qu'il y a de pire, le tout c'est de le vouloir et de ne pas en être victime. Après reste la morale, la religion et dans le cas présent surtout le fait qu'il s'agit d'adolescentes censées devoir rester à l'écart des choses de la vie.