Trump l'éloge du déficit...et de la dette
Posté : 08 mai 2019 15:11
17% d'augmentation du déficit budgétaire en 2018...1500 Milliards de dollars, et 900 milliards de plus cette année. (J'avais précédemment mit 17% de déficit, mais non...c'est "que" 17% d'augmentation du déficit, ce qui fait du 3.9... XD http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/1 ... s-2012.php).
Le résultat en est une croissance à 3.2 sur un seul trimestre (début 2019) et le plein emploi.
Alors oui, il y a eu aussi la réduction des impôts. Nous avons donc affaire à une politique de la demande balancée par une sévère politique de l'offre. Ou l'inverse... Intéressant, et surtout on est bien loin de notre règle d'or à 3% de déficit et au refus de toute politique de relance sur notre continent. Bref pendant que l’Amérique investit, les oligarques européens soignent leurs rentes.
Je ne soutiens pas du tout Trump, et pour moi ni la croissance, ni le chômage ne sont des enjeux important, mais il m’apparaît nécessaire de ne pas nier les bons résultats de l'économie américaine, et de rappeler qu'ils sont avant tout le fruit de la politique de relance de son gouvernement, de type kéynesienne, et surtout pas d'une banale politique néo libérale. Car la droite européennes est à l’affût et se garde bien de rappeler que Trump n'a pas que baissé les impôts.
https://www.capital.fr/economie-politiq ... mp-1327968
"La dette nationale américaine n'en finit pas de s'alourdir. Plus massive que l'économie des Etats-Unis elle-même, elle a atteint 22.000 milliards de dollars, un record historique qui, sous Donald Trump, n'émeut plus guère les républicains. Somme des déficits chroniques et des intérêts de la dette, ce montant abyssal s'élevait déjà à l'arrivée de M. Trump à la Maison Blanche à 19.950 milliards de dollars, soit l'équivalent du PIB américain pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Par comparaison, la dette de la France, qui elle aussi est en passe d'égaler le montant de son PIB, s'élevait à un peu plus de 2.300 milliards d'euros fin septembre (2.600 milliards de dollars environ).
Les allègements fiscaux du gouvernement Trump, notamment pour les entreprises, et le gonflement des dépenses, surtout dans l'armement, ont alourdi ce fardeau. "Je devais d'abord remettre l'armée en ordre avant de me préoccuper des 22.000 milliards de dette", a récemment lancé le président. Son administration continue d'assurer que ses réductions d'impôts, qui doivent creuser le déficit de 1.500 milliards de dollars sur dix ans, vont se financer d'elles-mêmes en dopant la croissance, donc les recettes.Or le déficit budgétaire a grimpé de 17% à 779 milliards de dollars l'année dernière, signant son plus mauvais solde depuis 2012. Et selon le Bureau du budget du Congrès (CBO), il devrait encore se creuser cette année, à 900 milliards de dollars."
Le résultat en est une croissance à 3.2 sur un seul trimestre (début 2019) et le plein emploi.
Alors oui, il y a eu aussi la réduction des impôts. Nous avons donc affaire à une politique de la demande balancée par une sévère politique de l'offre. Ou l'inverse... Intéressant, et surtout on est bien loin de notre règle d'or à 3% de déficit et au refus de toute politique de relance sur notre continent. Bref pendant que l’Amérique investit, les oligarques européens soignent leurs rentes.
Je ne soutiens pas du tout Trump, et pour moi ni la croissance, ni le chômage ne sont des enjeux important, mais il m’apparaît nécessaire de ne pas nier les bons résultats de l'économie américaine, et de rappeler qu'ils sont avant tout le fruit de la politique de relance de son gouvernement, de type kéynesienne, et surtout pas d'une banale politique néo libérale. Car la droite européennes est à l’affût et se garde bien de rappeler que Trump n'a pas que baissé les impôts.
https://www.capital.fr/economie-politiq ... mp-1327968
"La dette nationale américaine n'en finit pas de s'alourdir. Plus massive que l'économie des Etats-Unis elle-même, elle a atteint 22.000 milliards de dollars, un record historique qui, sous Donald Trump, n'émeut plus guère les républicains. Somme des déficits chroniques et des intérêts de la dette, ce montant abyssal s'élevait déjà à l'arrivée de M. Trump à la Maison Blanche à 19.950 milliards de dollars, soit l'équivalent du PIB américain pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Par comparaison, la dette de la France, qui elle aussi est en passe d'égaler le montant de son PIB, s'élevait à un peu plus de 2.300 milliards d'euros fin septembre (2.600 milliards de dollars environ).
Les allègements fiscaux du gouvernement Trump, notamment pour les entreprises, et le gonflement des dépenses, surtout dans l'armement, ont alourdi ce fardeau. "Je devais d'abord remettre l'armée en ordre avant de me préoccuper des 22.000 milliards de dette", a récemment lancé le président. Son administration continue d'assurer que ses réductions d'impôts, qui doivent creuser le déficit de 1.500 milliards de dollars sur dix ans, vont se financer d'elles-mêmes en dopant la croissance, donc les recettes.Or le déficit budgétaire a grimpé de 17% à 779 milliards de dollars l'année dernière, signant son plus mauvais solde depuis 2012. Et selon le Bureau du budget du Congrès (CBO), il devrait encore se creuser cette année, à 900 milliards de dollars."